‹ Les aventures du chevalier de FaublasChapitre 3 sur 37 · VIII NOTICE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE

mains de cette Lodoïska, que nous connaîtrons plus tard, et dont il a attaché le nom au plus pathétique épisode de son ouvrage. Cet acte de liberté devint la cause d'une persécution que Louvet eut à subir de la part de quelques gentilshommes du voisinage. Il se rendit à Paris.

Une brochure qu'il publia contre M. Mounier, de rassemblée constituante, après TafiFaire d'octobre 1789, lui valut l'entrée au club des jacobins. Ce club n'était ouvert, alors, qu'au patriotisme et aux talents. Louvet, Jancé dans la carrière politique, fît paraître Emilie de Varmont et les Amours du curé Sévin, roman qui avait pour but de prouver la nécessité du divorce, et du mariage des prêtres. Ce livre obtint quelque vogue dans sa nouveauté, bien qu'on y reconnût à peine la plume de son auteur. Il composa, à la même époque, trois comédies : une seule fut représeiitée; elle avait pour but de tourner en ridicule les troupes rassemblées à Coblentz.

Exempt d'ambition, Louvet ne paraissait que rarement dans les assemblées populaires. Persuadé que la force des choses amènerait les réformes qu'on avait droit d'attendre, il restait dans les rangs obscurs de la révolution dont il s'imposait toutes les charges, avec une entière abnégation de ses propres intérêts. Toutefois dès qu'il apprit qu'un parti conspirait contre la constitution jurée, et que parmi les mandataires du peuple plusieurs s'étaient vendus au pouvoir, il se crut

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