PREFACE Y
writers and for flfty years exercised a very great influence on the literature of his country.
The book appeared in 1826, nearly twenty years after it was written. The reason which the author gives of this delay was that the flattering pictore he had drawn of the Spaniards who were then resisting Napoléon, would hâve incited the impérial censure to stop the publication of the novel.
According to Chateaubriand's own statement, this îs how he came to write it :
" C'est sur les lieux mêmes que j'ai pris, pour ainsi dire, les vues de Grenade, de l'Alhambra, et de cette mosquée transformée en église, qui n'est autre chose -que la cathédrale de Cordoue. Ces descriptions sont donc une espèce d'addition à ce passage de V Itinéraire : 4 De Cadix, je me rendis à Cordoue : j'admirai la mosquée qui fait aujourd'hui la cathédrale de cette ville. Je parcourus l'ancienne Bétique, où les poètes avaient placé le bonheur. Je remontai jusqu'à Andujar et je revins sur mes pas pour voir Grenade. L'Alhambra me parut digne d'être regardé, même après les temples de la Grèce. La vallée de Grenade
Tl PREFACE
est délicieuse, et ressemble beaucoup à celle de Sparte : on conçoit que les Maures regrettent un pareil pays.' " (Itinéraire, vu 6 et dernière partie.)
Besides, he acknowledges in a note that the dialogue of Granada and the King of Léon (p. 61) is an imitation of a Spanish ballad. But he failed to mention a source from which he drew freely Le. Guerras Civiles de Granada, (Civil Wars of Granada) by Gines Ferez de Hita, published for the first time at Saragossa in 1595 and translated into French in 1608 and in 1809.
The same historical novel inspired Mlle de Scudéry in " Almahide," Mme de la Fayette in " Zayde," and Florian in " Gonzalve de Cordoue."
Ail French critics agrée that " Les Aventures du Dernier Abencerage " is one of the best productions of the pen of Chateaubriand.
Sainte-Beuve (Chateaubriand et son groupe littéraire) sums up his opinion as follows: "Rien de plus courtois, de plus accompli comme forme et comme sentiment, rien de plus artistement découpé que ce petit récit à quatre personnages. M. de Chateaubriand n'a rien trouvé de plus pur. "
M. A. Bougeault says in his Précis de la Littérature Française: "Le Dernier Abencerage fut inspiré à Chateaubriand par cette belle Andalousie, qu'il avait-