‹ Les aveux; poésiesChapitre 26 sur 56 · AU BORD DU LAC · texte numérisé non relu

AU BORD DU LAC

BEAUTÉ douce du lac dont Veau hkuâlre et grise Frissonne au plus léger coup d'aile de la brise; Beauté grave des monts de qui les bouleaux blancs Mirent dans Veau du lac leurs feuillages tremblants; Beauté fière du vol de l'aigle qui s'enlève Si haut qu'il voit le lac perdu comme en un rêve ; Beauté vaste du ciel changeant qui chaque soir Colore l'eau du lac d'un reflet rose et noir ; O Divins Beauté d'un coin béni du monde, Heureux qui jeune et pur, dans son aine profonde, Recueille ce qui fait V attrait surnaturel De ces vivantes eaux où passe tout un ciel, Pour apporter un jour cet hommage suprême A quelque femme aux yeux pleins de rêve et qu'il aime !

Ah ! qu'il Vainie d'un cœur silencieux et doux Comme toi, lac plaintif, et grave comme vous, Montagnes qui porte:^ les hautes forêts vertes, Et fer connue ton vol, aigle aux ailes ouvertes ^ Et comme toi profond, ô ciel illimité, Et beau, comme toi-même, ô Divine Beauté !

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