‹ Les aveux; poésiesChapitre 28 sur 56 · PAYS LIBRE · texte numérisé non relu

PAYS LIBRE

LE ciel froid du matin où nmirent les éloiles Blanchit le golfe bien qn ejiserrent des coteaux ; Nulle trace de vie humaine que les voiles, Pleines de vent, de deux misérables bateaux.

Sur la gauche se creuse un porche basaltique Où retentit parmi Vamas des rocs branlants L'immense battement de l'immense Atlantique, Et d'où s'échappe un vol d'affamés goélands.

Tendant le bec, dardant leurs mobiles prunelles. Et leurs ongles crochus ramenés sous leur corps. Ils vont, battant l'air souple avec leurs blanches ailes Qu'une plume noirâtre estompe sur les bords.

Si l'im d'eux voit dans Vean reluire quelque proie, Il s'abîme du bond meurtrier de l'éclair,

Son bec plonge, sa serre avide se déploie

Un coup d'aile, et l'oiseau plane au plus haut de l'air.

Un autre, fatigué d'une inutile chasse,

Et d'avoir si longtemps volé contre le vent,

Lève sa tête plate et pousse dans l'espace

Un cri raiique cl plaintif comme un sanglot d'enfant.

Toute la troupe alors, comme désespérée. Répond à ce sanglot par un sanglot pareil. Et ce strident appel monte avec la marée Vers le ciel où flambloie un frissoinianl soleil.

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