VIEUX SOUVENIR
LE train file à travers la verdoyante plaine; Un brouillard violet baigne un coteau qui fuit...
— J'écoutais s'en aller ta tiède et faible haleine Lorsque nous nous aimions dans la paix de la nuit.
Un brouillard violet baigne un coteau qui fuit; Autour de moi résonne une langue étrangère. . .
— Lorsque nous nous aimions dans la paix de la nuit, Comme j'étais heureux et que tu m'étais chère!
Autour de moi résonne une langue étrangère.
Ces beaux lieux pour mon cœur n'ont pas un souvenir.
— Comme j'étais heureux et que tu m'étais chère Quand tes bras en dormant semblaient me retenir !
Ces beaux lieux pour mon cœur n'ont pas un souvenir Et toujours je revois la chambre délaissée . . — Quand tes bras en dormant semblaient me retenir, Et même ton sommeil caressait ma pensée.
Il6 LIVRE SECOND
XITI