Ordonnances de Charles-Quint. Dole
2. Recueil d’aucuns édits, statuts et mandements. Dole, 1570. 3. Ordonnances de Charles-Quint. Dole, 1554.
ÉUDA ve
aussi tirer ou emporter hors le grefe lesdilz registres manuelz, requesies, minutes et pièces : à peine de l’amender arbitrairement à l'exemple d’autres !. »
Les avocats de cette époque étaient sans doute souvent âpres au gain, chicaniers à l'excès pour augmenter la durée de leurs services auprès de leurs clients. M. Courvoisier, conseiller au parlement de Dole, avait fait sur eux ce dicton en 1556, qui prouve qu'il les avait en médiocre estime :
Qui n’a secours que de son gendre Et n’a beste que chièvre à vendre,
Voisin rivière et advocatz, Il n’en a pas fort grand soulas 2.
Pour éviter que les avocats ne pussent présenter à leurs clients des notes d'honoraires remontant à une époque trop éloignée et par là même d’un contrôle difficile, un édit du parlement du 15 mai 1535 avait ordonné queles salaires des avocats se prescriraient par cinq ans, à dater du jugement terminant l'instance engagée. | L'ordonnance de 1586 vint interdire aux avocals, pour
assurer la dignité de leur profession aussi bien que pour en sauvegarder la liberté, de prendre part aux affaires de la ferme * : « Ne seront participans au prouffit ou in-