RAT RUE
1645 ; jamais il ne remonta. En 1673, il ne se trouvait plus que dix-sept confrères présents au banquet du bàtonnier. Le transfert du parlement en 1676, de l'Université en 1691, en la ville de Besançon, porta le dernier coup au barreau dolois. La Confrérie de Saint- Yves perdait son individualité en 14700, le vicomte mayeur en devenait de droit le bâtonnier, et bientôt les officiers du bailliage y étaient admis.
Avec la suppression du parlement s'éteignait, pour la ville de Dole, cette longue lignée d'avocats qui, depuis trois siècles, avaient porté si haut le renom du barreau comtois !.
La perte n’était que pour la ville de Dole, car à Besançon, lorsque le nouveau parlement, organisé et créé par Louis XIV, se réclamera cependant des traditions de son ancêtre glorieux le parlement de Dole, les avocals de Besançon se prévaudront aussi toujours des prérogatives de ceux de Dole. Ils se souviendront que
si, maintenant, le parlement réside à Besançon el qu'avant il se tenait à Dole, il reste pour eux comme pour leurs devanciers le parlement de Franche-Comté, c'est-à-dire le parlement de la province, où ils sont fiers d’avoir reçu la vie.
C'est pour cela qu'avant l'étude qui va suivre sur les avocats du parlement de Besançon, s'imposait une étude sur ceux de Dole ; bien des fois, du reste, dans le cours de ce travail, nous aurons à nous reporter aux pages qui précèdent; l’histoire des avocats de Dole éclairera souvent l’histoire de ceux de Besançon.
1. Grivel prétendait même qu’en Comté les lettres de doctorat valaient pour les avocats des lettres de noblesse.