‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 41 sur 117 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

doit chanter les vigiles, après lesquelles on doit aller chanter processionnellement le Libera me autour de la bière (qui doit être mise au milieu du chœur et élevée sur un haut gradin)avec deux chantres seulement, les deux céroféraires, le thuriféraire et un frère revêtu du surplis pour porter la croix. Le lendemain on doit chanter les messes des morts à diacre, sous-diacre, deux céroféraires et un thuriféraire, et à la fin aller chanter le Libera me comme aux vigiles précédentes et chanter la prose des morts : Dies iræ. On doit, avant la grand'messe des morts, avoir mis le devant d’autel et le tapis noir sur la table. On ne fait point d’offerte, ni on ne donne point de paix aux deux grandes messes. Le couvent doit fournir le luminaire pour les susdits offices, à savoir : huit gros cierges carrés sur le grand autel, quatre pour les quatre chantres et deux pour les céroféraires ; de plus, quatre autres cierges pour mettre aux quatre coins de la bière pendant les offices des morts.

« Lorsqu ily meurt un des messieurs du corps, on doit chanter une grand’messe solennelle pour lui avec les mêmes cérémonies qu'à la messe de mort marquée cidessus, sans faire l’offerte, el avec le même luminaire fourni par le couvent. Et cette grand’messe est gratis, la rétribution étant comprise dans celle qu'il donne pour l'office de leur fête. Quant à ladite messe des morts pour un particulier, on doit tapisser le grand autel du grand drap de mort et ce qui l'accompagne !. »

La Saint-Yves, dont les cérémonies étaient si exactement prévues, tombait le 19 maï; elle ne s’en célébrait

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