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CHAPITRE V

LES AVOCATS RENONCENT A FAIRE CORPS. — LE PARLEMENT MAUPEOU (1761-1783)

La tourmente que venait de traverser le barreau bisontin, bien loin de l’abaitre, lui redonna une nouvelle vitalité. Elle lui fit sentir combien était nécessaire pour l’ordre une stricte discipline basée sur l'union étroite de ses membres.

Comme cette discipline avait paru se relâcher dans les années qui avaient précédé l'exil du parlement, les avocats entreprirent de rédiger de nouveaux règlements pour leur ordre. Le 6 mars 1762, l'avocat Chaudot présenta à l'assemblée des avocats une rédaction de nouveaux statuts, qui n’est pas parvenue jusqu’à nous !.

La même année encore, l'avocat d’Auxiron mit sous les yeux de ses confrères un règlement appliqué à Nancy à une Confrérie de la Miséricorde, fondée en 1613, afin de les engager à en ériger une semblable à Besançon. Cette Confrérie, primitivement formée des baillis, conseillers, avocats, procureurs, gens de lois, n’était plus composée que des procureurs et avocats, sous le

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