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expliqué plus haut (2° partie, ch. IV) sur les raisons qui avaient pu pousser les avocats à négliger la confection de leur tableau en 1784, attribuant cette omission aux difficultés qu’ils avaient avec le parlement à propos de l’appellation de « Nosseigneurs. »
Sila même négligence se reproduisit à propos du tableau de 1755, il faut peut-être en imputer la cause à ce qu’à ce moment {cf. 2° partie, ch. IV), le conseil restreint de l'ordre préparait un nouveau réglement. Les avocats ne voulaient sans doute pas dresser leur tableau avant la rédaction définitive de ce règlement dans lequel on pouvait prévoir des modifications en ce qui concernait les formes habituelles de la confection du tableau. Au moment du grand exil du parlement, en 1759 et 1760, les avocats ne firent point non plus de tableau. Nous en avons expliqué la cause f.
Les avocats avaient, dans le cours du xvur' siècle, plusieurs fois usé de leur droit de censure, au moment de la confection du tableau. En 1707, notamment, ils avaient rayé pour un an l’avocat Huguenet, qui s'était permis de signer les consultations du professeur Bret, son oncle *. Vers 1750, les avocats refusèrent l'inscription au tableau à un sieur Vincent, parce qu'il exerçait un emploi de finances.
En 1758, ils rayèrent du tableau le sieur d'Amancey, parce qu il était avocat du roi au bailliage. Le chancelier, à qui il eul recours, reconnut que les avocats avaient la juridiction correctionnelle sur leurs membres à.