‹ Les Avocats du Parlement de Franche-ComtéChapitre 84 sur 117 · Cf. deuxième partie, chapitre sixième · texte numérisé non relu

Cf. deuxième partie, chapitre sixième

4. Les prisonniers n'avaient pourtant pas toujours grande facilité pour obtenir la visite des avocats. Un registre de visite des prisons nous apprend qu’en 1762, plusieurs détenus de la maison de force du Bon Pasteur réclamaient avec obstination des avocats, mais que jamais l'autorité compétente ne leur en accordait (B. 2121. A. D.).

daient devant ces chambres devaient leur donner note de l'arrêt, rendu dans leurs affaires !.

Dans d’autres tableaux, en plus de ces indications qui figurent dans celui de 1783 et que nous retrouvons dans tous, on désigne sous une rubrique spéciale les jeunes avocats déjà admis au tableau, et qui cependant doivent encore fréquenter les audiences.

On comprend, à la lecture de ces tableaux, où lon trouve réunis les avocats de tous les âges, depuis ceux qui, malgré leur vieillesse, persévèrent encore dans l'exercice d’un état qu'ils chérissent, jusqu'aux plus jeunes, qui S’essaient à suivre les traces de leurs aînés, que les avocats aient tenu à rester les maîtres de leur tableau. Tous également solidaires de l'honneur de l’ordre, le même tableau les rassemblait; ils ne pouvaient donc admettre que d’autres qu'eux fussent à même de juger qui était digne ou qui ne l'était pas d’être inscrit à leurs côlés.

1. On peut voir dans cette organisation, chargée de recueillir les arrêts, qui fonctionnait depuis les statuts de 1707, comme un premier exemple des recueils de jurisprudence, qui, de nos jours, rendent de si nombreux services aux avocats.

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