liecueil des édits, t. II, p
doit chanter les vigiles, après lesquelles on (l(»it aller (lianhM [M'ocessionnellemenl le Libéra me auloin ilela bière (qui duil être mise au milieu du chœur et élevée sur un liaul gradin avec deux chantres seulement, les deux cèrofèraires, le thuriféraire et un frère revêtu du .>ur[ilis pour porter la croix. Le lendemain on doit chanter les messes des morts à diacre, sous-diacre, deux céroféraires et un tluiriféraire, et à la fin aller chanter le Libéra me comme aux vigiles précédentes et chanter la [uose des morts : Dies irœ. On doit, avant la grand'messe des morts, avoir mis le devant d'autel et le tai)is noir sur la table. On ne fait point d'olîerte, ni on ne donne point de paix aux deux grandes messes. Le couvent doit fournir le luminaire pour les susdits offices, à savoir : huit gros cierges carrés sur le grand autel, qualie pour les quatre chantres et deux pour les céroféraires; de plus, quatre autres cierges pour mettre aux quatre coins de la bière pendant les offices des morts.
« Lorsqully meurt un des messieurs du corps, on doit chanter une grand'messe solennelle pour lui avec les mêmes cérémonies qu'a la messe de mort marquée cidessus, san^' faire TolTerte, et avec le même luminaire fourni par le couvent. Et cette grand'messe est gratis, la rétribution étant comprise dans celle qu'il donne pour t'offiro de leur léle. Uu^'i'^ ^« ^'^dite messe des morts pour un particulier, on doit tapisser le grand autel du grand drap do mort et ce qui l\accompagne K »
La Sainl-Vves, donl les cérémonies étaient si exactement prévues, tombait le 10 mai; elle ne s'en célébrait
poiiii puur autant forcément ce jour-là, mais elle avait lieu toujours entre le 15 mai et le 15 juin, A Besançon, les avocats en célébraient la fête le même jour que la Cour Chaque corporation, du reste, avait, à cette époque, un saint qu'elle choisissait comme patron et qu'elle fêlait avec soleiniité. Comme souvent l'on mesurait la puissance de la corporation au faste avec lequel la fête était ordonnée, on conçoit aisément (juc les avocats aient tenu à ce (lue leur saint patron soit dignement soleiniisé.