MAUPEOU
La tourmente que venait de traverser le barreau bisontin, liion Inin îIp l'abattre, lui redonna une nouvelle vitalité. Elle iui lil sentir combien était nécessaire pour Tordre une stricte di^^iplino liasée sur I imion étroite de ses membres.
Comme celle discipline avait paru se relâcher dans les années qui avaienl [irécédé l'exil du parlement, les avocats entreprirent de rédiger île nouveaux règlements pour leur ordre. Le 6 mars 1702, l'avocat Chaudot présenta à l'assemblée des avocats une rédaction de nouveaux :.!aUiis, qui n'est pas parvenue jusqu^à nous ^
La même année encore, l'avocat d'Auxiron mit sous les yeux de ses confrères un règlement appliqué à Nancy à une Confrérie de la Miséricorde, fondée en 1 n 1 3, alHi de les engager à en ériger une semblable à Besançon. Celte Confrérie, primitivement formée des baillis, conseillers, avocat.^, procureurs, gens de lois, n'était plus composée que des procureurs et avocats, sous le
nom do confrères internes, et de quelques notaires et notables bourgeois sous le nom de confrères externes. Elle comfu'pnait des officiers, au nombre de cinq. Elle avait principalement pour but : r certaines pratiques religieuses entre les confrères, telles que des offices à certains jours de l'année, pour la Saint-Nicolas et pour la Saint-Yves, par exemple, et des messes pour les confrères décédés ; 2^ des œuvres charitables, comme Tassistance judiciaire aux pauvres des campagnes et des villes, et des secours aux luisonniers. On subvenait à cette assistance à l'aide de fonds recueillis par des confrères chargés de faire des quêtes dans les églises. Les secours aux prisonniers consistaient en ce que les confrères amélioraient leur sort au point de vue de la nourriture, des vêtements et du couchage. Ils obtenaient aussi pour eux des remises de peine en payant une cerînine partie de leur amende quand ils avaient aiïaire à des prisonniers pour contrebande, pour contravention aux lois sur la ferme ou pour dettes K
Ni le projet de Chaudot ni celui de d'Auxiron ne furent pris en considération.
Au mois de janvier 1764, les avocats désertèrent à nouveau l'audience. lisse livrèrent à cette manifestatiuu pour protester contre une légère réprimande qu'avait adressée le parlement à un avocat du nom de Bobilier, pour indiscrétion commise à l'audience, et délibérèrent d'en écrire au chancelier. Le premier président s'efforça avec bienveillance de calmer les avocats en les invitant à reprendre leurs fonctions et en les assurant que la Cour