Man. d'Auxiron, D. B
les eiiieiRhaii \uluiiliers. Les avocats se firenl un peu prier; ils se décidèrent pourtant n ^o présenter àl\andience du 24 janvier K
Les avocats avaient fait leur paix avec la Coin\ ninis ils restaient en difficulté avec les avocats généraux et les substituts du procureur général au sujet des communications des causes. M. Desbiez, premier avocat général, s'en plaignit au premier [nésident M. de Grosbois, et menaça d'en écrire au chancelier. L'avocat d'Auxiiuu s'occupa de TafTaire, il obtint de M. Desbiez de n'en point écrire en mur 11 rédigea en cette occasion un « précis concernant la [ dupart des abus qui se sont glissés dans la maiii^Ve illn^fruire et plaider les causes d'audience et sur les édits, déclarations, règlements et ordonnances qui ont trait à lenr rf'fnrmation. » Ce mémoire fut très mal accueilli des procureurs, qui délibérèrent, cala Sain! Yve^ ITHi. ilo ii^ pln^ :)ppnv\ov aucun procès càiiAuxiiuii ; certains des plus animés voulaient même retirer de chez lui tous les sacs des procès qni y étaient, mais la majorité ne voulut pas aller jusque-là. Les avocats, assemblés le M août I76i, acceptèrent avec peu de faveui le travail de d Auxiron. D'Auxiron réclamait cependant certaines réformes tout à l'honneur des avocats. H voulait, par exemple, faire juger les causes légères par avis d'avocats. Mais à côté de cela, il ilemandaitrabréviatioii des actes de procédure, ce qui n'était peut-être point de l'avis de ceux qui aimaient trop la chicane. Son mémoire touchait surtout aux questions de procédure ; il insistait spécialement sur la négligence
1. Fonds Droz, à M. de VregiUe, et Actes importants du parlement de Franche-Comté.
que l'on apportait à la communication des faits, des titres et des moyens de droit, rendant ainsi beaucoup plus longue et plus difficile la tache des avocats, et sur la facilité avec laquelle les parties engageaient en appel des procès insoutenables, parce qu'on n'exigeait plus auparavant d'avis rédigé par des avocats ^
OncI(|iies années plus tard, les avocats trouvèrent une solution radicale à la question des règlements de leur communauté. Ils décidèrent, le 10 décembre 1709, de renoncer publiquement au privilège onéreux de former un corps légal et de nommer des officiers, pour se borner aux anciens usages de Tordre, notamment à ceux du parlement de Paris ; ils demandèrent pourtant à garder la qiinliié de confrères de Saint-Yves. La Cour leur donna, le 9 janvier 1770, permission de s'assemWer pour délibérer s'ils entendaient persister dans leurs désirs. Les avocats, assemblés au nombre de quatre-vingtquatre, mainlinrent la délibération qu'ils avaient prise. La Cour rendit alors un arrêt le 13 janvier, où elle leur défendait de faire aucune assemblée comme confrères de Saint-Yves ou autrement, et leur ordonnait de remettre leur registre à la grand'chambre. Le premier président devait, en outre, mander chez lui le bâtonnier Vanner pour lui dire que la Cour enjoignait aux avocats de se conformer, à l'avenir, aux anciennes ordonnances, arrêts et règlements, notamment aux disposilions des arrêts des mois de juin et septembre 1093, leur défendant de faire aucune assemblée comme confrères de Saint-Yves ou sous quelque autre prétexte que ce soit -.