‹ Les avocats du Parlement de Franche-Comté [microform]Chapitre 66 sur 112 · Ibidem. j lo · texte numérisé non relu

Ibidem. j lo

3. Le magistrat converti, conte moral, avec, à la suite : Plaintes de la

province au roi sur la retraite du barreau.

4 II est à remarquer que presque tous ces différents libelles furent imprimés à Neuchatel, sans nom d'auteurs, pour éviter les rigueurs de la Cour.

On répandit dans le public, après les avoir fait imprimer, les mémoires concernant les affaires des avocats. Ainsi se publièrent les mémoires de Marguet et de Rouget. Les réponses à ces mémoires et des réfutations à ces réponses parurent à la suite. Les avocats voulaient ainsi faire juge de leur dilïérend le public, puisque les magistrats, prévenus contre eux, fermaient les oreilles à leurs réclamations.

Les avocats de Besançon saisirent même de la question leurs confrères du parlement de Paris. S'appuyant sur ce qu'en i77ola Cour de Paris avait reconnu à ceuxci le droit de censure, ils s'en autorisèrent pour leur demander leur appui dans le diflérend qui les mettait en guerre avec le parlement. Les avocats de Paris qui, sans doute, regardaient de haut leurs confrères de province, répondirent que 1" le cas n'était point le même que celui soumis au parlement de Paris en 1 775 ; S'' que les avocats de Besançon avaient été trop fermes sur leurs prétentions; 3° qu'ils auraient dû rentrer quand le parlement, par son arrêt du 20 juillet 1784, leur avait ouvert nne porte ; 4° que s'il y avait eu, de part et d'autre, précipitation, il y avait, de la part des avocats, un entêtement inexcusable ^ On avait sans doute, à Paris, l'échiné plus souple qu'à Besançon.

L'année suivante, les avocats essayèrent mais en vain, d'obtenir de la Cour qu'elle se rende à leur raison. Le 2 août 1785, ils s'assemblèrent au nombre de cinquante-six, avec l'autorisation du premier président, chez l'avocat Lebeaux, qni était le dernier bâtonnier

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