ORDRES RELIGIEUX. H
dans Quélzacoatl, qui prêchait la charité, la douceur et la concorde, un disciple de Jésus-Christ. La science moderne a fait évanouir ces illusions, aussi bien que celles qui prêtaient aux peuples du Mexique une origine égyptienne, européenne ou hindoue. Les Chichimèques, les Toltèques et les Aztèques ont été des peuples, sinon autochtones, au moins américains. Quant à leurs civilisateurs, on ne peut rationnellement les ranger parmi les disciples du Christ, mais peut-être faut-il voir en eux des sectateurs de Bouddha.
BIBL. ETHN. —
Sacrifices humains. — Offrandes. — Combats de gladiateurs, — Nombre tics victimes annuellement sacrifiées. — Fête du feu. — Fêtes de Tezcatlipoca et de Huitzilipochtli. — Pénitences.
On ignore quel genre de sacrifices les Toltèques offraient à leurs dieux ; quant auxChichimèques, ils restèrent longtemps sans temples, ne présentant aux objets de leur culte, le soleil et la lune, que des fleurs, des fruits et de l'encens. Aucun des peuples de l'Anahuac, du reste, n'eut l'idée d'égorger par dévotion des êtres humains, avant que les Aztèques eussent donné ce déplorable exemple.
Chez ceux-ci, les sacrifices, selon le dieu dont on célébrait la fête, variaient tant pour le nombre des victimes que par la façon dont on les tuait. Le plus souvent, on ouvrait la poitrine des malheureux désignés pour mourir; mais d'autres étaient brtjlés, noyés, écorchés, condamnés à périr de faim dans les grottes où l'on enterrait les morts. D'autres, en petit nombre, succombaient dans les duels que les Espagnols nommèrent combats de gladiateurs. En général, c'était dans les temples que se commettaient les atrocités que nous aurons à raconter, car tous possédaient un autel destiné à ces meurtres religieux. Celui du temple de Mexico, nommé téchcatl, était un bloc de jaspe vert, convexe dans sa partie supérieure; il mesurait 3 pieds de haut, autant de large et 5 de long.
Les ministres ordinaires des sacrifices étaient au nombre de