‹ Les Aztèques; histoire, moeurs, coutumesChapitre 56 sur 61 · PEINTURES IDÉOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

PEINTURES IDÉOGRAPHIQUES

inarquables par le naturel du dessin que par la vivacité des couleurs.

Ils ne se servaient pas simplcmenl de l'image des objets dans leurs peintures idéographiques, mais aussi d'hiéroglyphes et de signes équivalant à des lettres. Ils dessinèrent d'abord les choses matérielles telles qu'elles se présentaient à leurs yeux, puis, peu

Le jour. La uuiL Minuit. L auuce. Lu siècle.

L'air. Le copilli. Tcuoclititlan.

FiG. 21.

à peu, pour aller plus vite, ils n'en tracèrent plus qu'une partie — hiéroglyphes par amputation — suffisante pour la faire reconnaître par les initiés. Car, de même que nous ne pouvons comprendre l'écriture qu'après avoir appris à lire, les Aztèques, pour interpréter les peintures, qui n'étaient qu'un langage écrit, devaient s'instruire d'abord dans l'art de figurer les objets.

Pour exprimer les choses immatérielles, et dont l'imitation eût été difficile, les peintres se servaient de signes convenus. Afin que l'on puisse mieux comprendre le mécanisme de cette écriture idéographique, nous donnons dans la figure 21 quelques ca-

BiBL. ETHN. — Les Aztèques. 16

m LËS AZTÈQUliS.

ractères empruntés aux manuscrits pour désigner l'année, le jour, la nuit, les éléments; puis le signe représentatif de l'autorité royale — copilli — et celui de Ténoclititlan — pierre et cactus.

Pour les chiffres, un des signes numériques était le point : ., qui marquait les unités et qui se répétait soit jusqu'à 20, soit jusqu'au chiffre 10, représenté par un losange. Le chiffre 20 se figurait par un drapeau qui, répété cinq lois, donnait 100, que l'on marquait en dessinant le quart des barbes d'une plume. La moitié des barbes équivalait à 200, les trois quarts à 300, la plume entière à 400. 400 multiplié par 20 donnait le chiffre 8 000, qui avait

Unités. 10- 20. lOU. 200. 300. 400. 8C00.

FiG. m, — Numération. j

pour signe une bourse (fig. 22). De signe en signe, toujours mul- |

lipliés les uns par les autres, on arrivait aux centaines de mil- j lions. Nous donnons à titre de curiosité, dans la figure 23, le

millésime de l'année 1885 en chiffres aztèques. j

FiG. 23. — Millésime de l'auuée 188S. j

Nous ne savons rien des procédés employés par les Aztèques pour la réformation de leur calendrier, sur lequel nous n'avons pas à revenir. Si leurs peintures révèlent qu'ils connaissaient la cause des éclipses, et que la position de certaines constellations j déterminait la date de leurs fêtes, elles ne nous apprennent rien i sur leurs procédés de comput. !

Pour représenter une personne déterminée, le peintre dessinait

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