PEINTURES IDÉOGRAPHIQUES
un homme, ou, plus simplement, une tête, et plaçait au-dessus un signe représentatif du nom de celui qu'il voulait désigner. Nous en avons vu des exemples dans la chronologie des rois, et nous donnons ici, d'après les manuscrits, les rois Itzacoatl, Iluitzilihuitl et l'une des formes prêtées à l'Ahuitzoll (fig. 24). Enfin, lorsqu'il s'agissait de désigner une province, un fleuve, une montagne, une ville, le même artifice était employé. Au
FiG. 24.— Itzacoatl, un Àhuitzotl et Huitzilihnitl, d'après les manuscrils idéographiques.
résumé, on ne saurait mieux comparer cette écriture qu'à ces rébus illustrés dont nos journaux sont aujourd'hui si prodigues, et que nombre de personnes, par suite d'exercice, lisent presque couramment.
Les peintures historiques aztèques prenaient différents noms. Lorsqu'elles relataient un fait isolé, ou une période plus oumoins longue de la vie d'un souverain ou d'une nation, on les qualifiait de tlacuiloli ou de tlacuilolizllL Lorsqu'elles portaient, en outre, des indications chronologiques, elles devenaient des cexiutlacîiiloli. Jje Codex de Mendoza appartient à cette catégorie.
Dans les cexiutlacuiloli, le millésime de l'année se figurait sur la marge du papier, et l'on traçait à sa suite l'événement dont on voulait consacrer le souvenir. Il n'y avait pas de règle absolue pour l'ordre des peintures; l'artiste pouvait, à son gré, commencer par l'angle de son papier qui lui plaisait. Seulement, un ordre une fois adopté, il ne devait plus s'en départir.
Pour la disposition des signes, même liberté. Dans certains manuscrits les figures sont placées par groupes, dans d'autres par lignes verticales qu'il faut alors lire du haut en bas, dans d'autres enfin sur une ligne horizontale. En général, les personnages regardent dans le sens où le manuscrit doit être lu. Lorsqu'ils sont tournés les uns vers les autres, c'est qu'il s'agit d'une action commune.
On ne le peut nier, une pareille écriture est imparfaite, embrouillée et prête facilement à l'équivoque. Néanmoins, elle ne laisse pas que d'être ingénieuse, et les efforts de la nation aztèque pour conserver le souvenir des événements passés de son histoire sont dignes d'intérêt. Elle suppléa de son mieux à la connaissance des lettres, connaissance à laquelle elle serait sans doute parvenue, vu son degré de civilisation, si la durée de son empire n'eût été brusquement interrompue.
Les peintures mexicaines ne doivent pas être considérées comme des annales ordonnées et complètes, mais comme des documents destinés à venir en aide à la tradition. Les faits passés de leur histoire nationale préoccupaient si fort les Aztèques que les professeurs des séminaires et les pères de famille en entretenaient sans cesse les jeunes gens. Ils leur faisaient apprendre par cœur les discours que la peinture n'aurait pu rendre, et leur faisaient chanter des poèmes dans lesquels était célébrée la gloire de leurs ancêtres. Ces études éclairaient les doutes, prévenaient les équivoques qui pouvaient naître de la lecture des peintures, éternisaient les grandes actions et les exemples de vertu donnés par les héros. En même temps, elles sauvaient de l'oubli l'histoire des dieux, les rites religieux, les lois et les anciennes coutumes.
Les peuples de l'Anahuac, à leur origine, perpétuaient les souvenirs du passé à l'aide de cordelettes teintes de différentes cou-
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leurs et nouées de différentes façons. Cette singulière méthode mnémotechnique, qui s'était conservée au Pérou dont on connaît les quipos — nous l'employons nous-mêmes en nouant nos mouchoirs — fut abandonnée de bonne heure par les Mexicains, et l'on en trouve à peine trace aujourd'hui. Boturini déclare qu'après de minutieuses recherches il ne put découvrir qu'une seule de ces cordelettes, très endommagée par le temps, dans un village de Tlaxcala.
Aussitôt que les Indiens eurent appris des Espagnols l'usage des lettres, quelques-uns d'entre eux écrivirent des histoires de leur pays, soit dans leur langue, soit dans celle des conquérants. Plusieurs de ces écrits sont conservés dans les bibliothèques de Mexico, et l'on a publié en partie ceux d'Ixtlixochitl et de Tézozomoc.
Les Aztèques furent certainement plus habiles dans la sculpture, dans l'art de fondre les métaux, et dans la composition des mosaïques en plumes que dans la peinture, et ils réussirent mieux h représenter les traits des héros ou les produits de la nature avec le bois, la pierre, l'or et l'argent qu'avec le pinceau. La difficulté de ces travaux excita peut-être davantage leur application, ou peut-être encore le goût national aiguillonna-t-il en ce sens leur génie industrieux.
La sculpture était connue et pratiquée par les Toltèques. Des statues de pierre, œuvres des artistes de cette nation, entre autres celles de Tlaloc et celles qui ornaient les deux célèbres temples de Téotihuacan, furent conservées jusqu'à l'arrivée des Espagnols. Quant aux Aztèques, ils possédaient des sculpteurs lorsqu'ils abandonnèrent leur patrie primitive, puisque nous savons qu'ils portaient avec eux une statue de Huitzilipochtli. Mais, dans cet art, ils restèrent toujours inférieurs à leurs maîtres : les Toltèques.
Les sculpteurs mexicains travaillaient d'ordinaire la pierre ou le bois, et s'attaquaient souvent au granit, au jaspe et à l'agate. Or, faute de connaître le fer et, par conséquent, l'acier, ils devaient se servir d'outils en pierre dure et procéder par l'usure plus que par là taille. Il ne leur fallait rien moins que la constance et la patience inhérentes à leur race pour vaincre les difficultés qu'ils rencontraient et ne pas s'énerver des lenteurs auxquelles elles les condamnaient. Néanmoins, en dépit de l'imperfection des moyens, ils arrivaient à produire des œuvres remarquables, à donner à leurs statues toutes les attitudes que peut prendre le corps humain.
Ils savaient exécuter des bas-reliefs, des statues en terre, et travailler le bois. Le nombre des statues qui existaient dans Fem* pire peut se calculer par celui des idoles. Mais, ici encore, il faut déplorer le zèle des missionnaires qui brisèrent nombre de ces œuvres, tenues par eux pour des images du démon. Les fondations de la première église que les Espagnols construisirent à Mexico se composaient, dit-on, de fragments de statues, et les prêtres firent une guerre si consciencieuse à ces images qu'il est difficile d'en trouver une aujourd'hui.
Peu d'années après la conquête de leur pays, ne trouvant plus l'emploi de leur art, les sculpteurs aztèques s'occupèrent de tailler, dans les os ou dans le bois, des ornements pour les autels des églises qui partout remplaçaient les temples. Ils réussirent admirablement, et leurs œuvres, en ce genre, furent bientôt préférées par les missionnaires à celles qui venaient de l'Europe. Ils se mirent aussi à fabriquer, à l'aide de bambous, des christs de grandeur naturelle, images dont l'expression douloureuse était très bien rendue. Ce n'était certainement pas des Espagnols que ces artistes avaient appris leur métier. Sachant sculpter, ils utilisaient leur habileté, dont nous avons ici la preuve, en repré-
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sentant le Dieu dont on leur enseignait le culte. Ils copiaient, mais leur goût les guidait assez sûrement pour que leurs œuvres, remarquées et recherchées, méritassent l'honneur d'être envoyées en Espagne.
Au-dessus de l'art de la sculpture, les Aztèques plaçaient celui du travail des métaux, particulièrement de l'or et de l'argent, qu'ils recueillaient dans le lit des rivières, mais qu'ils savaient aussi extraire du sol. On pourrait considérer comme exagérée rénumération des travaux qu'ils exécutaient avec ces matières, si, outre les affirmations de témoins oculaires, d'accord dans leurs jugements, plusieurs de ces bijoux n'avaient été envoyés en Europe. Ceux que Corlez adressa à Charles-Quint furent très appréciés par les orfèvres de Séville, qui se déclarèrent incapables de les imiter. Les artistes mexicains reproduisaient avec une rare perfection tous les objets de la nature. Ils fondaient, d'un seul jet, des poissons dont les écailles étaient alternativement d'or et d'argent. On cite parmi leurs œuvres un perroquet remuant la tête, la langue et les ailes, et un singe, également articulé, armé d'un fuseau et filant. Enfin, ils enchâssaient à merveille les pierres fines, et les soldats de Cortez, si amoureux d'or, préféraient parfois le travail au précieux métal. Cet art, qui venait des Toltèques, lesquels en attribuaient l'invention à Quétzacoalt, s'est entièrement perdu, de même, du reste, que ses productions, dont on chercherait peut-être en vain un spécimen dans le nouveau monde. De temps à autre, les Indiens découvrent, il est vrai, d'anciens bijoux, généralement d'une exécution grossière. Par malheur, soit superstition, soit crainte de s'en voir dépouiller, ils les brisent aussitôt.
Les Aztèques employaient lé marteau dans leur travail des métaux, mais d'une façon assez maladroite. Après l'or et l'argent, le métal dont ils tiraient le meilleur parti était le cuivre, allié à
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Télain, et les Espagnols ont vanté leurs boucliers et leurs piquet. Les argentiers de Mexico formaient un corps considérable; nous avons vu qu'ils fêtaient et considéraient comme leur protecteur le dieu Xipé.
Comme preuve de l'habileté des orfèvres aztèques, dont les œuvres anciennes étaient déjà rares à son époque — 1606 — Torquémada rapporte qu'ayant eu besoin de boutons d'or pour une dalmatique, on chercha à Mexi^p^ parmi les Espagnols, un ouvrier capable de les fabriquer. Un Aztèque se présenta, et, travaillant l'or à la façon de ses ancêtresTÏÏ dcmUa aux boutons la forme de petites calebasses si bien imitées que son travail fit sensation.
L'art aztèque, par excellence, c'était celui des mosaïques faites à l'aide de fines plumes d'oiseaux. Pour ce travail, il y avait non seulement dans les palais du roi, mais dans presque toutes les maisons, des volières remplies d'oiseaux aux riches couleurs, que Ton plumait une fois par an. C'était surtout à la nombreuse famille des trochilidés (oiseaux-mouches) que l'on empruntait la matière première de ces mosaïques, tant à cause de la finesse de leurs plumes que pour leurs nuances si variées. Une mosaïque était presque toujours l'œuvre de plusieurs ouvriers. Après avoir arrêté le dessin, chacun d'eux se mettait au travail, et il leur fallait souvent une journée entière pour assortir et placer une seule plume. On ne tolérait aucune imperfection dans ce travail; aussi devait-on sans cesse le remanier. Les ouvriers ne touchaient les plumes qu'à l'aide d'une matière molle, dans la crainte de les froisser, et ils les fixaient sur la toile en les humectant du suc visqueux d'une plante. L'œuvre terminée, on la polissait avec im soin minutieux, et sa surface lisse la faisait prendre pour une peinture, mésaventure qui arriva plus d'une fois aux Espagnols.
mosaïque de plumes. 240
Cet art délicat, qui émerveilla Cortez, Diaz, Gomara et Torquémada, est aujourd'hui complètement oublié. Les spécimens qui figurent dans les musées sont des œuvres de décadence; aucun n'est antérieur au seizième siècle.
Ce qui n'est pas perdu, c'est l'art de former des guirlandes de fleurs et de fruits, en opposant leurs couleurs de façon à produire des dessins symétriques d'une curieuse originalité] et de l'efTet le plus pittoresque. Un jour, dans le village de Ténéjapa, je vis un petit arc de triomphe composé de fleurs. Rien de plus gracieux que ce monument éphémère. C'étaient des rosaces, des losanges, des torsades, des figures bizarres dessinées à l'aide des corolles les plus brillantes, par un artiste indien livré aux seules ressources de sa fantaisie. Il faut la richesse de la flore des tropiques pour composer ces splendides ornements d'un jour, dont aucune matière ne surpassera jamais la magnificence. Le peintre — il méritait ce nom — tantôt heurtant ses couleurs, tantôt leur imprimant une dégradation savante, restait toujours harmonieux. Je ne sais ce que j'admirai le plus, des dessins, des fleurs, ou de l'art avec lequel elles étaient tressées. Comme pour rendre le coup d'œil plus charmant, des essaims de papillons accouraient se poser sur le brillant décor, s'envolaient, tourbillonnaient pour revenir s'y poser de nouveau. Par moments, on eût dit que la brise efleuillail les corolles et semait l'air de leurs pétales éblouissants. L'Aztèque, passionné pour les fleurs, ornait le temple de ses dieux des guirlandes dont ses descendants parent aujourd'hui les églises. On a toujours peine à croire, en face de ces œuvres délicates, qu'elles soient sorties de mains accoutumées à manier la pioche, et que tant de goût se cache sous des crânes en apparence si épais.
Un peuple qui exerçait son industrie dans des travaux de luxe ou de curiosité, ne pouvait négliger ceux qui touchaient à son
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bien-être. Aussi l'architecture, un des arts que la nécessité impose à l'homme aussitôt qu'il sort de la barbarie, fut-elle connue des peuples de l'Anahuac dès l'époque des Toltèques. Les Chichimèques, les Alcolhuas, les Tlaxcatèques;en un mot, toutes les nations qui occupaient les provinces, à l'exception des Otomiles, construisirent de bonne heure des maisons, et les Aztèques, lorsqu'ils arrivèrent dans l'Anahuac, le trouvèrent peuplé de grandes et belles villes.
Du reste, ils savaient eux-mêmes construire et étaient accoutumés à la vie sociale, car, durant la longue pérégrination qui les amena près des bords du lac de Texcoco, ils élevèrent nombre d'édifices sur les points où ils séjournèrent. Néanmoins, c'est à tort que l'on a longtemps considéré comme leur œuvre les monuments qui se trouvent sur les bords du rio Gila, à la Piméria, et près de Zacatécas. Ces monuments, de même que ceux de la Mistèque et du Yutacan, sont, nous l'avons vu, l'œuvre de peuples plus anciens.
Durant les années de misère qu'ils passèrent dans les iles du lac de Texcoco, les Aztèques se contentèrent d'humbles cabanes aux murs de roseaux et de boue. Mais, dès qu'ils purent se livrer au commerce, grâce aux produits de leurs pêches, ils se hâtèrent de se procurer de meilleurs matériaux. A mesure que leur puissance et leur richesse s'accrurent, ils donnèrent plus d'importance à leurs constructions, jusqu'au moment de l'apparition des Espagnols qui trouvèrent beaucoup à admirer, mais, hélas ! beau* coup aussi à détruire.
Les murs de la demeure des pauvres se fabriquaient à l'aide de bambous et de briques séchées au soleil, parfois de pierres unies ensemble, à l'aide de terre délayée. Pour couvrir leurs toits, les Aztèques employaient de longues herbes ou des feuilles d'agave posées les unes sur les autres, comme nos tuiles, dont
ARCHITECTURE. Soi
elles ont la forme et l'épaisseur. Un des principaux soutiens de ces maisons était souvent un arbre de moyenne taille, qui, outre l'ombrage qu'il procurait, évitait des frais de construction. Ces maisons ne possédaient qu'un rez-de-chaussée, où se trouvaient le foyer, les meubles, les outils, et qu'habitaient en commun la famille et les animaux domestiques. Si le propriétaire était à son aise, la maison s'enrichissait de deux ou trois pièces, d'un oratoire, d'un témascalli et d'un grenier.
Les demeures des nobles et des gens fortunés se construisaient en pierres. Elles possédaient deux étages, des pièces bien distribuées, et leur toit, en charpente ouvragée, était plat et servait de terrasse. Les murs, blanchis et polis avec soin, reluisaient de telle façon que les premiers Espagnols qui arrivèrent devant Mexico crurent qu'ils étaient en argent. Le sol de ces maisons s'exécutait en maçonnerie, et parfois elles étaient couronnées de créneaux ou de tours. Elles possédaient, en général, un jardin et un bassin alimenté d'eau courante.
Les demeures principales de Mexico avaient deux entrées, l'une donnant sur la rue et l'autre sur un canal. Ces ouvertures étaient sans portes : les Mexicains se considérant comme suffisamment protégés contre les voleurs par la sévérité de leurs lois. Mais, pour échapper à la curiosité des passants, ils voilaient ces ouvertures par des rideaux, auxquels ils suspendaient un objet qui résonnait lorsqu'on les soulevait, bruit qui annonçait la présence d'un visiteur. Lorsque la nécessité, la politesse, ou le degré de parenté n'obligeait pas à faire entrer la personne qui se présentait, on la recevait simplement sur le seuil. Du reste, il n'était pas permis de pénétrer dans une maison sans l'assentiment du propriétaire.
Les Aztèques savaient employer la voûte, ainsi que le prouvent leurs peintures, et mieux encore leurs bains et les ruines du
palais de Texcoco. Ils ornaient leurs édifices de corniches, et ils en encadraient volontiers les ouvertures d'arabesques. Dans certains palais, on voit ramper, sur la façade, un serpent prêt à se mordre la queue, après avoir entouré toutes les fenêtres de ses anneaux. Les murs qu'élevaient les maçons mexicains étaient droits, bien perpendiculaires, mais on ignore de quels outils et de quels moyens ils faisaient usage. On croit que, dans les constructions importantes, ils suppléaient à nos échafaudages en amoncelant de la terre de chaque côté des murs qu'ils construisaient. Les Mistèques employèrent certainement cet artifice ; toutefois, rien ne démontre qu'il ait été mis en œuvre par les Mexicains.
Les colonnes à l'aide desquelles ils soutenaient leurs constructions étaient cylindriques ou carrées, sans bases ni chapiteaux. Ils les taillaient toujours d'un seul bloc et les ornaient de bas-reliefs. A Mexico, vu le peu de soUdité du sol, ils donnaient pour assises à leurs édifices des pilotis en bois de cèdre. En général, c'était à la même famille d'arbres qu'ils empruntaient les charpentes de leurs toits, et les colonnes à l'aide desquelles ils les soutenaient étaient de pierre pour les maisons ordinaires, de marbre ou d'albâtre pour les palais. Jusqu'au règne d'Ahuizotl, ils se servirent de pierres ordinaires, mais ayant découvert près du lac des carrières d'une substance dure, poreuse, légère, facile à unir par le mortier, ils l'employèrent exclusivement. Cette pierre, nommée tétzontli [amygdaldide poreuse), sert encore aux modernes architectes du Mexique. Le pavé des temples et des palais se composait de larges dalles en marbre de différentes couleurs.
Bien que l'architecture aztèque n'ait pas enfanté les merveilles qui placent l'Europe au premier rang, il est certain que les Espagnols furent si surpris de la beauté des palais de Mexico que Cortez, dans ses lettres à Charles-Quint, ne trouve pas d'expressions assez fortes pour les vanter. « Le roi Moteuczoma,