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AVEC LEUR SIGNIFICATION

Aacatl (?).

AcoLUA^ un des noms de Tezcatzoncatl ,

AcuÉcuÉYOTL, Tonde. ) „ , ,,„.,*...,. , . > Noms donnes à Chalcnihuitucue.

Aiiuic, mouvante. )

AnuiLTÉOTL. Dieu du brouillard.

Amimitl^ chasse sur l*eau. Sœur ou femme d'Opocktli.

Amonténenoua, reconnaissant. Dieu des ouvriers en sparlerie. (Voir Napa-

téculli,) Apanteuctli. Dieu antique des eaux.

Apozonalotl, ondes irritées, j

Atlacamani, tempétueux. ( Noms donnés à Tlalocei à Chalchuitlicuê. Ayauh, mouvante. )

Cacatzontli. Dieu des voyageurs.

Gapultétes. Dieux protecteurs des faubourgs.

Gamaxtlé, nom de HuitziUpochtlt\ dans la république de Tlaxcalla. Céatatl. Dieu de la fécondation.

Cémîquiztli, la mort.

Genteutl ou Gentéotl, entourée de dieux. Déesse des moissons. Gentzotochi^ quatre cents lapins. Gompagnon de TezcatzoncatL Gentzuhhuitznahuac, quatre cents dieux. Divinité des sacrifices. Ghalchihuitlicué, jupe brillante. Sœur ou femme de Tlaloc. Chalmégacihuatl, femme qui étrenne la corde. Déesse des marchands et

sœur de Yacatécutli* GuANTicON, tète de loup. Dieu honoré à Tlalulco. GmcNAUHAnuÉGATL, neuf vents. Dieu du ciel.

Ghigomégohuatl, sept couleuvres. Déesse des subsistances. (Voir CeniéotL) Ghichitig. Dieu nahoa.

Ghicoméxochitl, sept fleurs. Dieu des peintres et des tisseurs. GuicONANi ITZCUINTLI, ncuf chicns. Dieu des lapidaires. GaicoNQUiAUiTL, Sept pluies. Dieu des marchands et frère de YacatécutlL

GuiGuuuAUUiTZGUiNTLi, neuf chiens. Dieu des joailliers. (Voir Chiconani,)

Ghihala. Femme de QuétzacoatL

GmuACOALT, femme couleuvre. Considérée comme la première femme qui

ait enfanté.

GmuAPiLTiN, femme noble. Nom donné aux femmes divinisées. GiHUATÉOTL, dieu femme. Déesse de la terre.

GiNTEUTL.

i Variantes du nom de Centeutl ou CentéotL

GiNTEUTZIN.

CiTLATicuÉ, jupe d*étoiles. Déesse des femmes. (Voir OmécihuatL)

GiTLATONAC, étoile brillante. Dieu des hommes. (Voir Oméleuctli.)

GoATLANTONA. (Voir Cohuatlicué,)

GoATLicuÉ, jupe de couleuvres. Mère de Huilzilipochtli.

GoGHiMELT, maïs dormant. Dieu des marchands, un des cinq frères de

Yacatécutli.

GonuATLiGUÉ. Déesse des fleurs.

GoHUAXOLOTL. Dieu tlatéloltëque.

GoLÉLÉTi, lutin.

GoscAMîAUii. Un des noms à' Hamalêcutli, GoYOLXAUHQUi. Sœur de Huitzilipocktlù GoYOTLiNAUUATL, tête de renard. Dieu primitif aztèque. GuiTATÉo. Déesses qui affligeaient les enfants de maladies. GuÉZALTiN ou GuGALTZiN, flamme. Dieu du feu.

Epcoatl. Dieu des eaux.

Uamateugtli^ vieille dame. Protectrice des femmes. HuÉuuÉTOTL, le vieux dieu. Divinité naoha.

HuÉMAG. Dieu infernal.

HUITZILINQUATÉQUÉ (?).

HuiTZiLiPOGHTLi, main gauche ornée de plumes ou guerrier gaucher. Dieu

de la guerre.

HùiTZNAHUAG. Dieu du jeu de paume.

HuiXTOCiuuATL, femme de sel. Déesse des sauniers. Ilahatégutli, matrone principale. Déesse des matrones. Iluicatlxoxuqui. (Voir Huitzilipochtli,) IsTAGCiNTEUTL, moisson blanche. Déesse des moissons. Itzpapalotl, papillon d'obsidienne (?).

IxcozAUQUi, visage jaune. Dieu du feu.

IxGUiNA, quatre faces. (Voir TiazotéotL) IxcuiNi;<AMÉ. Nom générique des quatre sœurs d'/xcMina.

IxQuiTÉCATL, maïs brûlé. (Voir Tezcatzoticatl.)

IxTLiLTON, face noire. Médecin des enfants.

Macuilcalli, cinq maisons. Dieu des lapidaires.

Macuilmanilati (?).

Maguilocéotl, cinq tigres. Dieu des mosaïstes en plumes.

Maguiltochi, cinq lapins. Dieu des mosaïstes en plumes.

Maguiltotec (?).

Macuilxochitl, cinq fleurs. Dieu des domestiques.

Maunalxoch. Sœur de Buitzilipochtli.

Maltétéo. Dieu des prisonniers.

Matla. Dieu naoha.

Méteutu. Dieu nahoa.

Mexitli. Un des noms de Huitzilipochtli.

Meztli. La lune.

MiCTLANCfflUATL OU MiCTÉCACiHUATL, créatrice de Tenfer. Sœur ou femme

de Mictlanteuctli.

Mictlanteugtu, dieu de Tenfer.

MixcOATL, serpent nébuleux. Dieu de la chasse. MoNÉMÉQUi, qui se fait prier. ]

MoouÉouÉLOA, chatouilleux. | Noms donnés à Tezcatlipoca.

MoYOCAYATZiN, qui fait ce qu'il veut. ) Nacxitl, quatre pieds. Frère de Xacatécutli.

Nahualpilli, enchanteur. Dieu des lapidaires. Nannahuatl, bubon. Dieu des lépreux.

Napatécutu ou Napateuctli, quatre fois seigneur. Dieu des ouvriers en sparterie.

Nauhiotécatl. (Voir Xiuhtécutli.)

Nécamolpilli ou Nécamohualpilli. )

Nécoc-Yaotl, ennemi de tous. j ^^™ '*''"°^ ^ TezcatHpoca. '

OcÉLOPuCTLi. Créateur de l'unive».

Omacatl, deux roseaux. Dieu des banquets.

Omécatlomacatl. (Voir Omacatl.)

OMÉCfflUATL, deux femmes. Déesse protectrice des femmes. (Voir Citlaticué,)

Ométeuctli, deux seigneurs. Dieu prolecteur des hommes. (Voir Citlatonac.)

Ofochtli, main gauche. Dieu des pécheurs.

Pantécalt, qui range les drapeaux. Inventeur du pulqué.

BIBL. EHTN. — Us ÂZtèqUet. I7

2o8 LES AZTEQUES.

Papatzag, mou. Un des noms de Tezcalzoncatl, Paynal, léger. Frère de HuitzilipochtlL Paynalton. Dieu des victimes.

PiLTZiNTÉcuTLi. Dieu nahoa.

QUATLAPANQUI (?.)•

QuÉTZAGOATL, plumes de couleuvre. Dieu de Tair.

QUIATZALLI.

1 Nom donné à Cihuacoall

QUILAZTLI

QuiTZÉTZÉLonuA, scmencc dépoussière. Dieu des ouvriers en sparterie. C'est

aussi l*un des noms do Napatécutli, Tacpal ou Tecpal, couteau de pierre (?).

Téaltati, qui lave. Un des noms de Napatécutli. TÉATLAnuiANi, qui sc uoic. Un des noms de Tezcatzoncall. Téatzélblia, qui arrose. Dieu des ouvriers en sparterie. Voir {Napaté-

cuili.) TÉcniMATiNi. Un des noms de Tezcallipoca.

TÉciTZiN, notre mère. Patronne des blanchisseuses. (Voir Téioinan.) TÉCOGOLIAKIMÉ, persécuteur. Nom du mauvais esprit. Técucistécatl. La lune.

Tëicu, cadette. Dresse des plaisira charnels. TÉIMATINI, régleur. 1

Técogoiam. I Noms donnes à Teicatlipoca.

Telpocutli, ou Telpuctli, jeune. ] Témalzgaltégi, a!eule des gens de bains. Déesse des bains. Téogagatzagli. Dieux noirs.

Téopigtons. Dieux lares.

Téotl. Dieu.

Téoyaomiqui, mourir pour les dieux. Déesse de la guerre. TÉoYATLATonuA. Un des noms de Huitzilipochtli. Tépauga, laveur. Dieu des ouvriers en sparterie. (Voir Napaleuclli.) Tépéyolotli, cœur de montagne. Déesse des ténèbres* Tépictoss. (Voir Téopiclons.) TÉPuzTÉa\TL. Dieu des mosaïstes en plumes.

Téquéghmiéganiani, étrangleur. Un des noms de Tezcatzoncail.

TÉQUIZTLDIATÉHUATL ou TÉQUIZLIMAZÉaUEL (?).

Tétoina, la mère des dieux.

Tétoinan. Déesse des sages-femmes.

Tetzahuitl, épouvantail. (Voir HuitzilipochtlL)

Tètzauaugiuuatl, femmes squelettes. Déesses primitives.

Tetzauutéotl, dieu épouvantable. (Voir Builzilipochili.)

Tëyocogoyani, créateur des hommes. (Voir Tezcatlipoca.)

Tezgatlipoga, miroir luisant. Créateur de l'anivers.

Tezcatzongatl, miroir couvert de paille. Dieu des boissons fermentées.

Tiacapan, Tainée. Déesse des plaisirs charnels, sœur de TlazotéolL

TiTLACAUUAN, dont nous sommes les esclaves. (Voir Tezcatlipoca.)

TiZAUUA, poudre blanche. Dieu des mosaïstes en plumes.

Tlacauuépancuexcotzin. (Voir Huitzilipochtli.)

Tlagatécolotl^ hibou. Le démon.

Tlaco, celle du milieu. Sœur de TlazotéotL

Tlagoltëuctli. Dieu nahoa.

Tlazotéotl. Déesse des vices.

Tlacotzontli. Dieu des voyageurs.

Tlaèlquani. (Voir TlazotéotL)

Tlaitlalilinoni, qui accorde. (Voir NapateuctU,)

Tlalog. Dieu des eaux.

Tlalocatégdtu, maître du paradis. Un des noms de Tlaloc.

Tlaloquès. Dieux subalternes des eaux.

Tlaltécyaona. Dieu du vin.

Tlaltégutli. Dieu de la terre.

Tlaltétécuin, qui creuse la terre. (Voir Ixllùon.)

Tlatlauuquitezgatl, miroir rouge (?)

Tlalxiteuctucalli. (Voir XiuiécutlL)

Tlahatzin. (Voir Cozcamiauh.)

Tlamatzixgatl. (Voir Tezcatlipoca.)

Tlanenpopola, libéral. Dieu des ouvriers en sparterie. (Voir NapateuctU.)

Tlatlanililonis. Dieu des ouvriers en sparterie.

Tlatlauhquigenteutl. Dieu des moissons mûres.

Tlatlauhquitesgatlipoga. Dieu primitif.

Tlazotéotl. Déesse des vices.

Tliluua. Un des noms de Tezcatzoncatl.

Tlozotbutl. Dieu des immondices.

TOGHINGO (?).

TOGI. ) r.r ' rn.

TOC.HUATL. ( <^«'^ ^'^«"•)

ToLTÉGATL. (Voir Tezcatzoncatl.)

ToNAGATÉGUHTLi, chair de bois. Un des noms de Tlaloc,

ToNACAYOHUA, soigueuse de moissons. (Voir Cinteutl.) ToNAN ou ToNANTLi, notre mère.

ToNANTZiN, notre mère. I ToNATHiu, qui resplendit. Le soleil.

I TOPANTLACAQUI, (?).

ToTEG. Dieu des batteurs d*or.

TzAPOTLATÉCA. Déesse des torches.

TzAPOTLATÉNAN, mère des TIapotlaxtèques. Déesse des médicaments.

TziNTÉOTL. (Voir CentéoiL)

TziTZiMiTL. Le diable.

TzoNTÉMOC, chevelure tombante. (Voir Mictlanleuctli.)

Uéué téotl, le vieux dieu. Protecteur des forgerons chez les Nahoas.

(Voir HuéhuétotL) Uhacatzitzin. Dieu des Tzompatli.

Xagateuctli, celui qui guide. Dieu des marchands. XiLO, épi de maïs. Déesse des mosaïstes en plumes. XiLONEM. (Voir Centéotl.)

XiPÉ TOTEG, l'écorcheur. Dieu des orfèvres et des lépreux. XiUTÉGUTLi, le jaune. Dieu du feu.

XiUTLATi, qui range les plantes. Déesse des mosaïstes en plumes. XixiQuiPiunui, qui monte et s'abaisse. (Voir Chakhihuitlicué.) XoALTEUCTLi. Dieu delà nuit.

XoALTiciTL. Déesse des berceaux.

XocHiPiLLi. (Voir Macutlxochitl.) XocuiQUÉTZALLi, fleur brillante Déesse des tisseuses. XocoTOTZiN^ la dernière. Déesse des vices; sœur de TlazoiéoiL XoMOGUiTL, canard pris. Dieu des marchands \ frère de YacateuclU, XucncuA, mangeur de fleurs ou de braise.

YACACOLUcnQUi, nez aquilin. Dieu des marchands. Yacatkuctli ou Yacatécutli. (Voir Xacateuctlù) Yaoagatl (?).

Yaogiuuatl, femme guerrière.

Yaolli ÉnÉGATL, vcnt de la nuit. J Yaotl, ennemi. | (Voir Tezcatlipoca.)

Yaotzin. )

Yauhtécatl. (Voir Tezcatzoncatl.) Yavaudoui, dieu primitif.

YonuALTEucTLi. Dieu de la nuit.

YoHUALTiciTL. Déesse des berceaux,

Ypalnémolhuani, celui par qui nous vivons. (Voir Téotl.)

YsTAGCENTEUTL. Dicu blauc. Déesse des moissons naissantes.

Rappelons qu*outre les dieux dont nous venons de donner la liste, la mythologie aztèque en compte deux cent soixante autres, auxquels étaient consacrés autant de jours de Tannée. Le nom des jours des treize premiers mois du calendrier mexicain est celui de ces divinités secondaires; nous Tavons déjà dit.

Au moment de dresser cette table analytique, où ceux qui la consulteront trouveront quelques développements qui eussent été des longueurs ou des hors-d'œuvre dans le livre, nous sommes plus que jamais frappé de Tanarchie qui règne dans l'orthographe des noms aztèques. Ainsi, il nous a fallu écrire Ghapultépec et Cîtlatépe//, TeuctlieiToùhcaiécuhtli, Coati etGohua^/,etc., etc.» afin de nous conformer à Tusage. Sans la crainte de dérouter les américanistes, nous aurions, dès aujourd'hui, ramené tous ces mots à l'uniformité que réclament à la fois le bon sens et la clarté.

En attendant, nous n^avons pas hésité, dans le cours de cet ouvrage, à pourvoir d'un accent aigu tous les E qui se trouvent dans les noms ou les mots aztèques que nous avons eu à employer. Si les Espagnols écrivent Teponastle, c'est que l'E, dans leur langue, a toujours le son fermé, et qu'ils lisent Téponastlé, prononciation conforme à celle des Aztèques. Mais, devant cette orthographe, les Français lisent et disent Teuponastleu^ et le mot devient incompréhensible. L'accent est donc, dans ces cas, logiquement indispensable; aussi n'avons-nous pas craint de le prodiguer.

Bien que la consonne H n'existe pas en réalité dans la langue aztèque, elle apparaît cependant dans nombre de mots où elle a été introduite par les Espagnols. D*autre p8rt« on sait que les Castillans confondent souvent la pro* nonciation du B avec celle du V, et cette dernière consonne avec la voyelle U, Or, dans le but de mettre leurs compatriotes en garde contre cette méprise, les missionnaires espagnols prirent le parti de faire précéder la voyelle U d'un H, destiné à marquer une sorte d'aspiration. Cette règle posée; Uéué devient Huéhué; UUziltpochUi^ HuitzilopochtH, etc. Ne nous plaignons pas trop, nous autres Français, de cet emploi de la consonne H, puisqu'il nous permet de prononcer correctement nombre de mots qui nous embarrasseraient fort.

Aacatl. Grand prêtre de Huitzilipochtli, 30; — reçoit les ordres du dieu et les transmet aux Aztèques, 30; — tranche le différend qui a pour résultat de séparer sa tribu en deux partis : Ténochcos et Tlatélolcos, 31.

Aacatl est aussi le nom d*une divinité indéterminée, représentée assise au sommet d'im temple, dans un manuscrit idéographique dn musée national de Mexico.

Acajou. Abonde dans les forêts de la Terre chaude, 2.

Les arbres vulgairement désignés par cette dénomination générique, sont nombreux au Mexique. Les Aztèques savaient apprécier les qualités du bois de ces végétaux, qu'ils confondaient sous le nom de tépéhuaqués.

AcAMAPiGTLi. Est élu poî des Aztèques et devîeai le vassal du roi des Tépanèques,43; — commence la construction des canaux du lac de Ghalco, 43; — sa mort, 43; — signes hiéroglyphiques de son nom dans les manuscrits idéographiques, 43; — orthographe multiple de son nom, 224.

Aussitôt qu*il se vit roi des Aztèques, Acamapictlii qui était célibataire, Yoalut s'allier à la famille de Tun des rois ses voisins. Tous repoussèrent d*abord sa prétention; mais, à la longue, il obtint la main de la princesse IlantécueitI, fille du souverain de Cohuatlichan. Cette princesse demeurant stérile. Acamapiclli prit une seconde femme de laquelle il eut bientôt un fils : Huitzilihuitl.

Ici, grande divergence entre les historiens. Il est certain que Huitzilihuitl fut élevé par IlantécueitI, mais les uns veulent qu'elle ait été sa mère, les autres, qu'elle Tait simplement adopté. C'est là, il faut l'avouer, un point historique peu important.

AcAPiTZAGTLi. Omcmeut pour le nez, 56.

D'après Torqnémada, c'était an-dessus des ailes du nez et contre les joues, que s'introduisait l'acapitzactli. L'incision destinée à lui livrer passage se pratiquait avec une griffe d'aigle, afin de rappeler allégoriquement au nouvel élu qu'il devait continuer k s'élever et & conquérir.

De jais pour les souverains, cet ornement,'qui faisait aussi partie de la parure des idoles, était alors tantôt eu or, tantôt taillé dans des pierres précieuses ou simplement en terre cuite. Sa forme variait beaucoup, ainsi que le démontrent les statuettes qui en sont pourvues. Toutefois, la figure qu'on lui donnait le plus ordinairement était celle d'un cylindre renflé à ses extrémités, forme qui assurait sa stabilité.

ACATL. Nom de Tune des années du siècle aztèque et du treizième jour du

mois, 39.

AcHGAUHTziN. Roî d'Améquémécan, 21.

AcHGACTiN. Nom d*un grade militaire, 176.

Aghiotla (Montagne d*). Était surmontée d'une idole, 97. AcHiOTLAN (Province d'). Soumise par Moteuczoma II, 64.

La province d'Achiotlan faisait partie du Mixtécapan. Elle avait pour souverain, lorsqu'elle fut envahie par Moteuczoma et Nézahualcoyotl, Dzavindanda, qui, dans une bataille, défit complètement les deux* alliés. Ceux-ci prirent leur revanche l'année suivante, et l'Achiotlan devint une province de l'empire aztèque.

La ville d'AchiotIa, célèbre par les ruines de son temple, se souleva contre Moteuczoma-Xocoyotzin, qui la saccagea. Elle est située à 80 kilomètres de Oajaca.

ÀGOSTA. 43, 228, 237.

José Acosta, jésuite espagnol né à Médina del Campo vers 1540, et mort en 1599, publia & Séville, en 1590, une Histoire naturelle et morale des Indes. Dans cet ouvrage, qui eut un grand retentissement, il avait copié, sans révéler à quelle source il puisait, le manuscrit anonyme, alors inédit, connu aujourd'hui sous le titre de c Codex Ramirez ».

Acrobates. Tours qu*iis exécutaient, 235.

Agteurs. Scènes qu'ils représentaient, 239.

Adultère. Peines qu'il entraînait, 168.

Agave. Produits que l'on en retirait, i92; ^ ce qu'en dit Motolinia, i93. (Voir Metl et Maguey.)

Agriculture. Ses produits, au Mexique, varient selon les altitudes, 3 ; ~ était très honorée, 488 ; — instruments à son usage, 189 ; — les femmes s'en occupaient, 190.

Ahuitzotl. Huitième roi des Aztèques, 54 ; — achève le temple commencé par Tîzoc, 52 ; — sacrifices qu'il ordonne pour l'inauguration de cet édifice» 52 ; — fait amener à Ténochtitlan les eaux de la source de Huitzilipocho et embellit Mexico, 52 ; — son nom devenu synonyme de fléau, 53.

Les Aztèques nommaient ahuitzotl non la loutre proprement dite, mais, ainsi que le démontre le signe symbolique qui dans les manuscrits idéographiques sert à désigner leur huitième roi, un animal chimérique auquel ils prêtaient des mœurs amphibies. L'ahuitzotl, à leur dire, vivait près des sources et noyait, en les entraînant au fond de Tean, ceux qu'il pouvait saisir. Il attirait les pêcheurs soit en amoncelant des poissons près de sa retraite, soit en imitant les cris de détresse d'un enfant. Les prêtres avaient seuls le droit de toucher le corps des victimes supposées de Tahuitzotl, et ils déposaient ces corps dans une partie du grand temple nommée ayauhaico. (Voir, fig. 13^ p. 133, un ahuitzotl d'après les manuscrits idéographiques.)

Aires. Étaient connues des Aztèques, 190.

Albarréda vieja. Moteuczoma ordonne sa construction, 49.

Cette digue, dont le roi des Alcolhuas, Nézahualcoyotl, passe pour avoir été l'architecte, fut une cause d'admiration pour les Espagnols, qui pourtant étaient accoutumés aux beaux travaux hydrauliques des Pays-Bas. Longue de 60 kilomètres et large de 10 mètres, la digue de Nézahualcoyotl formait un vaste port en face de Mexico ; elle séparait les eaux douces apportées par les ruisseaux de la vallée de celles fournies par le lac de Chalco, qui sont fortement salées.

Alcolhuas. Apparaissent dans la valléo d*Anabuac et sont bien accueillis par les Ghichimèques, 22 ; -— civilisent leurs protecteurs et leur donnent leur nom, 22 ; — faisaient partie des tribus nahoas et recevaient sans cesse des renforts, 22 ; — deviennent prépondérants sous le règne de leur roi Quinatzin, 36 ; — sont vaincus par ItzacoatI, 46. (Voir Colhuas.)

Les Alcolhuas et les Colhuas, nommés aussi Alcolhuis et Coihuis, sont constamment confondus par les chroniqueurs, et il nous a été impossible de tracer entre eux une ligne certaine de démarcation. Les Alcolhuas semblent être apparus les derniers dans TAnahuac, et, sans aucun doute, ils étaient de même race que les Colhuas. Du reste, Ghichimèques ou Metzotèques, Alcolhuas, Tépanèques et Colhuas eurent longtemps les mêmes souverains. Torquémada rapporte, dans le huitième chapitre du second livre de sa grande Histoire, comment l'empereur chichimèque Téchotlalatzin, après la mort de son père Q'uinatzin, fondit ensemble ces diverses tribus, afln d'éviter les rébellions. Au résumé, les Alcolhuas, prépondérants dans la vallée d'Anahuac sous le règne de leur célèbre roi Quinatzin, furent asservis par les Tépanèques qu'Itzacoatl asservit à leur tour.

Aliments. Nature de ceux que la nécessité imposa d'abord aux Aztèques^ 34 ; — qualité de ceux dont ils faisaient usage à l'arrivée des Espagnols, 216. Alphabet. Possède moins de consonnes que le nétre, 223. Alun. Servait à fixer les couleurs, 240.

Alvarado (Rio d'). D'où lui vient ce nom, o. (Voir Papaloapam,) Amaquémégan. Lieu d^origine des Chichimèques, 2i.

Le royaume d'Amaquémécan était situé dans les régions du Nord ; on ne sait rien de plus.

Ambassadeurs. Étaient choisis parmi les nobles doués d'éloquence, i34; — insignes de leurs fonctions, i34 ; — immunités dont ils jouissaient en pays ennemi ; à quelles conditions et comment ils procédaient, i34.

D'après Torquémada, les ambassadeurs envoyés à un souverain portaient les insignes du roi qu'ils étaient chargés de représenter. Le vêtement qu'ils endossaient avait la coupe d'une dalmatiqne, et des plumes qui ornaient leurs cheveux se détachaient des rubans de couleur. Enfin, ils se drapaient dans un manteau de fine étoffe fixé sur leurs épaules par deux énormes nœuds.

Ame. Considérée par les Nahoas comme immortelle et transportée en di(Térents lieux, selon le genre de mort de celui qu'elle avait animé, 74 ; — où allaient celles des enfants sacrifiés à Tlaloc, 74 ; — peine qu'elle subissait en enfer, 75.

Amfmitl. Semble être la même divinité que celle désignée sous le nom d'Opochtli, 92.

Chez les Cuitlaques, riverains de l'océan Pacifique, Amimitl était redouté comme affligeant de toux et de hoquet ceux qui encouraient sa colère. Son culte fut de ceux que lés missionnaire:) eurent le plus de peine à faire disparaître.

Amolli. Remplaçait le savon, 222.

Anagahuité. Arbre qui fournissait le papier, 239.

Anahuac. Étymologîe de ce nom, i ; — sert à désigner la vallée de Mexico, puis Tempire des Aztèques» i ; — division de ses climats, 1 ; -— manque d'eaux courantes, 4 ; — son sol serait en partie stérile sans les pluies périodiques, 6 ; — est découvert par les Espagnols» 13 ; — ses divisions politiques, 13 ; — passait pour avoir été habité par des géants, 14 ; — son état politique en 1357, 35.

Le pays qui, lors de sa découverte par les Espagnols portait le nom d'Auahuac, était strictement compris entre le 14c et le 21« degré de latitude. Il formait à peu près la huitième partie des contrées dont la réunion constitua plus tard la Nouvelle-Espagne.

Andes. Chaîne de montagnes de l'Amérique méridionale, 3.

On se sert souvent du mot Andes pour qualifier non seulement les montagnes du Pérou, mais Timmense chaîne qui traverse les deux Amériques. Nous avons délaissé ce nom pour celui de Cordillère, le seul employé par les Mexicains lorsqu'ils veulent désigner l'ensemble des montagnes de leur pays.

Animaux domestiques. Elevés par le peuple et les nobles, i 94. Anbiée. Ses divisions et comment on la figurait, 38. Antilles. Leurs habitants communiquaient avec ceux du Yucatan, ia. Anthropophagie. Parties du corps humain que mangeaient les Aztèques, et dans quelles circonstances, 126.

Souvent qualifiés d'anthropophages par les écrivains étrangers, les Aztèques

TARLE ANAIATIQUK. 267

ont trou VI*, contre ce reproche, d*énergiqaes défenseurs parmi leurs descendants. On ne doit pas oublier, pour être juste,-qa'il3 ne sacrifiaient à leurs dieux que des prisonniers de guerre, ou des esclaves achetés pour cette destination. La chair de ces victimes, en raison de leur genre de mort, devenait, comme celle des taureaux égorgés dans les hêtacombes grecques, une matière mythique, un aliment sacré. Il est certain qu*en dehors de ces cas, sur les champs de bataille et môme aux heures de famine, les Aztèques respectaient la vie et le corps de leurs semblables.

Apozonaloti.. Un des noms donnés à Tlaloc, 86.

Aqueducs. Description de ceux de GhapuUépec, 253.

Aras. Habitent les lisières des forets de la Terre chaude, 8.

L*ara {Macrocercus) était recherché par les mosaïstes aztèques pour la variété des couleurs de son plumage, où le vert, le jaune, le ronge, l'azur et for se fondent harmonieusement. Ce perroquet, le pins grand des espèces connues, vit par paires qui se réunissent parfois pour former une bande. Son nom, ara, est Tonomatopée de son cri, rude et désagréable ; les Aztèques lo nommaient huacamaya.

Arc. Ses dimensions et sa fabrication, 179.

Architecture. Connue des Aztèques avant leur apparition dans TAnabuac, 250 ; — palais et maisons de Ténochtîtian, 25t ; — ses procédés de construction, 251.

Argent. Comment les Aztèques se le procuraient, 247. Ar!uées. Qui les commandait, 175.

Armes. Défensives et offensives, 178.

Ne devons-nous pas mentionner Tatlatl, donné par Huitzilipochtli aux Aztèques?

Armure<$. Étaient fabriquées d*une épaisse étoffe de coton, 179. Art médical. N'était pas uniquement empirique, 213. Asie. Si elle a été en communication avec l'Amérique, 20. Atémoztli. Seizième mois de'rannée aztèque, 39.

Pendant ce mois, on fêtait Tlaloc et ses ministres. On fabriquait alors, avec des semences comestibles, de petites statuettes soigneusement dorées. Le soir venu, on divisait ces giteaux pour les faire manger par les domestiques, afin de les mettre à Tubri de certaines maladies.

Atl. Neuvième jour des mois aztèques, 39.

Atlacahualco. Premier mois de Tannée aztèque, 39.

Les pluies sont rares en hiver dans la vallée d'Anahuac; aussi le nom de ce mois — manque d*eau — s*explique-t-il facilement. Il était consacré à Tlnloc, dont le rôle était d'une extrême importance dans un pays où l'absence de pluie avait pour conséquence la famine.

Atlagamani. Un des noms qui désignaient Tlaloc, 86. Atlahuégharuaxan. Ancienne ville de la Zapotèque, 139. Atlantique (Océan). Voie par laquelle Iztamna arriva au Yucatan, IS. Atolli ou Atolé. Sorte de bouillie de maïs, 217. Atonathiu. Son extinction amène un déluge, 72.

D'apW's Chavéro, les Nahoas ne comptaient que trois soleils avant celui qui

existait. Mais les orgaeilleux Aztèques, qui se considéraient comme une nation unique à laquelle un dieu spécial avait désigné un lieu d^établissement spécial, voulurent avoir leur soleil spécial, et ils le firent naître & l'heure où avait commencé leur émigration.

Aubin. A réuni une collection de peintures idéographiques, 239.

AxAGAXTLi. Instrument de musique primitif, 230.

AxAYACATL, Sîxièmc roi des Aztèques, 50; — conquiert le royaume de Téhuaniépec, 50 ; ^ embellit le temple de Huîtzilipochtli et fait sculpter, à Timitation de Moteuczoma, son portrait sur les roches de Ghapultépec, 50 ; — renouvelle les pierres des sacrifices et rend obligatoire la coutume qui voulait que les rois, avant leur couronnement, remportassent une victoire, 50 ; — est blessé dans un combat particulier avec un chef otomite, 50 ; — son caractère et sa mort, 5i .

Dans les peintures idéographiques, c'est souvent un filet d'eau, et non une mouche, qui surmonte la tète d'Axayacatl, dont le nom signifierait alors : visage d'eau.

AxAYACATL. Servait d'aliment, 217.

L'axayacatl n'est- il pas le noctonecte nommé Musca paiestris mexicana par Hernandez ? Les Indiens le nomment aujourd'hui ahuahotl.

Axolotl. Aliment goûté des Aztèques, 216.

L'axolotl, très abondant dans les lacs de la vallée de Mexico, servait et sert encore d'aliment aux Aztèques. Ce soi-disant « poisson pourvu de pattes », que l'on voit aujourd'hui dans tous les aquariums, a longtemps intrigué les naturalistes. C'est un batracien, Vamblystomey dont la larve ou têtard a cette singularité de pouvoir se reproduire avant sa métamorphose. A l'état parfait, l'axolotl perd ses branchies, vit à terre, respire par des poumons et n'est plus alors qu'une salamandre.

AxoTLAN (Ville d*). Tribut qu'elle payait à la couronne, 140. Atauh. Un des noms du dieu Tlaloc, 86.

AzGAPOZALGO. Est conquise par ItzacoatI, 46.

Azcapozalco ou Azcaputzalco — fourmilière — 'a toujours été considérée comme une des plus anciennes villes de l'Anahuac. Fondée par Xolotl ou par son gendre, elle fut d'abord la capitale des Chichimèques, puis devint celle des Tépanëques. Conquise par ItzacoatI, Azcapozalco resta toujours fidèle aux souverains de Mexico. Les ruines de ses temples révèlent une ville importante ; mais, des données contradictoires fournies par le passé, on ne peut guère, même approximativement, établir le chiffre de sa population.

AzTLAN. Lieu d'origine des Aztèques, 26.

Où faut-il chercher ce point de départ des Aztèques, Aztlan? Les manuscrits idéographiques démontrent péremptoirement qu'il s'agit d'une tle, laquelle était située au milieu d'un lac. La plupart des historiens, sur l'autorité du Codex Ramirez^ donnent >u mot (iztlan[lsi signification de « pays des grues blanches », pays qui;serait la Californie. L'étymologie véritable semble être « gens blancs », dénomination qui aurait servi à désigner les Aztèques soit à cause de la couleur de leur peau, moins foncée que celle de leurs voisins, soit à cause de la couleur de leurs vêtements, ou encore de celle dont ils se peignaient le visage.

L'opinion la plus générale et la mieux justifiée a, jusqu'ici, placé Aztian dans une île du lac Chapalla, lie aujourd'hui nommée Mexcala.

La science moderne, s'appuyant sur les récentes découvertes faites sur les rives du grand Colorado et sur celles de ses affluents, tend de plus en plus k donner aux Aztèques les Mound-builden el les Cliff'-dwellers pour ancêtres.

Bains. Nature de ceux auxquels on soumettait les enfants après leur naissance, 142 ; — faisaient partie de Thygiène aztèque, 215 ; — témascalli, 213.

Balances. Connues des Aztèques, 200 ; — pourquoi ils les délaissaient, 200.

Balle (Jeu de). Divertissement favori des Aztèques, 234 ; — ses règles et ses incidents, 234.

Balsas. Comment on les construisait^ 202.

Bananier. Commun dans les Terres chaudes et tempérées, 9.

Le bananier était-il connu et cultivé par Tes Aztèques avant l'arrivée des Espa. gnols? C'est là une question dont la réponse, comme pour la canne & sucre» est encore indécise.

Banquets. Très en honneur, el quelle était leur ordonnance, 145. Baptême. Cérémonie qui le rappelait, et comment on y procédait, 144. Bastonnade. Peine appliquée à ceux qui volaient dans un marché, 170. Bestialité (Crime de). Peines dont on le châtiait, 169.

Les Aztèques avaient horreur de ce vice, si bien antinaturel, disaient-ils, qu'il était inconnu des animaux.

Bison. N'existait pas dans l'empire aztèque, 68.

Le bison (Bos americanus) ne figure ni dans les manuscrits ni sur les bas-reliefs aztèques. Si les Nahoas eussent été originaires des plaines du Missouri, comme le veulent quelques ethnographes, n*auraicnt'ils pas conservé le souvenir d'un pareil animal? ne l'auraient -ils pas cent fois reproduit ?

Boissons vineuses. Étaient nombreuses, 218.

BoTURiNi (Lorenzo-Benaducci), 144 ; — trouve un quipo, 245.

Boturini visita le Mexique en 1736 et s'occupa, pendant huit ans, de réunir les matériaux d'une histoire ancienne de ce pays. Devenu suspect au vice-roi, il fut arrêté et envoyé & Madrid. Là, il se justifia des accusations portées contre lui ; mais ses collections, dont on s'était emparé, ne lui furent pas rendues. Boturini publia à Madrid, en 1746, un Essai en un volume de la grande histoire qu'il avait rêvé d'écrire.

Bouffons. Donnaient d'utiles avis à Moteuczoma II, 59 ; — égayaient les danses, 232.

Cacao. Servait de monnaie, 199 ; — base du chocolat, 217.

Les semences,' du cacaoyer, renfermées au nombre de huit mille dans des sacs de jonc et formant alors ce que les Aztèques nommaient un xipiUij servaient de monnaie d'échange. D'après Torquémada, la charge de cacao, composée de trois xipilli, valait, au lendemain de la conquête, de 5 & 10 piastres. Un peu plus tard, elle atteignit le prix de 60 piastres. L'érudit franciscain donne pour raisons de cette énorme plus-value que la province où se cultivaient les cacaoyers était dépeuplée, puis que les Espagnols, ayant pris goût au chocolail, augmentaient la consommation des semences qui servaient à le préparer.

Cagiquk. Mol de la langue caraïbe et son équivalenl azlèque, 136. Gaimains. N'habitent que les Terres chaudes, 8 ; — comment on les capturait, 196.

Les Mexicains modernes ont adopté ce nom, d'origine guiuéeuae, ainsi que celui de lagarto pour désigner les alligators. L'espèce la plus commune au Mexique est l'alligator à museau de brochet, Crocodilus lucius, que les Aztèques nommaient xochitonatt.

Calebasses. Employées pour la capture des canards, 196; — pour la construction des radeaux^ 202.

C'est principalement au Truit du Crescentia cujete que les Mexicains modernes donnent ce nom. Ce fruit, de forme plus on moins globuleuse, possède un péricarpe de couleur jaune très lisse et très résistant. Les Aztèques se servaient de cette écorce pour façonner des plats, des vases, des bouteilles, des jouets qu'ils ornaient de peinture rouge et verte d'une grande solidité : c'est aujourd'hui une des principales industries de leurs descendants.

Caleudrier. Semble Tœuvre des Mayas, 19 ; — QuétzacoatI le fait connaître aux Toltèques, i9 ; — son mécanisme, 19 ; — - est perfectionné par les Aztèques, 26 ; — comment on le figurait, 36.

Calli. Troisième jour des mois aztèques, 39.

Calmégag. Séminaire pour les jeunes gens appartenant à la noblesse, 162.

Calumet. Était inconnu des peuples de TAnabuac, 68.

Le calumet est, chez les tribus indiennes de l'Amérique du Nord, une pipe d'honneur. Chaque tribu n'en possède qu'un, toujours déposé dans la cabane du chef, et que l'on ne fume que dans les occasions solennelles : déclarations de guerre, traités d'alliance ou de paix. La pipe que fumaient les Aztèques était un roseau creux, que l'on bourrait de tabac ou d'herbes aromatiques et dont on avalait la fumée. Les nobles et les rois, du reste, semblent seuls avoir eu cette coutume. L'Aztèque moderne ne fume qu'exceptionnellement.

Camaxtlé. Nom de Huilzilipochtli à Tlaxcala, 95.

Canards. Façon de leur faire la chasse, 196.

Canne a sucre. Cultivée dans les Terres chaudes, 1 ; -— mûrit dans les vallées des Terres tempérées, 2 ; — à quelle hauteur au-dessus du niveau de la mer elle cesse de pousser, 3 ; — a-t-elle été importée au Mexique ? 249.

Canots. Comment on les fabriqui^it, 196.

Capulgo. Ses prêtres jouissaient du privilège de produire le feu nouveau, 120.

Cartes géographiques. Présentées par Moteuczoma à Cortez, 238.

Les cartes géographiques et^topographiques aztèques, devenues introuvables, étaient très communes lors de la conquête du Mexique par les Espagnols. Outre celles que faisaient dresser les négociants, un des premiers soins des empereurs, après une conquête, était d'ordonner la levée du plan des contrées qu'ils venaient d'ajouter à l'empire.

Casque. Ses différentes formes et ses ornements, 179.

Pas un seul casque aztèque n'est parvenu jusqu'à nous : c'est donc uniquem(3nt par les peintures hiéroglyphiques, ou par les statuettes découvertes dans les tombeaux et pourvues de cette coiffure, que nous pouvons juger de ses formes. Ces casques, le plus souvent taillés dans du bois, représentaient des

TABLE AiNALYÏIUUE. 271

têtes de faaves, de rapaces ou d'animaux fautostiques, entre les mâchoires ou les mandibules desquels apparaissait le visage de celui qui en était coiffé. Parfois, la tête de Tanimal servait simplement de cimier. (Voir, p« 180, fig. 17, la reproduction d'une terre cuite de notre collection, dont l'original est presque de grandeur natuirelle.)

Cèdre. Commun dans les Terres chaudes el les Terres tempérées, 1.

Le mot cèdre, comme celui à'acaj'oUj sert au Mexique à désigner des arJjres de natures très différentes. Un cyprès très abondant, le Cupressus disticha — eu aztèque • ahuéhuété » — atteint des dimensions extraordinaires. On connaît de réputation celui d'Atlixco, dont la circonférence mesure 23 mètres. Le cèdre était le bois que les Aztèques employaient de préférence dans leurs constructions.

Centeotl. Protectrice des Totonaques, 87 ; — possédait un temple où se rendaient des oracles, 83 ; — fêtes célébrées en son honneur à Ténochtitian, 88.

Cerro de las Navajas. Célèbre par ses anciennes carrières d'obsidienne, 2(^9.

CÉxiUTLAGUiLOLi. Peinture chronologique, 243.

Chalguiuvitl. Ornait la natte des nouveaux époux, 147. Ou donnait ce nom aux fausses émeraudes.

CuALGHiuTLiGUÉ OU Chalghihuitligué. Sœur ou femme de Tlaloc, 70 ; — son

temple sur le mont Tiaxcala, 87.

Chalgo (Lac de). Communiquait par un canal naturel avec celui deTexcoco, 5.

La superficie du lac de Chalco est de 23 kilomètres carrés. Le canal qui le

met ou le mettait en communication avec le lac de Texcoco — car tous les laci;

de la vallée d'Anahuac sont en voie de dessèchement — est le lac de Xochi-

milco, lequel n'est plus en réalité qu'un marais.

Chalgo (Ville de). Est prise par Moteuczoma Ilhuicamina, 48.

L*ancienne capitale des Chalquès existe encore ; elle est située sur le bord oriental du lac dont elle porte le nom.

Chalquès. Leur apparition dans la vallée d'Anahuac, 22 ; — vaincus par Mo* teuczoma I, 48.

Les Chalquès étaient renommés pour leur courage ; ils luttèrent longtemps:, avec des chances diverses, contre leurs terribles voisins, s*alliant à tous leurs eunemis. Ils furent enfin soumis, et non sans peine, par le grand Moteuczoma.

Chapall.\ ou Chapala (Lac). Sa superficie, -i ; — n'a jamais appartenu aux Aztèques, 5 ; — considéré comme le point de départ des tribus nahoas, 29.

Bien que plusieurs historiens présentent le lac Chapalla comme ayant fait partie de Tempire aztèque, nous nous prononçons, avec Clavigéro, pour la négative. 11 servait, il est vrai, de frontière au royaume de Méchuacau ; mais, bien que reconnaissant la suprématie de Mexico, ce royaume se gouverna toujours par lui-même.

Çhapopotli. Lieu de production et son emploi, 107.

Chapultépeg. Les Chichimèques y rencontrent des familles toltèques, 21 ; — >

célèbre par ses cyprès gigantesques, 21 ; — lieu de refuge des Aztèques, 32.

Dans le Codez Ramirez, cette colline est représentée couverte d'arbres et un

ruisseau s'échappe de sa base. Une sauterelle, posée sur son sommet, est le signe hiéroglyphique de son nom.

Gharnat (Désiré). Découvre Lorillard-City, 16; — ses fouilles sur le Popoca-

tépetl, 87.

Charpentiers. Outils dont ils faisaient usage, 212.

Chasse. Comment les Aztèques procédaient à cet exercice, 195 ; — armes et engins dont ils se servaient, 195 ; -- aux canards, 196 ; — aux alligators, 196.

Châtiment^ corporels. Étaient rudes, 164.

Chatu^os. Tribu primitive de TAnahuac, 24.

Chaux. Connue des Aztèques, 253.

Cheveux. Façon de les porter chez les -deux sexes, 220. Chia ou Chian. Découverte par les Toltèques, 19 ; — Thuile de ses semences servait à délayer les couleurs, 240.

Les semences de la Salvia chia, un peu plus grosses que celles du millet, et marbrées de taches noires et blanches qui rappellent celles dont sont ornées les semences du ricin, rendent mucilaginease Teau dans laquelle on les fait macérer. Cette boisson, que Ton avale tandis que les graines sont en Suspension, passe pour être très rafraîchissante, mais ne plaît guère aux Européens. Elle est plus goûtée, aujourd'hui, des métis que des Indiens. Les Aztèques faisaient un grand usage de Thuile de chia, dont les propriétés sont celles de Thuile de lin.

Chiapas ou Chiapan. Ruines qui le couvrent, 17.

La province de Chiapas, dont la capitale porte le nom de Chiapa-des-EspagnolSy est située entre TÉtat de Tabasco et le Guatemala. Elle servait, dans cette direction, de limite à Tempire aztèque.

CHiCBiMàQUEs. Succèdent aux Toltèques dans la vallée d*Anahuac, 21 ; — venaient d'Amaquémécan, prennent possession du lac de Texcoco et fondent Ténayuca, 21 ; — s'allient aux descendants des Toltèques et voient apparaître de nouvelles tribus de leur nation, 22 ; — sont civilisés par les Alcolhuas, puis perdent leur nom, 22.

D'après leurs traditions, les Chichimèques, dans leur pays d'origine, avaient eu pour premier roi Icahutzin^ qui occupa le trône pendant cent quatre-vingts ans, et auquel succéda son hls Mocéloquichtli, lequel mourut cent cinquante ans après son avènement. A Mocéloquichtli succéda Tlamacatzil, qui régna cent trente-trois ans et fut le père d'Achcauhtzin et de Xolotl.

Dans la longévité extraordinaire de ces souverains, il faut certainement voir la durée de leur dynastie, et non celle de leur existence.

Voici, d'après Clavigéro, la liste des rois chichimèqucs qui régnèrent dans la vallée d'Anahuac : Xolotl, douzième siècle ; Nopaltzin, treizième siècle ; Tlotzin, treizième siècle; Quinatzin, quatorzième siècle; Téchotla, quatorzième siècle; Ixtlilxochitl, 1406. A la mort de ce dernier souverain, Tempire chichimèque, devenu royaume d'Alcolhuacan, fut gouverné par le^ usurpateurs Tézozomoc et Maxatla. A ce dernier succédèrent successivement : Nézahualcoyotl, 14ï6 ; Nézahualpilli, 1470; Cacamatzin, 1516; Cuicuitzatzin, 1520; Coanacotzin, 15S0.

Après la conquête de l'empire de Moteuczoma, les Espagnols donnèrent le nom de Chichimèques à tous les Indiens qu'ils eurent à combattre, des confins

du royaume de Méchuacan au rio Bravo; aussi, dans la langue des modernes Hispano-Mexicains, Chichimèque est devenu le synonyme de barbare.

Cuigheh-Itza. Ville maya du Chiapas, 16.

Chigla. Boisson commune aux peuples d'Amérique, 218. Ghihuahua. Ses plateaux semblent les lits d'anciens lacs, 3. CuiMALLi. Ses dilTcrenles formes, 178.

Notre figure 16 reproduit un bouclier (chimalli) orné du blason de Té-

nochtitlan. Ce curieux spécimen, presque unique^ appartient au Musée d*ethno-

graphie du Trocadéro.

Ghimatizatl. Sorte de blanc d'Espagne, 239.

Chinampas, 34; — inventées pour satisfaire aux exigences tyranniques de

Tézozomoc, roi des Tépanèques, 43 ; — manière de les créer, 188. CHiiiANTiQUEs. Un des premiers peuples de FAnahuac, 24. Chogolatl. Sa préparation et son usage, 217.

Gholollan ou Gholula (République de), 13.

Gholula (Ville de). Sa pyramide est faussement attribuée aux Toltèques, 20;

— prend pour chef Quétzacoatl, 82; — son temple, 104.

Située près de la ville moderne de Puebla, Gholula, & Tarrivée des Espagnols, renfermait une population de 40 000 âmes. Berceau de la religion que les Nahoas empruntèrent aux Toltèques, Gholula était la Mecque, la Jérusalem des peuples du Mexique, et c'est la seule ville où les Espagnols rencontrèrent des mendiants. Elle est aujourd'hui célèbre par les ruines de sa pyramide et par les ocres rouges qui portent son nom.

Gholultèques. Sont gouvernés par Quétzacoatl, 82.

Ghughonès. Occupaient la Zapotèque, 24.

GiEL. Résidence de Tonacalécuhtli avant la création de Tunivers, 69; ^ Quétzacoatl et Huitzilipochtii en forment de nouveaux, 70.

Gihuagoatl (Déesse). Première femme qui ait enfanté, 79 ; ~ son apparition présageait un malheur, 79 ; — incarnée dans le tabac, 79.

Gihuagoatl. Ratifie l'élection de Moteuczoma-Xocoyotzin, 56 ; <— ses attributions, 165.

GrauALPiLLi. Déesses qui habitaient le ciel, 142 ; ~ on enterrait sous les degrés de leur temple les femmes mortes en couches, 142.

GiPAGTLi. Premier jour du mois aztèque, 39 ; — poisson chargé de soutenir et diriger la terre, 71.

On croit généralement que ce nom désignait le squale que nous nommons espadon,

CiPAGTONATL. La première femme, d*après les Nahoas, 69 ; — est créée par

Quétzacoatl et Huitzilipochtii, 69 ; — dotée du don de prophétie, 69. GiRGORGisiON. Inconnue des Aztèques, mais pratiquée chez les Totonaques, 145. GiTLAPOGA. Un des chefs de Tlaxcala, 144.

GiTLATÉPETL (Lac de). On célébrait, sur ses rives, la fête des Tlaloques, 87. GiTLArfPBTL (Volcan). Sa hauteur, 4; — s'aperçoit de la mer, 8. GiTLAHGUÉ. (Voir OmécihuatL) GiTLATORAG. (Voir OméteucUi.)

BiBL. ETHN. — Lcs Aztéques. 18

CiTLi. Est frappé par la flôclio qu'il lance contre le soleil, 79.

Glavigéro (François- Xavier), 99, 122, io5.

Jésuite mexicaia expulsé de soo pays et réfugié en Italie, à Gésène, Glavigéro, ué à la Vera-Gruz eu 1720 et mort en 1793, publia en 1780, dans la langue de la nation dont il recevait l'hospitalité, une Histoire ancieime du Mexique et de sa conquête, en quatre volumes in-8'^. C'est un des meilleurs guid îs que Ton puisse suivre, après les auteurs dont il s'est inspiré, et dont il a judicieusement redressé nombre d'erreurs.

Climat. Causes qui le déterminent au Mexique, 3.

CoATÉPEG ou CoHUATéPEG. Lieu de naissance de Huitzilipochtli, 89.

CoATL. Cinquième jour des mois aztèques, 39.

COATLANTOîfA. (VOIP CoatUcué,)

CoATLiGuÉ. Mère de Huitzilipochtli, 89 ; — déesse des fleurs et protectnce des jardiniers, 93.

CoGHENiLLE. Cultlvée daQS les Terres chaudes^ i ; — soins qu'on lui donnait, 194.

Codex de Mendoza. {Voir Mendoza,)

Codex Ramirez, 29,

Précieux manuscrit anonyme du seizième siècle, auquel deux savants archéologues mexicains, Ghavéro et Orozco, ont donné le nom de celui qui la mis en lumière en 1830.

Le Codex Ramirez, qui semble avoir été écrit en langue aztèque, puis traduit en espagnol, a été copié presque textuellement par Duran, Acosta et Tézozomoc, dont les œuvres, avant sa découverte, jouissaient d'une autorité qui lui revient tout entière.

Le Codex Ramirez a été publié pour la première fois en 1878 dans la IHàlio. teca mexicana, par les soins d'Orozco.

Coffre de Péroté. Sa hauteur et d*où lui vient son nom, 4.

Colhcagan (Ville de}. Est désignée par Moteuczoma II pour fournir le nécessaire à Tentretien des vieux soldats, 62.

CoLHUAGAN (Royaumc de), 13. (Voir AkoOiuas.)

Le royaume de Colhuacan ou d'Alcolhnacan, qui eut pour capitale la ville du même nom, puis Texcoco, ne le cédait guère en puissance à Tempire aztèque, et, sous plusieurs rapports, lui était supérieur eu civilisation. Ses habitants, de mœurs pacifiques, cultivaient les arts et redoutaient leurs sanguinaires voisins. Les historiens du Mexique, à tort croyons-nous, ont toujours voulu faire marcher de front l'histoire des Aztèques, des Tépanèques, des Coihuas, des Alcol-» huas, des Tlaxcaltcques, etc. Or, comme ces peuples adoraient les mêmes dieux et parlaient la même langue, la ressemblance des noms employés a produit d'inextricables confusions. C'est afin d'éviter cette source de confusion que nous avons entrepris d'écrire l'histoire spéciale des Aztèques, en les isolant des nations leurs voisines. Les Coihuas ou Alcolhuas méritent qu'un écrivain moderne, reprenant Tœuvre dlxtlixochitl, les mette à leur tour en lumière.

CoLHCAS. Leur arrivée dans FAnahuac, 22 ; — exigent des tributs des Aztèques, puis réclament leur aide, 32; — s^efTrayent des sacrifices humains des Aztèques, 33.

Dans les Coihuas, Alva Ixtlixochitl voyait les descendants des Toltèques.

CoLiMA. Lieu de séjour des Aztèques dans leur seconde migraliou, 31. Colomb (Christophe). Croit aborder aux Indes alors qu'il découvre FAmé-

rique, 25.

Colonne. Forme que lui donnaient les Aztèques, 252. Colorado (Rio). Son cours, 5.

Les rives du rio Colorado, ou fleuve Rouge mexicain, ainsi que celles de ses affluents, le Virgen, le Mohave, le Gila, etc., sont couvertes de ruines, parmi lesquelles on cherche le point de départ des tribus nahoas.

CoMALLi. Son usage, 217.

Commerce. Commence par la vente du poisson péché dans les lacs et devient

très important, 97 ; — est protégé par les souverains, 197 ; — nul sur les

côtes, 203. Conquérant ANONYME, 60, 63, 99, loi, 181, 183, 253.

On qualifie du nom de Conquérant anonyme Tauteur inconnu d'un écrit sur le Mexique, publié en 1606. Sans s'occuper des faits de guerre auxquels il prit part, ce soldat de Cortez donne de précieux renseignements sur le peuple qu'il aida à vaincre.

CoPAL. Résine qui servait d'encens, 107.

CoPAxoGOTL. Fruit qui remplaçait le savon, 222.

CopiLLi. Couronne des souverains, 43; — ses formes, 133.

D'après Torquémada, le copilli avait une forme pyramidale, et ressemblait, vu de face, à une mitre d'évèque. Son nom lai venait de deux rubans qui réunissaient en anière ses extrémités, rubans tissés d'or ou d'argent, ornés de peintures ou garnis de plumes. Du reste, les manuscrits idéographiques donnent de nombreux spécimens de cette coiffure. (Voir notre figure 15.)

Cordillère. Ses plateaux, 3 ; — ses volcans et ses divisions, 4 ; — aspect

général, 9.

Cortez (Fernand). Donne au Mexique le nom de Nouvelle-Espagne, 1 ; — Décrit un des repas de Moteuczoma-Xocoyotziii, 58 ; — Ménageries de Moteuczoma, 60; — Décrit le grand temple, 99; — prend un étendard aztèque, 181 ; — vante le jardin de Cuitlahuatzin, 191; ^ mentionne des monnaies, 200 ; — décrit le mur d'enceinte du grand temple, 205 ; — fait tailler des émeraudes, 2M ; — décrit le théâtre de Mexico, 228 ; — sz sert d'une carie aztèque, 238. Le conquérant du Mexique naquit en 1485 à Médellin, dans FEstramadure. II s'embarqua pour TAmérique en 1504, comme officier de fortune. Mis par Diego Velazquez, gouverneur de Tilc de Cuba, à la tête d'une flotte ayant pour mission de découvrir de nouvelles terres, il aborda au Mexique en 1519, près de la moderne ville de Tabasco, et conquit rapidement l'empire de Motenczomall. Nommé gouverneur de la vaste contrée que l*E8pogne devait & son audace et à ses talents, Cortez, calomnié, fut rappelé à Madrid et mourut en 1547, presque oublié. On possède de lui quatre longues lettres à Charles-Quint, lettres qui, outre qu'elles rapportent les principaux événements de la conquête du Mexique, contiennent de nombreux détails sur les mœurs de ses habitants.

Costume. Pièces qui le composaient dans Faccoutreraent des deux sexes, 219.

Le costume des modernes Indiens du Mexique est encore, & quelques détails

près, ce qu'il était au temps de Moteuczoma. Lo seule modification importante

qa*il ait sabie consiste dans le caleçon venant à mi-cuisse^ lequel remplace aujourd'hui Tancienne ceinture nommée maxatl.

Il est & remarquer que tous les Indiens d*un même village portent un vêtement de forme identique, vêtement qui parfois ne se distingiie de celui des villages voisins du leur que par des modifications insignifiantes, ou par la couleur des étoffes. Le changement de coupe de ces vêtements indique toujours à coup sûr un changement de race ; il y a là des lignes de démarcation qu'il serait intéressant d'étudier. Un album dans lequel serait reproduit, avec tous ses détails d'ornements et de couleurs, le costume porté par les Indiens de chacun des villages mexicains, éclairerait certainement d'un jour inattendu mille points obscurs du passé. Ce recueil de précieux renseignements ethnographiques, je regrette chaque jour de ne l'avoir pas formé.

CoTaN. Cultivé sur le littoral des deux océans, 2.

L'usage du coton, comme plante textile, fut légué par les Toltéques aux peuples de l'Anabuac. L'espèce cultivée par les Aztèques semble avoir été le Gossipium herbaceum.

Couleurs. Leur préparation et leurs usages, 239.

CouROUGOU. Commun dans les Terres tempérées, 10.

Le couroucou {Trogon massena) est lun des fameux oiseaux dont les Aztèques recherchaient le plumage pour leurs travaux de mosaïque, et qu'ils nommaient quétzalli ou quéchalli.

Courriers. Comment ils communiquaient au peuple la nouvelle qui Tinléressail, 135; — distances qu'ils franchissaient, 136; — étaient dressés par des prêtres, 136.

Courtisanes. Châtiment qu*on leur infligeait, 169.

Course a pied. Divertissement en honneur, 233.

CoxGox. Seul homme sauvé du déluge, d'après la cosmogonie aztèque, 75; — une colombe apprend à ses enfants à parler, 75.

CoYALPAN. Ville tributaire de la Zapotèque, 139.

CoYOLXAUHQUi. Sœur de Huilzilipochtli, 90.

CozAMALOAPAM. Tribut qu'elle payait à la couronne, 140.

Cozamaloapam, que le Papaloapam inonde chaque année dans ses crues, et que peuplent aujourd'hui des mulâtres et des Zambos, était autrefois un centre important. Deux pyramides, hautes de 10 mètres environ, se dressaient encore, il y a une vingtaine d'années, & son extrémité orientale. Dans Tune de ces pyra> mides, détruite sous mes yeux, j'ai recueilli plusieurs objets en terre cuite.

CozGAGUAHTLi. Seizième jour des mois aztèques, 39.

Crâne (Déformation du). Peu usitée chez les Aztèques, 26.

Crémation. Comment on y procédait, 149.

Cristal de rogue. Fourni à titre de tribut à la couronne, 140 ; — servait à

la confection des pierres de bouche et d'objets de fantaisie, 21 1 . Croix de Tlalog. N'est qu'une transformation des attributs du dieu des

eaux, 86.

Crotales. Communs dans les Terres chaudes, 10. CuAGHiGTiN. Insignes qui les distinguaient, 176. Cuauhamatl. Papier des manuscrits idéographiques, 239.

CuAUHCALLi. Prison en forme de cage, 17-4.

GuAUHi^AHUAG OU QuAUHANAHUAG. Ses Tuines faussemeni considérées comme

d'anciens monuments aztèques, 20 ; — les Tlahuicos s'établissent dans

la vallée du même nom, 22.

Du nom de cette ville, située sur la frontière de la vallée d*Auahuac et du pays des Tlahuicos, les Espagnols ont fait celui de Cuemavaça.

CoAUHTiN. Grade militaire, 176.

GcAUHTÉMOTziN. Onzième et dernier roi aztèque, 66 ; — combat avec énergie les Espagnols, 66 ; — supplice que lui inflige Cortez et sa mort, 66.

CuAUHTiTLAN (Ville dc) . Célèbre par un miracle de Quétzacoatl, 82; — comment on y célébrait la fête du feu, 121.

CuAUHTLi. Quinzième jour des mois aztèques, 39.

GuAUHXiGALLi OU PIERRE DU SOLEIL. Scutpté par Ordre de Moteuczoma, 49.

Aucun des anciens monuments aztèques n*a, croyons-nous, plus préoccupé les archéologues mexicains ou étrangers que les mystérieuses pierres cylindriques dites « des sacrifices ou du soleil », longtemps confondues, en dépit de leur forme qui devait prémunir contre cette erreur, avec celles sur lesquelles on exécutait les victimes offertes aux dieux. Le problème, étudié pendant un siècle, ne Taura pas été en vain; car des travaux de Humboldt, de Gania, de Chavéro, d'Orozco, est enfin sortie la lumière. Il est prouvé aujourd'hui que, dans les monolithes de forme cylindrique confondus sous le nom générique de « pierres du soleil », il ne faut plus voir des autels à sacrifices, mais des monuments religieux ou historiques dont les bas-reliefs^ autrefois enluminés, représentent soit des cérémonies du culte, soit les conquêtes des souverains qni les ont fait sculpter. Leur nom véritable est cuauhxicalli (pierre d'aigle).

Le cuauhxicalli religieux, ou téocuauhxicallù est couvert jusque sur sa face supérieure de sculptures qui représentent des dieux et des cérémonies de leur culte. Dans ceux que Tézozomoc nomme cuauhxicalli xiupilli cuauhtliécatly une cavité profonde, creusée à leur centre, servait à recevoir le cœur des victimes sacrifiées dans les fêtes solennelles. Quant au cuauhxicalli proprement dit, c'était une grande pierre taillée en forme de meule, sur laquelle on sculptait un soleil entouré de rayons, et ces ornements servaient de rigoles au sang dont on arrosait Timage de l'astre. Sur le cordon de ce cylindre, on représentait," en général, des faits de guerre.

Au résumé, le cuauhxicalli était un monument consacré au soleil ; mais, en même temps, il servait à perpétuer les actions guerrières du souverain qui l'édifiait. C'est ainsi que les spirales de la colonne Trajane, par exemple, racontent les épisodes des guerres romaines du Rhin. Le Musée d'ethnographie du Trocadéro possède un beau moulage du cuauhxicalli de Tizoc, pierre qui fut découverte le 17 décembre 1791 à l'encoignure de la rue des Marchands, h Mexico j et sur laquelle le victorieux souverain est représenté vêtu des insignes de Hnitzilipochtli.

CuAUXiCA/.Li. Ossuaire où les os étaient simplement amoncelés, 102. CuAUxiCALGO. Ëdidé par Moteuczoma llhuicamina, 49; —- servait de retraite

aux souverains pour leurs dévotions, 102.

Cuba. Parenté de ses habitants avec les Mayas, 15. CuÉiTL. Partie du costume des femmes, 220.

CuETZPALLiN. Quatrième jour des mois aztèques, 39.

CuiTLAHUAG. Villc située dans une ile du lac de Ghalco, 02.

Guitlahuac fat conquise par Itzacoatl. Ses habitants^ renommés pour leur courage, se défendireut avec énergie.

CuiTLAHUATziN. Dixième roi des Aztèques, 66 ; — répare les fortifications de

Mexico, 66 ; — meurt de la variole, 66.

GuiTLAQUÈs. Un des anciens peuples de TAnahuac, 24.

Les Guitlaquès, ou Guitlaques, habitaient, près de l'océan Pacifique, les bords du rio Mexcala.

Cuivre. Ne fut employé qu*après Tor et l'argent, 247.

L'exploitation du cuivre par les Aztèques, longtemps mise en doute, est aujourd'hui prouvée par les objets fabriqués avec ce métal qui figurent dans le Musée national de Mexico, à savoir un ientetl, un disque, des aiguilles, une médaille gravée et un instrument aratoire. Du reste — le fait est noté dans plusieurs peintures idéographiques — certaines villes fournissaient aux souverains de Mexico, à titre de tributs, des haches et des grelots en cuivre. En outre, on a récemment découvert, dans l'État de Guerrero^ une ancienne mine de ce métal avec des traces indubitables d'exploitation.

Les peuples d'Amérique, de môme que ceux de l'ancien continent, ont employé de bonne heure le cuivre et l'étain ; mais, chez eux, l'exploitation de ces métaux a été précédée par celle de l'argent et de l'or.

Danses. Étaient très variées, 231 ; — lieux où elles s'exécutaient, 231 ; —

leur ordonnance, 231 ; — étaient accompagnées de chants, 232. DÉcr.ARATiONS DE GUERRE. Gomment on y procédait, 182. Demi-dieux. Leur naissance et par quel moyen ils créèrent des hommes, 78 ;

leur mort, 70.

DiAz DEL Gastillo (Bemal). A décrit le grand temple, 99; — rapporte que les comptes des impôts étaient tenus à l'aide de peintures, 134 ; — son souvenir de la trompe de Guauhtémotzin, 482; — parle du jardin d'istapalapan, 191; — jeu du toloqué, 235; — admire les palais de Moteuczoma, 253.

Dioz del Gastillo, un des héroïques compagnons de Gortez, est l'auteur d'une Histoire véritable de la conquête de la Nouvelle-Espagne, publiée à Madrid en 1633. Dans cet ouvrage, traduit en français par le docteur Jourdanot, puis plus récemment par M. de Hérédia, Diaz donne de précieux renseignements sur ce qu'il a vu et sur les faits auxquels il a pris port. Divorce. Ganses pour lesquelles on pouvait l'obtenir, 168. Domaines. Avaient pour origine des dons royaux, 138.

Écaille. Objet de commerce dans les Terres chaudes, 2.

L»s Aztt'ques savaient travailler l'écailIe. J'ai relire d'un tombeau découvert dans la vallée d'Orizava, près du rio Blanco, une bague taillée dans cette substance. La forme de cet anneau rappelle celle des bagues dites chevalières.

Éclairage. Se faisait à l'aide d'insectes ou de torches, 221. Écoles publiques. Étaient établies près des temples et régies par des prêtres, 1G2.

TABLK ANALYTIQUE. ^70

Édugatioïy. Soins dont elle était Tobjet, 153 ; — conseils d'un père à son fils ; 157 ; — conseils d'une mère à sa fille, 160 ; — dirigée par des prêtres, 1G2.

Ehégatl. Second jour des mois aztèques, 39.

Ehégatonathiu. Son extinction livre la terre à la fureur des vents^ 72.

Élection des rois. De quelle façon on y procédait, 131.

ÉLOQUENCE. Était en honneur, 226 ; ~ aidait à parvenir aux plus hauts emplois, 227.

Embuscades. Faisaient partie de la stratégie aztèque, 184.

ÉMERALDES. Ce qu'clles représentaient à Tcnterrement des nobles, 150 ; — servaient à la parure des souverains, 210 ; — envoyées en Europe par Cortez, 211.

ExNGENsoiRS. Leurs formes et de quelle matière on les fabriquait, 107.

Enfants. Sacrifiés à Tlaloc, 87.

Enterrements. Cérémonies qui les précédaient, 148 ; — variaient selon le genre de mort, 148 ; — des souverains, 150.

Epcoatl. Temple des Tlaloques, 101.

Esclavage. Ses différents degrés, 171 ; — ses causes volontaires, 172.

Esclaves. Recouvraient momentanément leur liberté durant la fôle de Tezcatlipoca, 125; — étaient de différentes sortes et comment on procédait à leur

' vente, 171.

Espions. Nom qu'on leur donnait, 183 ; ~ étaient richement récompensés, 183.

ÉTAiN. Les Aztèques savaient l'allier au cuivre, 249.

Étendards. Leur forme et leurs ornements, 181.

Les étendards aztèques — pamitl — se composaient d'une forte hampe pourvue d*un morceau d'étoffe rayé de bandes transversales, le plus souvent au nombre de cinq. Parfois un panache, et même une plume, surmontaient ladite hampe. L'étendard spécial à HuitzilipochUi (espamitl, ou bannière de sang) représentait un serpent.

Étoffes. Matières qui servaient à les confectionner, 212 et 220.

Les sépultures quichuas livrent souvent à ceux qui les explorent des lambeaux d'étoffes; dans les tombes aztèques on n'en trouve jamais. C'est donc simplement par les écrits des missionnaires, ou en examinant les tissus que fabriquent aujourd'hui les Indiennes & l'aide de métiers dont la forme et le mécanisme- sont évidemment antérieurs & la conquête espagnole, que nous pouvons nous faire une idée de la finesse des tissus que produisait l'industrie des anciens peuples du Mexique. Je dis la finesse, car ni la plume, ni le poil du cerf, ni celui du lièvre et du lapin ne sont pins mis en œuvre, ils ont été remplacés par la laine du mouton. Toutefois la trame et les dessins bizarres dont la femme aztèque moderne a le secret, datent certainement du temps de Moteuczoma. Nombre de ces tissus, par le mélange des couleurs et Taspect, ont nu oir indéniable de parenté avec les anciens tissus péruviens; c'est là une particularité sur laquelle nous appelons l'attention des ethnographes.

Etzacualitzi. Sixième mois de Tannée aztèque, 39.

On célébrait, dans ce mois, la troisième fête annuelle de Tlaloc. Le jour de cette solennité, chacun était tenu de manger une bouillie nommée élzaUi,

Fernandez (Bénédicte). Détruit une idole taillée dans une émeraude, 98.

FÊTE. De la rénovation du feu,. ii9 ; — de Tezcailipoca, 124; — de Huitzili* pochlli, 126.

Feu. Façon de le produire, 120 et 223 ; — était entretenu en permanence dans les temples, 221.

Feu (Fêle de la rénovation du). Ses particularités, 119 ; — comment on la célébrait à Gnauhtitlan, 121.

Flèches. Gomment on les fabriquait, 179.

Les flèches fabriquées dans TaBnée se déposaient dans nn arsenal on temple nommé Tlocochcalcoacatlyacapan.

Forêts. Soins que Ton prenait de leur conservation, 192 ; — à peu près détruites sur le plateau central et autour des villes, 192. Fossiles. Pris par les peuples de l'Amérique pour des restes humains, 14. Fortifications. Étaient de plusieurs sortes, 185. Fuseau. Employé par les ouvriers tisserands, 212.

Les fuseaux aztèques, que Ton rencontre fréquemment dans les tombeaax, sont en général des rondelles en terre cuite percées d'un trou central dans lequel on introduisait une tige de bois. J'en ai découvert quelques-uns taillés dans de Tagate ou du cristal de roche ; il en existait en or.

GÉANTS. Premiers habitants du Mexique, 14.

GÉNÉRAUX. Gomment on les classait et quels étaient leurs insignes, i 76.

Gladiateurs (Gombats de). Pierre que fait sculpter pour cet usage Huéhué

Moteuczoma, 49 ; — description de ces sacriflces, 117. Goatzagoalgo ou Huatzagoalco (Province de). Gontrée où disparut Quétza-

coatl, 82.

Cette province occupait la partie occidentale de F isthme de Téhuantépec. Son nom, qui signifie a serpent caché », serait une allusion & la disparition de Quétzacoatl.

GoMARA (Francisque Lopez de), 63, 149, 211.

Sous la dictée en quelque sorte des conquérants du Mexique, Gomara écrivit une Histoire de la Nouvelle-Espagne^ qui fut imprimée à Saragosse en 1554. Il s*occupa, le premier, de la religion, des rites, des lois et du calendrier des Aztèques.

Grand temple. Gommencé par Tizoc, 51 ; — achevé par Ahuitzotl, 52 ; — ses dimensions, 99 ; — sanctuaires qui le couronnaient, 100 ; — temples secondaires renfermés dans son enceinte, 101 ; <— ses jardins, 102.

Glavigéro déclare que l'un des deux sanctuaires qui couronnaient le grand temple était dédié à Tezcatlipoca; toutefois, d'après une figure du Codex Ramirez, c'est bien à Tlaloc, représenté avec quelques-uns de ses attributs, que cet édifice était consacré. Du reste, Tezcatlipoca était un dieu toltèque et Tlaloc un dieu purement mexicain.

Grijalva. Découvre le Mexique^^ 13.

Chargé par Diego Velasquez, gouverneur de Tile de Cuba, d'aller reconnaître le Yucatan, Jean de Grijalva poursuivit sa route vers l'ouest et découvrit le Mexique, dont il longea la côte jusqu'au point où se dresse aujourd'hui le fort d'UUoa.

GaoTTES. Lieu de sépulture des Ghichimèques^ 152.

GuAGO ou HuAGO. Faisait partie de la matière médicale aztèque, 214.

Le Mikania guaco, vanté comme spécifique de la fièvre jaune, du venin des crotales et enfin du choléra, est un simple sudorifique aromatique. Les voyageurs qui racontent que les Indiens enduits du suc de cette plante deviennent invulnérables aux suites de la morsure des crotales ont été dupes d'imposteurs, ou victimes de leur propre crédulité.

GuANAXUATO. Située à la naissance de la sierra Madré, 4; — ses mines, 4. GoATÉMALA. Peuplé par les Toltèques, 20.

Les Aztèques venaient d'asservir le Guatemala, lorsque les Espagnols débarquèrent & Tabasco.

GuATiMOTZiN. (Voir CuavJUémotzin.)

Guerre. Ses causes ordinaires et façon dont on la déclarait, 182 ; — n'admettait pas les surprises, 183.

Haches. Signe de libération des corvées, 139.

Haïti. Ses habitants furent en communication avec le Yucatan, 15.

Hamateugtli. Protectrice des matrones^ 95.

Hamy (Docteur E.-T.). Son opinion sur Thomme primitif au Mexique, 14 ; — sa lecture d'une tablette chronographique appartenant au musée d'ethnographie du Trocadéro, 51 ; — étude sur la croix de Tlaloc, 86 ; — cimetière du Popocatépetl, 87.

Hernandez. a décrit les productions naturelles du Mexique, 226.

Hemandez, médecin de Philippe II, fut envoyé par ce prince au Mexique avec mission d'étudier les productions naturelles de cette vaste contrée. Hernandez s*éclaira des lumières et de Texpérience des médecins aztèques, et écrivit un volumineux ouvrage dont le Napolitain Nardo Recchi fit un abrégé. Cet abrégé, publié en espagnol & Mexico, en 1615, par le dominicain Ximenez, parut ensuite en latin à Rome, en 1651. Les manuscrits d*Hemandez, déposés à la bibliothèque de TEscurial, n*ont pas encore été publiés intégralement.

Hbrrera (Antonio de). 63.

Nommé par Philippe II d'Espagne historiographe des Indes occidentales, Herrera a écrit une Histoire générale des actions des Espagnols dans les îles et sur la terre ferme de l'Océan, ouvrage publié à Madrid de 1601 à 1615. Tout ce qui, dans son travail, a trait aux Aztèques, est emprunté à Olmos, à Acosta et à Oomara.

Héritages, Coutumes qui les régissaient, 138.

Hiéroglyphes. Plusieurs équivalaient à des lettres, 241.

Les hiéroglyphes aztèques procédaient par synecdoches, par méton3rmie8, par métaphores ou par énigmes. Ainsi, un bouclier ou un paquet de flèches signifiaient la guerre ; Tannée se représentait par une touffe d'herbe ; un tigre figurait le courage, etc., etc. Il nous faudrait entrer dans des détails que ne comporte pas cet ouvrage rien que pour donner une idée de cette écriture figivative, très distincte, dans ses procédés, de celle des Égyptiens.

HoMiGiDE. Châtiment qu^on lui infligeait, 168. Huatépeg ou HuAXTéPEG. Célèbre par son jardin, i92.

â82 LES AZTÈQUES.

HcATUSGO. Ruines de sa forteresse» 186.

HuAXAYAGAG. Tribut qu'elle payait à la couroiine, 139. Aujourd'hui Oajaca.

HuÉuuÉTLÉ. Inslrumenl de musique, 229.

HuÉiTÉGUiLHDiTL. Huitième mois de Tannée aztèque, 39.

Duraut C3 mois, où le maïs commençait à mûrir, on fêtait la déesse Centéot sous le nom de Xilonem, Les nobles distribuaient alors à leurs vassaux des bouillies préparées avec les épis nouveaux, et donnaient de grands banquets.

HuÉTOPixQCi. Grand prêtre de l'empire, i06.

HuÉiTLATOANi. Titre donné à Moteuczoma-Xocoyotzin, 58.

HuÉiTOzOTLi. Quatrième mois de l'année aztèque, 39.

C'est pendant ce mois, qui devait son nom au jeûne observé par toute la nation, que se célébrait la fête de la déesse Cinteutl. Ce jour^là, chacun se piquait, à l'aide d'épines d'agave, les oreilles, les paupières, le nez, la langue, les bras, les cuisses, comme expiation de ses fautes. On imprégnait du sang qui coulait de ces blessures des rameaux de plantes que l'on suspendait à sa porte, comme preuve de la pénitence à laquelle on s'était soumis.

HuÉi TzoMPATLi. Principal ossuaire du temple, 103.

HuÉPiLLi. Partie du costume des femmes, 220.

Le huépilli, à l'usage duquel les Indiennes n'ont pas renoncé, permet de distinguer, par sa forme ou par les broderies dont il est orné, le village auquel appartient celle qui le porte. Le huépilli des Indiennes de Téhuantépec, celui des femmes d'Amatlan (lig. h) et enfin celui des femmes de San-Andrès Tuxtia, sont les plus originaux et les plus luxueux de ces vêtements.

HuKXOThNGO ou HuÉxoTziKGO (République de), 13.

La république de tluéxotinco était, de même que ses voisines, Cliolula et TIaxcala, régie par des nobles. Les capitales de ces États se trouvaient situées dans un rayon de 5 lieues environ, mais leurs possessions s'étendaient bien audelà de cette limite.

lluiTZAGHTLA (Mont). Licu où s'allumait le feu nouveau, 120.

HuiTziLiHUiTL. Élu rol des Aztèques, 43 ; — devient le gendre du roi des Tépanèques et améliore la situation de ses sujets, 44 ; — est forcé de se soumettre à Maxatia, 44 ; — concède aux nobles la prérogative d'élire les roiSy 45.

lUnTziLiPOGno. Source dont Ahuitzotl amène les eaux à Mexico, 52*

Heitzilipoghtli. Veut être porté en litière, 30 ; — ordonne aux Aztèques de prendre le nom de Mexicains, 30 ; — on lui élève un temple et on lui sacrifie un Coihua, 34 ; — ordonne de diviser Ténochlitlan en quartiers, 35 ; — son grand prêtre gouvernait, 42 ; — était né, d'après les Nahoas, sous la forme d'un squelette, 69 ; — ses créations de concert avec Tezcatlipoca, 69 ; — frappe un rocher de son bfiton et fait naître les Chichimèques-Otomies, 71 ; — voit, après la création des hommes, ses os se couvrir de chair, 71 ; ^* était la divinité la plus honorée par les Aztèques, 88 ; — prodiges qui, d'après la cosmogonie aztèque, signalèrent sa naissance, 89 ; — idole qui

le représentait dans le grand temple, 80 ; — particularité de sa fôte principale, 126.

Deux étyinologies sont eu présence pour le nom de Huitzilipochtli. D'après les uns, ce nom serait composé de huitziiin, oiseau-mouchp, et de tlahuipochtii, nécromancien, et, selon les autres, de huitzilin et d^opochotli, main gauche de plumes brillantes, allusion à la touffe de plumes dont le bras de lidole était paré.

HuiTziTON. Entraîne les Aztèques hors de leur pays natal, 20.

Huitziton. de môme que ses successeurs, prétendait recevoir directement de Huitzilipochtli les ordres qu il transmettait à la tribu. 11 est considéré par quelques historiens comme ayant été Huitzilipochtli en personne.

HuiXTOGiHCATL. Protectrlce des saulniers, 92. HuMBOLDT. Ses divisions agricoles du Mexique, 3.

IcHGAHUiPiLLi. Guirasse de coton qui résistait aux flèches, 179. IcHCATLAN. Façon dont ses habitants choisissaient une épouse, 148; — comment on y châtiait la femme adultère, 168.

iLAGATZfUHQUK. Vêtement douné comme récompense aux soldats, 178. iLHLiGATiTLAN. Temple de la planète Vénus, lOi. I.NGESTE. Était puni de mort, 169.

Indes. Colomb croit y avoir abordé, 25.

Indigotier. Ne pousse plus, au Mexique, au-delà d*une hauteur de 800 mètres, 3. Plusieurs plantes fournissaient aux Aztèques la couleur bleue ; la principale était Yindigofera anil^ qu'ils nommaient xiuhquilipitzahuac.

Irrigation. Très usitée par les agriculteurs aztèques, 189.

Au pied du mont Saint-Gristoval, dans la vallée d*Orizava, se voient de larges plates-formes qui, se succédant, descendent jusque sur les rives du rio Blanco. Ces immenses travaux de terrassement, longs de plus de 1 kilomètre, m avaient été signalés comme d^onciennes fortifications. Un examen attentif m'a convaincu que je me trouvais en face de plans inclinés destinés à faciliter I écoulement de rigoles d'irrigation. Ces rigoles, la charrue des modernes Indiens en efface chaque jour la trace et nivelle le terrain ; le cultivateur moderne se montre ici moins intelligent que l'ancien.

IsTÉPEG. Peine qu'on y infligeait à la femme adultère, 108.

Itzagoatl. Quatrième roi des Aztèques, 46 ; — met fin à la suprématie des Tépanèques sur son peuple, 46 ; — s^allic à Nézahualcoyotl, 46 ; — réussit à vaincre Maxatla, 46 ; —- confirme les privilèges de la noblesse, 46 ; — mérite le nom de Grand, 47 ; — embellit Mexico, 47 ; — fait brûler les peintures historiques antérieures à son règne, 47.

Itzcuintli. Dixième jour du mois «izlèque, 39.

Le mot Uzcuintii, passé dans la langnc hispano-mexicaine, désigne bien le chien; mais quel animal désignait-il chez les Aztèques, auxquels le chien était inconnu? Serait-ce le téchichi, dont la disparition est si étrange ?

Ivresse. Sévèrement punie, 170 ; — invoquée comme excuse des crimes, 171. IxGUiNA. Un des noms de la déesse TlazoUéotl, 93.

IXTÉOGALÉ. Yiclime offerte & Huitzilipochtli, 128. IxTLiLTON. Guérissait les enfants malades, 93. IxTLixoGHiTL. A écrît une histoire des Ghichimèques, 245. IzcALLi. Dix-huitième mois de Tannée aztèque, 39.

Le véritable sens du nom de ce mois est incertain. D'après Torquëmada, il

signalait la a résurrection » du printemps. C'est durant le mois izcalli que Ton

célébrait la fête du feu.

IzGOZAUHQUi. Un des noms de Xiutécuhtli, 87.

IzTAGGiNTEUTL. Quelies victîmes on y sacrifiait, lOf .

IzTAMAL. Fondée par les Mayas, 15 ; — ses ruines» 16.

IzTAMifA. Amène les Mayas des Antilles au Yucatan et fonde la Tille dlzta-

mal, 15.

IzTAPALAPAM. Ghaussée aboutissant & Mexico, 63. IzTAGGiHUATL. Sa bauteur et signification de son nom, 4.

Jalap. Employé par les médecins aztèques, 214.

Les forêts de la Terre tempérée des côtes de FAtlantique sont enyabies par de nombreux convoivulm jalapa; mais les tubercules de Vipomea orizavensis possèdent seuls les énergiques propriétés drastiques que connaissaient les Aztèques.

Jamaïque. Un des points de départ de la nation maya, 15.

Jardins. Très appréciés par les nobles, 191 ; — description de celui d'îztapalapam et de celui de Huaxtépec, 19i.

Jeune. Etaient fréquents, 108 ; ^ détail de celui du grand prêtre dans les calamités publiques, 124.

Jeux. Peu nombreux, 233 ; — jeu de balle, 234.

Joailliers. Savaient tailler les pierres précieuses, 210; — quels matériaux ils employaient, 210.

Jours. Leurs noms et leurs divisions, 40.

Juges. Leur hiérarchie, 165; — biens attachés à leurs charges, 166 ; — devaient, dans certains cas, prendre l'avis du souverain, 166.

Justice. Gomment elle se rendait, 165.

Lagandons. Ruines qui couvrent le pays occupé par ces Indiens, 16.

Langue aztèque. Son alphabet, 223 ; — son orthographe, 224 ; — formation

du pluriel el des genres, 224; — manque de superlatifs, de comparatifs et

se prête aux mots composés, 225 ; — sa richesse, 225. LÉGISLATEURS. Furcut d'abord des prêtres, puis des souverains, 167. LiQUiDAMBAR. (Voir Styrox).

Lois. Édictées par les prêtres, puis par les rois, 167 ; — étaient rudes, 167 ;

— se modifiaient chez Iles peuples qui devenaient vassaux de Tempire, 172. LoRiLLARD-GiTT. Ville morte du pays des Lacandons découverte par M. D.

Gharnay, 16.

Magahuitl. Sa forme, 180 ; •» remplaçait notre épée, 180 ; — se portait attaché au bras, 181.

Maguigalli. Lieu où Ton sacrifiait tes espions, lOf •

Magcey. Mot de la langue des tles pour désigner i^agavé, 193.

Maïs. Façon de le semer, 190; — pain qu'il servait à préparer, 217.

Après Tagavé, le centli, ou mais, était la plante dont les Aztèques tiraient le plus de produits. Outre le pain que leur fournissaient les semences de cette graminée, ils mangeaient, avant qu*ils fussent complètement mûrs et sous le nom d'élotlsj ses épis préalablement grillés. Les bouillies ou atolliSf les boissons vineuses ou chickas qu^ils préparaient par la cuisson ou la fermentation des semences se comptaient par douzaines. Enfin, de la tige de la plante, ils savaient e3ctraire du sucre cristallisé.

Majorais. A quelle époque ils prirent naissance, 138.

Maléfices. Exposaient à la peine de mort ceux qui les employaient, 170.

Malinallt. Douzième jour des mois aztèques, 39.

Malinalli est un nom que donnèrent les Aztèques à llndienne du Goatza-

coalco qui servit d'interprète à Gortez et qu'il At baptiser sous le nom de Marie,

Peu & peu, ce nom servit à désigner Gortez lui-même. Les Espagnols écrivent

et prononcent Malinchi; les Indiens modernes Malinché ou âialintzin.

Mappe. Nom donné aux manuscrits idéographiques, 239.

Marchés. Existaient dans toutes les villes, 198; — ceux de Ténochtitian, 198;

— marchandises qui s'y vendaient, 199; — strictement surveillés, 200. Masques. Couvraient, dans les fêtes, le visage des idoles, 210.

Les masques aztèques, taillés dans du bois ou de la pierre, servaient non seulement aux soldats pour se rendre plus terribles aux yeux de l'ennemi, mais les prêtres en couvraient le visage des idoles et s*en servaient eux-mêmes dans les cérémonies. Les casques qui représentaient des têtes do tigres, de serpents, d'oiseaux de proie, de caïmans, d'animaux fantastiques, étaient de véritables masques.

11 est à remarquer que les Indiens modernes, dans les fêtes religieuses, se cachent volontiers le visage sous des masques grotesques. G'est là un reste évi« dent des coutumes de leurs ancêtres.

Mastodontes. Leurs débris fossiles pris pour des squelettes de géants, 14. Matière médicale. A fourni plusieurs médicaments à TEurope, 214. Matlacuté (Mont). Dominait la capitale des Tlaxcaltèques, 23.

Le mont Matlacuyé se nomme aujourd'hui la Malinché,

Maxatl. Partie du costume aztèque, 219.

Maxatla ou Maxatlon. Usurpe le trône d'Alcolhuacan et insulte les Aztèques, 45 ; — enferme Quimalpopoca dans une cage de bois, 45 ; — est vaincu par Itzacoatl et le prince Nézahualcoyotl, 46.

Mayas. Leur pays d*origine, 15 ; — leur influence sur le continent dont ils occupaient la grande presqu^ile et à quelle époque ils apparurent, 15 ; — similitude de leur langue avec celle des peuples des Antilles, 15 ; — eurent pour chef Iztamna, puis Votan, 15 ; — inventent un calendrier, 19.

Matapan. Ses ruines marquent la décadence de Tart maya, 16.

Mazahuas. Étaient une tribu des Otomites, 23.

Mazatl. Septième jour des mois aztèques, 39.

Méguuagan ou Méghoacak (Royaume de). Peuplé d'abord par les Tarasques, 18.

Dans le royaume de Méchuacan (lieu de pèche), la couroune était héréditaire. Ce pays avait pour capitale TzintzoDtzan, ville bâtie sur la rive du lac Patzcuaro, et à laquelle les Mexicains donnaient le nom de HuitziizUa.

D'après le Codex Ramirez, lorsque les Aztèques, durant leurs pérégrinations, trouvèrent le Méchuacan et s'arrêtèrent sur les bords du lac Patzcuaro, nombre d entre eux, frappés de la fertilité du sol qu'ils foulaient, demandèrent à leurs prêtres si ce n'était pas là cette Terre promise que Ton cherchait depuis si longtemps, attendu qu'ils la trouvaient belle et seraient heureux de l'habiter. Le lendemain, tandis que ces admirateurs du Méchuacan se baignaient dans le lac, leurs compagnons, obéissant a un ordre que leur avait donné Huitzilipochtli durant leur sommeil, se remirent en marche en emportant les habits des baigneurs. Ceux-ci, indignés de ce procédé, s'établirent dans le Méchuacan. Ils changèrent par la suite de langue et de coutumes, reniant, par rancune, leur origine et leur nationalité.

Médecins. Vantés par les Espagnols, 213; — n'élaient pas de simples empiriques, 213 ; — pratiquaient la saignée, 214 ; * cérémonies dont ils accompagnaient Texercice de leur art, 214.

Ménageries. Établies à Mexico par Molcuczoma-Xocoyolzin, 60 ; ~ animaux qu'elles renfermaient, 60.

Mendiants. Soumis à une taxe honteuse par Moteuczoma II, 64.

Mendoza (Antonio de), 41, 42, 139.

Don Antonio de Mendoza, premier vice-roi de la Nouvelle-Espagne, gouverna ce pays de 1535 à 1550. Homme instruit, il fit réunir une collection de soixantetrois peintures idéographiques, les fit traduire ou expliquer, et les expédia à Charles-Quint.

Le navire chargé de ce trésor tombo au pouvoir d'un corsaire français, et les manuscrits destinés à l'empereur Charles furent achetés par le cosmographe du roi Henri 11, André Thévet, qui, ayant visité le nouveau monde, s'intéressait à tout ce qui s'y rapportait.

A la mort de Thévet, les précieuses peintures furent vendues par ses héritiers à l'aumônier de Tambassade d'Angleterre, Uakuyt, qui les emporta dans son pays. Quelques années plus tard, un nommé Locke, qu'il ne faut pas confondre avec son célèbre homonyme, les traduisit en anglais sur les instances de sir Walter Raleigh. Néanmoins, ce ne fut qu'en 1625 que Purchase, à l'instigation de Spelman, les publia à Londres. .

Notre compatriote, Thévenot, traduisit l'ouvrage anglais et le publia en 4696, mais avec de nombreuses incorrections. A dater de ce moment, on oublia les manuscrits originaux, que l'on chercha vainement ensuite à Rome, à l'Escurial, à Vienne, en France et en Angleterre. On les retrouva enfin dans la bibliothèque d'Oxford, et ils furent de nouveau publiés, cette fois avec soin, dans le grand ouvrage de lord Kingsborough.

Tel est, d'une façon succincte, l'historique de la collection nommée aujourd'hui Codex de Mendoza, l'une des meilleures sources chronologiques et ethnographiques que l'on puisse consulter sur les Aztèques.

Menuisiers. Outils dont ils se servaient, 212.

MÉTATL. Son usage, 144 et 217.

MÉTIERS. Les enfants adoptaient celui qu'exerçait leur père, 163.

TABLE ANALYTIQLK. 287

Metl Décrit par le Père Motolinia, i93.

MÉTZiTU. Si Mexico lui doit son nom, 33.

Mesgal. De quelle plante on l'extrait, 192.

Mexi. Pourquoi les Aztèques prirent ce nom, 30.

Mexigatls. Devient le nom national des Aztèques, 50.

Mexico. Sa température, 3 ; — sa fondation et étymologie de son nom, 33.

Mexitli. Un des noms de Huilzilipochtli, 30.

Mexitlitéohuatzin. Était nommé par le grand prêtre de Ténochtitlan, 106 ; —

surveillait Tobscrvance des rites et la conduite des prêtres, 106 ; — ses aides,

Mexitzin. Un des noms de Huitzilipochtli, 30. Meztli. Divinisée par les Aztèques, 79.

MiCHOACAx. (Voir Méchuacan.) MiGTLAN. Résidence de Micllanteuctli et Mictlancihuatl, 75 ; — peine dont les

âmes avaient à y souffrir, 75.

L'enfer aitèque se nommait aussi Attécalocan (lieu sans issue),

MiGTLANCiHCATL. Créée par Quétzacoatl et Huitzilipochtli, 70 ; — nommée

souveraine de Tenfer, 70 ; — lieu qu'elle habitait, 75 ; — sacriûces qu'on

lui offrait, 88.

MiGTLANTEUGTLi. Créé par Quétzacoatl, 70 ; — nommé souverain de renfcr,

70 ; — lieu qu'il habitait, 75 ; — sacrifices qu'on lui offrait, 88. Miquiztli. Sixième jour des mois aztèques, 39 ; — nom de la déesse de la

mort, 97 ; — comment on la représentait, 98.

Miquiztli possédait, à Mexico, un temple nommé Toluohuac ; on y sacrifiait les prisonniers que Ton voulait envoyer en enfer.

MisTÈQUEs. Tribu de race maya, 24.

Le pays des Mistèques, ou Mixtécapan, devait son nom, d'après une légeude , à Tan des fils d'Istac-Mixcoatl, d*origine naoha.

MixGOATL. Adoré par les Otomites, 92 ; — possédait deux temples à Mexico, 92 ; — sacrifices qu'on lui offrait, 92.

MixGOAPAN-TzoMPATU. Ossuaire des victimes sacrifiées à Mixcoall, i03.

MoLGAXAG. Sa forteresse, 186.

Mois. Leur nombre, 38 ; — leurs noms, 30.

Monnaies. Leurs espèces et leur nature, i99.

MoKTÉzuMA. (Voir Moteuczoma-Xocoyotzin.)

Mosaïques de plumes. Art par excellence des Aztèques, 2i8 ; — comment les ouvriers procédaient, 248.

Motedgzoma-Ilhuicauina (Huéhé), Son élection, 47 ; — ordonne la construction d'un temple et soumet les Chalquès, 48 ; -^ crée une décoration militaire, 48 ; — s'empare de la Mistèque, 49 ; -* fait sculpter un témalacaU, 49 ; * a pour second Tlacaélel, 48; — sagesse de son gouvernement, 49 ;— fait élever un nouveau temple au dieu de la guerre, puis crée un cérémonial pour sa cour, 49 ; — multiplie les sacrifices humains, 49; — adoré de ses sujets pour sa justice, 49.

MoTEUGzoMA-XoGoroTziN. Sou élection, 53; — sa modestie apparente et céré-

monies de son avènement, 56 ; — fait la guerre aux Otomites^ 57 ; — cérémonial de sa cour, 57 ; — ses palais» jardins et ménageries» 59 ; — son amour de Tordre et de la justice, 61 ; — embellit Mexico, 62 ; — déclare la guerre aux Tlaxcaltèques» 64 ; — arrivée des Espagnols dans son empire, 65 ; — meurt des suites d'un coup de pierre, 65. MoTOLiNiA. Sa description de Tagavé, 193 ; — ce qu'il a dit sur la police des marchés, 201 ; — sur Tindustrie des Aztèques, 213.

Le véritable nom de ce franciscain est Bénaventé. Il fut un des premiers missionnaires qui s'occupèrent de convertir les Aztèqaes, et il a écrit une Histoire des Indiens de la Nouvelle-Espagne encore inédite.

Musique. Enseignée aux hommes par Tezcatlipoca, 80 ; « son rôle dans les armées aztèques, 182 ; — était indigne d'un peuple civilisé, 183 ; — instruments à son usage, 229.

Nahoas ou Nahuatlacas, 22 ; — émigrent de leur pays, 29 ; — se répandent dans TAnabuac, 30 ; — méconnaissent leur commune origine, 31 ; — dominent toute la vallée de TAnabuac, 51 ; — leur cosmogonie, 69 ; — querelles de leurs dieux, 71 ; — idée qu'ils avaient du soleil, 71. Naissances. Cérémonies qu'elles motivaient, 142. Nanahuatzin. Est transformé en soleil, 79.

Napateugtli. Ses attributions, 94.

Napateuctli se nommait aussi : Têpabpaca et Téaltati (celui qui lave) ; Qaitzétzélohua (qui répand) ; Tlaitlanililoni (qui accorde ; Tlanempopola (libéral); Teatzelbuia (celui qui arrose) ; Amoténanqua (reconnaissant).

Nahaugahpatépetl. Sa hauteur et d'où lui vient son nom, 4.

Le Nabaucampatépetl, ou Ck)frré de Péroté, doit ce nom à la forme singulière de la roche porphyritique qui le termine. 11 se montre parfois couvert de neige.

NÉGOG Yaotl. Un des noms donnés à Tezcatlipoca, 75.

NÉMONTÉMi. Jours Complémentaires de l'année aztèque, 38.

Nézabualgototl. Chassé du trône de ses pères par son oncle, Maxalla, 45 ; — s'allie à Itzacoatl et remonte sur le trône d'Alcolhuacan, 46 ; — était poète, 228.

Nézahualcoyotl, prince cbichimèque, est une des grandes figures de l'Amérique du passé. Guerrier prudent, législateur profond, politique habile, poète aimable, ami des sciences et des arts, ce roi des Alcolhuas, durant son règne, 8*adonna à l'étude des plantes, de Tastronomie, des phénomènes de la nature. 11 ne reconnaissait l'existence que d'un seul Dieu, aussi essaya-t-il d*abolir les sacrifices homains; mais il dut céder au fanatisme de ses sujets. 11 fit de sa capitale, Tezcoco, une yéritable Athènes, et son influence sur ses alliés, les Aztèques, fut assez considérable pour qu'ils lui empruntassent nombre de ses lois. Nézahualcoyotl régna quarante-quatre ans. Ou cacha sa mort à son peuple, qui, par la suite, crut qu'il avait été transporté au ciel par les dieux.

NézAHUALPiLLi. Remplace l'antique statue de Tlaloc, 84. Noblesse. Ses différents degrés et privilèges dont elle jouissait, 136 ; — était héréditaire, 137.

NoPALiTziN. Épouse une descendante des souverains loltèques, 22. Nouvelle-Espagne. Nom donné par Corlez à Tempire aztèque, 1.

Le nom de Nouvelle- Espngne fut d'abord donné au Yucatau, puisa tout l'empire aztèque, que Ton croyait s'étendre de l'isthme de Panama à la Nouvelle- Californie. En réalité, l'empire de Moteuczoma avait pour limites les eaux du Goatzacoalco et celles de la rivière de Tuspam sur les côtes orientales, et, vers les côtes occidentales, les plaines de Soconusco et le port de Zacatula. NcMÉRATiON. Signes qui la représentent dans les manuscrits idéographiques, 242.

Obsidienne. Ses qualités, son aspect, son emploi; comment on la travaillait, 209.

OciLOTL. Quatorzième jour des mois aztèqaes, 39. OcÉLOTL. (Wolr Jaguar,)

Ogélotl. Chefs militaires, 476; — leur costume, i7i$. Oghpaniztli. Onzième mois de l'année aztèque, 39.

C'est pendant ce mois que nobles et plébéiens s'employaient an balayage général des temples, et que Ton procédait & la réparation des routes, des ponts, des aqueducs. Il était consacré & la déesse Tétéoïnan.

Ogocingo* Ancienne ville des Mayas, 16.

Ogres. Employées par les peintres aztèques, 2i0.

Ode. Devait se terminer par une sentence, 227.

Œufs. Quels étaient ceux dont les Aztèques se nourrissaient, 218.

Olmèques. Avaient délruit les géants^ i^; — premiers habitants de TAna-

huac, 14.

Les Aztèques considéraient les Olmèques comme les descendants d'Ulmécatl,

. un des six fils d'Istac-Mixcoal. Les Olmèques habitaient les environs de Puébla.

Omagatl. Ses attributions, 94 ; — temple où l'on gardait ses images, 103. Omégihdatl. Sa résidence, 77 ; — enfante un couteau en silex qui donne naissance à des demi-dieux, 77. (Voir CiUaticué,)

Le couteau de silex enfanté par Omécihuatl, et lancé sur la terre par son fils, vint choir à Chicomostoc — sept grottes. C'est dans un lieu du même nom que s'opéra la séparation des tribus nahoas et que les Aztèques prirent le nom |de Mexicails,

OMéTEUGTLi. Habitait |un séjour enchanté et veillait sur le monde, 77 ; — donnait aux hommes leurs inclinations, 77. (Voir Citlalonac.)

Ométoghtli. Son office, 107.

Opoghtli. Avait inventé les filets pour la pèche, et se nommait aussi Amimitl, 92.

Or. Comment les -Aztèques se le procuraient, 247.

Orages. Fréquents sur les côtes, et comment ils se manifestent, 6.

Ordres militaires. Leurs divisions; privilèges dont jouissaient leurs membres, 176.

Ordres religieux. Étaient nombreux pour les deux sexes, IH.

Orfèvres. Leur habileté et leurs œuvres, 247.

BiBL. ETHN. — Lcs Axtèques. 19

Orizava (Volcan ou pic d'). (Voir Citlatépétl.)

Orizava. Ville de la Terre tempérée, 2.

Orizava se nommait aatrefois Ahuilitzapan — lieu des eaux agréables. La belle yallée au milieu de laquelle elle est construite renferme de nombreux villages tlaxcaltèques, et les deux collines qui la dominent, le Bon*égo et plus spécialement VBscaméla, sont percées de grottes riches en documents archéologiques : terres cuites, pierres sculptées, armes eu obsidienne et objets de parure*.

Orozco y Berra (Manuel). 16, 29, 33, 35, 41, 71, 96, 200.

Orozco a certainement été le plus savant et le plus judicieux des modernes archéologues mexicains. Outre une Histoire générale du Mexique et de sa conquéte^ il a publié une multitude de travaux sur la langue, récriture et les antiquités aztèques.

Otatitlan (Ville d'). Tribut qu'elle payait à la couronne, 140.

Otomites. Premiers habitants de TAnabuac, 21 ; — recouvrent leur indépendance à la mort de Moteuczoma II, 21 ; — luttent contre les Espagnols, 21; — s'allient aux Tlaxcaltèques, 65.

Les Otomites, qui occupaient principalement le nord du royaume de Méchuacan, se retirèrent devant les Espagnols. Leur langue n'avait rien de commua avec eelle des peuples nahoas.

OxoMOGO. Le premier homme, d'après les iNahoas, 69.

Pacifique (Océan), Voie par laquelle Votan aborda les Chiapas, 15. Palais de Moteuczoma. Merveilles qu'ils renfermaient, 59. Palenqué. Ses monuments sont l'œuvre des Mayas de la province de Chiapas, 16.

Panquétzaliztli. Quinzième mois du calendrier aztèque, 3(^.

C'est dans le cours de ce mois que Tou fôtait Huitzilipochtli, en fabriquant une idole du sombre dieu avec des semences comestibles broyées, puis délayées dans du sang. Un prêtre, tenant l'image d'un serpent taillé dans du bois, drapeau du fils de Coatlicué, conduisait une procession dans laquelle figuraient tous les étendards de Tannée.

Papaloapam. Son cours, 5 ; — nom que lui donnent les Espagnols, 5 ; — prend sa source dans les montagnes de la Mistèque et se jette dans la baie d'Alvarado, 5.

Le Papaloapam — eau des papillons — roulait autrefois des pépites d or. Outre Alvarado, situé à son embouchure, il baigne les villes de Tlacotalpam, de Cosamaloapam, de Chacaltianguis, du Sanctuaire et de Tustépec, où se voient les ruines d'une belle pyramide. Le Papaloapam est souvent désigné sous le nom de Rio d'Alvarado.

Papatucos. Un des peuples qui occupèrent l'Anahuac, 24. Papier. Comment on le préparait, 239.

Patolli. Sorte de jeu de dés, 235.

Paynal. Lieutenant de Huitzilipochtli, 92 ; — les prêtres promenaient son image pour appeler les soldats aux armes, 92.

TABLE ANALYTlUt't:. ^^^

Pêche. Commeiil on la pratiquait; engins à son usage, iOG.

Peintures idéographiques. Servaient d'écriture et d'annales, 237 ; — se divisaient en plusieurs espèces, 237 ; — comment on les exécutait, 239 ; — disposition des signes, 240.

Pelnes. Quelle était la plus déshonorante? i73.

Percepteurs. Insigne de leur charge, i39.

Perdrix. Offertes à Huitziiipochtli, il8.

Les perdrix, dont les Aztèques faisaieut de constauts sacrifices, étaient des gaugus et non des cailles proprement dites. Les gangas, après la saison des pluies, arrivent en nombre dans les vallées de la Cordillère et siu* les grands plateaux.

Perles. Se pèchent sur le littoral des Terres chaudes que baigne l'océan Pacifique^ 2.

Les perles de Californie, très grosses et d'une très belle eau, étaient péniblement recueillies par des plongeurs ; peu à peu, ce trafic a été abandonné. Les Aztèques, grands appréciateurs des perles, les péchaient sur toutes les côtes de leur empire baignées par Tocéan Pacifique.

Pierres de sacrifices. La première est érigée par Quimalpopoca, 4o.

Pierres du soleil. (Voir Cuauhxicalli.)

PiNART. Collection de peintures idéographiques, 239.

Piques. Terminées par des pointes en pierre ou en cuivi'e, 181.

Poésie. Quels sigets elle traitait, 227.

Poètes. Sujets de leurs vers, 227 ; — étaient principalement des prêtres, 228.

Polygamie. Permise dans une certaine mesure, 148.

Ponts. Étaient de plusieurs sortes, 202.

Popocatépetl. Sa hauteur, 4; — sa dernière éruption, 41.

Potiers. Objets qu'ils fabriquaient, 211 ; — les plus habiles étaient ceux de Cholula, 212.

Poïautlan. Lieu de retraite du grand prêtre, 102.

Prêtres. Leur nombre et le respect que l'on avait pour eux, 105 ; — leur hiérarchie, 106 et 107 ; — comment ils se peignaient le corps, 107 ; — leurs costumes, 107; — austérité de Icurvie et de leurs mœurs, 108;— châtiments qu'on leur infligeait, 109 ; — de Tezcatzoncatl, 108 ; — de QuétzacoatI, 1 1 1 ; — de Tezcatlipoca, 112; — de Centéotl, 112; — étaient lettrés, 112; — leurs pénitences, 122.

Prêtresses, 109 ; — leurs attributions, 109 ; — façon dont elles prononçaient leurs vœux, 109.

Prisons. Étaient de différentes sortes, 173.

Prostitution. Était sévèrement châtiée, 169.

Pdlqué. Sa préparation, 193 ; — breuvage favori des Aztèques, 219.

Pyrite de cuivre. Utilisée pour la fabrication des miroirs, 211.

Quauhnauuag ou CuAUHNAHUAc (Vallée de). £st peuplée par les Tlahuicos, 22.

Quauauxicalgo. (Voir Cmuxiealco.)

QuÉCHOLAC (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, 140.

QuÉCHOLLi. Quatorzième mois de l'année aztèque, 39.

C'est ppndaul ce mois que les oispnux migrateurs qui portent ce nom reparaissaient sur les lacs. On célébrait alors la fête de Mixcoatl.

QuÉTZACOATL. Législateur et civilisateur des Toltèques, 19; — nait avec la peau blanche, 69 ; — sa querelle avec Tezcatlipoca qui le chasse du ciel, 71;

— dieu de l'air, 80 ; — invente l'art de fondre les métaux, 80; — comment il promulguait les lois qu'il édictait, 81 ; — part à la recherche du royaume de Tlapallan et devient roi des Cholultèques, 82 ; — son voyage au Goatzacoalco et sa disparition, 82 ; — a créé une religion, 83 ; — ses idoles, 83 ;

— particularité de son temple, lOi ; — ses prêtres, lli. QuiAHUiTL. Dix-neuvicmc jour des mois aztèques, 39. QuiATCHATLi. Parure militaire des rois aztèques, 178.

Au quiatchatli — panache - étaient suspendues deux touffes de plumes nommées anacaxtU, que le roi seul avait le droit de porter.

QuiMALPOPOGA. Troisième roi des Aztèques, 45 ; — fait construire la chaussée de Tlacopan et installer la première pierre des sacrifices, 45 ; — se donne la mort, 45.

QuiNAMÈs. Géants qui, dans la croyance des habitants de TÂnabuac, les avaient précédés dans cette contrée, 14;— sont exterminés par les Olmèques, 14;

— avaient été créés par les dieux nahoas, 71. QciNATZiN. Roi des Chicbimèques, 36.

Le règne de Quinatzin, roi des Chicbimèques d'Alcolhuacan, marque Tapogée de la puissance de cette moncy^chie. Sans la faiblesse de son petit-fils Iztlizochitl, qui se laissa ravir le trône par Tézozomoc, son fcudataire, les Alcolbuas seraient restés maîtres du pays qu'ils avaient civilisé. Les villes asservies par Quinatzin furent réunies à l'empire tépanèque, qu'Itzacoatl asservit à son toar.

Quipos. Furent en usage au Mexique, 245.

Hamirez (José). Met d'accord les manuscrits aztèques, 29.

Savant archéologue, le Mexicain Ramire^ découvrit en 1856, dans la bibliothèque du couvent de Saint-François, à Mexico, le célèbre manuscrit anonyme connu aujourd'hui sous le nom de Codex Hamirez.

Hêcuauds. Sont adoptés on Europe, 59.

Repas. Leur ordonnance dans le palais de Moteuczoma II, 58 ; — chez le

peuple et les nobles, 219.

Revenus des temples. De quelle nature ils étaient, 103. Routes. Traversaient tout l'empire ; à quelle époque on les réparait, 202.

Sacrifices. Comment on y procédait, U4; — en rhonncur de Téotéoïnan, 117; — offerts à Tlaloc, 117; — ne se bornaient pas aux victimes humaines, 118; —offerts au feu tous les quatre ans, par les habitants de Guauhtitlan, 124.

Les Aztèques expliquaient de plusieurs façons Torigine de leur coutume de sacriGer des victimes humaines. Entre autres légendes ils racontaient que, durant leurs pérégrinations, ils avaient séjourné pour se reposer, sur l'ordre de

llaitzilipochtli, près d'une montagne du sommet de laquelle descendait une rivière. Cette rivière^ sur Flnjonction du dieu, avait été aussitôt endiguée, puis ses eaux avaient été répandues sur les terres basses. Sous cette action bienfaisante, le pays se transforma en une contrée fertile qui se peupla rapidement de plantes, d'arbres, d'animaux, et de laquelle nombre des émigrants ne voulaient plus sortir. Pendant une nuit, Huitzilipochtli arracha le cœur de ces dissidents. Les Aztèques inférèrent de ce meurtre que leur protecteur faisait sa nourriture ordinaire de cette partie du corps humain, et, à dater de ce moment, ce fut une de leurs offrandes pour apaiser ses colères ou se le rendre favorable.

La coutume d'écorcher certaines victimes venait, elle aussi, d'un caprice de Huitzilipochtli. Il ordonna un jour à la tribu de demander au roi d'Alcoïhuacan une de ses filles, sous le prétexte d'en faire une reine. La jeune fille ayant été accordée, le dieu commanda de l'écorcher, « parce qu'il voulait qu'elle devint déesse de la discorde entre les Aztèques et les Alcolhuas ». Cette malheureuse, choisie pour mère par le dieu, fut ensuite adorée sous le nom de Toci,

Sahagdn (Bernardino), 77, 83, 99, 172, 221.

Sahagun, franciscain espagnol, apprit la langue aztèque et composa un dictionnaire universel de cet idiome, ouvrage inédit dont le manuscrit semble perdu* Sahagun, en outre, a écrit une Histoire générale de la Nouvelle-Espagne^ ' qui fait autorité. Cet important ouvrage a été traduit en français par M. le docteur Jourdanet.

Saignée. Chez les prêtres, IH ; — chez les nouveaux mariés, 147 ; — prescrite par les médecins, 214.

Les épines d'agave à l'aide desquelles les Aztèques se saignaient, et les ra meaux de plantes qu'ils imbibaient de leur sang, étaient déposés dans un temple nommé Uuitzépéhualco.

Saint Thomas. Passe pour avoir découvert TAmérique, 86.

D'après les traditions chrétiennes, saint Thomas, dès le premier siècle de notre ère, aurait évangélisé les Grandes Indes et même été martyrisé dans les environs de Madras, où Marco Polo raconte qu'il vit son tombeau. Remarquons que, jusqu'au dix-septième siècle, les historiens religieux se sont servis du mot Indes pour désigner tous les pays d'Orient, même les plus étrangers à THindoustan. Or, Colomb lui-même est mort avec la croyance qu'il avait, non pas découvert un nouveau monde, mais pris à revers l'Hindoustan ; aussi, a-t-il toujours désigné les indigènes de l'Amérique sous la fausse dénomination d'à Indiens », qui a prévalu. Le voyage de saint Thomas dans l'Hindoustan et dans la péninsule yncatèquc est donc de même origine; c'est un même fait doublement erroné.

Sandales. Étaient la chaussure généralei 220. Sarapé. Modification du manteau aztèque, 220.

Sarbacanes. Employées à lâchasse, 195; — dans les divertissements, 229. Savon. Plantes qui le remplaçaient, 222.

Sculpteurs. Comment ils travaillaient, 147 ; — leurs œuvres après la conquête, 246.

Sculpture. Connue des Aztèques avant leur émigration, 147. Scorpion. Objet d'une métamorphose, 95.

Séducteur. Dégradé s'il était prêtre, 169.

29i LES AZTÈQUES.

SéMiNAiREs. Rt*glo<« qui les régissaient, 102.

SÉRis. Se servaicnl de flèches empoisonnées, 180.

Serment. Sa formule, 98 ; — était admis en justice, 166.

Siècle. Ses divisions et sa durée, 36 ; — comment on le figurait, 37.

Sièges. Disposés dans les rues et sur les routes pour Tezcatlipoca, 76 ; — nature de ceux dont on faisait usage dans les maisons, 219.

Sierra madré. Ramification de la grande Cordillère, 4.

Silex. Précède l'usage de l'obsidienne, 209.

Soleil. Idée que les Nahoas avaient de son cours, 71 ; — son office est d'abord rempli pai' Tezcatlipoca, puis usurpé par Quélzacoatl, 7t ; — les Aztèques croyaient que quatre de ces astres avaient successivement existé, 72 ; — le troisième, remplacé par Nanahuatzin, est défié par un demi-dieu et le lue, 79.

SocRis. A qui s'appliquait ce nom, 183.

Sucre. Plantes desquelles les Aztèques savaient l'cxlraire, 19:i.

Tabac. Incarnation de la déesse Cihuacoatl, 79.

Le ta)>nr, ou picietl, était la plante que ron offrait de préférence à la déesse CihuacoatI; «m le lirûlait aussi, en guise d'encens, devant presque tont*».s les idoles.

Tabasgo ou de Chiapan (Rio). Mêle ses eaux à celles de l'I'zumacinta, 15. Tan>eurs. Leurs procédés do travail sont perdus, 212. Tapia (Andrès de). Compte les crânes du grand Tzompalli, 103. Tarasques. Pays qu'ils habitaient, 18 ; — parlaient une langue particulière, 18. Les Tarasques occupaient la partie orientale du royaume de Méchuacau.

Técamalchalco (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, UO. Téchcatl. Sa nature et sa forme, 1 1 i.

TÉGHiCHi. Sacrifié à la mort de son mallrc, liO; — était muet, 104; — sa chair servait de comestible, 194.

Le téchicbi, animal aujourd'hui inconnu, avait, disent les vieux auteurs, tous les caractères du chien, sauf laboieuient. Sa chair, blanche et délicate, était un mets très recherché par les Aztèques, et les Espagnols s'en montrèrent friands. CV^t à la grande consommation que les conquérants firent de ces quadrupèdes, qu'ils salaient à défaut de viande de bœuf pour approvisionner ceux de leurs navires qui retournaient eu Espagne^ que Ton attribue rextinction des téchichis.

Techputcalli. Écoles publiques, 162.

Ti^.ciTzix. (Voir Tt^otéoinan,)

Técpatl. Une des années du siècle aztèque, 36; — dix-liuilième jour des mois

aztèques, 30.

Tégcgizgalli. Comment il était couvert, 102.

TÉGUiLOTOXTLi. Septième mois de l'année aztèque, 39.

C'était un mois consacré aux réjouissances, par la noblesse et le peuple. Son nom, petite fête des seigneurs y lui avait été donné par opposition à celui qni le précédait. Il étiit sous la protection de la déesse Huixtocihuatl.

Téhuastépec (Ville de). Conquise par Axayacatl, 50.

Située à Tembouchare du fleave qui porte son nom, Téhuantépec était la ville de prédilection des rois zapotèques. C'est dans sa rade que Diego de Ocampo fit construire les navires qui, longeant la côte du Pacifique, découvrirent le Pérou.

TÉHDiLOXACAN (Ville de), Tribut qu'elle payait à la couronne, 140.

Téicu- Sœur de Tlazoltéotl, 93.

TÉiLPiLOYAN. Sa destination, 174.

Telpochiztli. Ordre religieux pour les enfants, 112.

TÉMALACATL. Moteuczoma llhuicamina fait sculpter celui qui rappelle ses combats contre les Tépanèques, 49.

TÉMASGALLi. Sa consiructiou et son usage, 215.

Températdre. De la Terre chaude, de la Terre tempérée et de la Terre froide, 2.

Temples. Leur nombre à Mexico, 104 ; — leur nombre dansTempire, 105 ; — nature et importance de leurs revenus, 105.

TÉM AYUGA. Fondée par les Chichimèques^ 21 .

Cette vilie^ par la suite, devint la capitale des Tépanèques.

Ténoch. Préside à la fondation de Ténochtitlan, 33 ; — après sa mort, les

Aztèques élisent un souverain, 42.

TÉNOGHGOs. Origine de cette dénomination, 31. Ténogutitlan. Sa fondation et étymoiogie de son nom, 33. Tentetl. Le grand prêtre s'en parait à l'heure des sacrifices, 1 15 ; « matière

dont on le fabriquait, 21 1.

Téogipatli. Seule femme échappée au déluge, 75. TéOGALLi. Nom générique des temples, 98.

TÉOGUAUHXiCALLi. PiefTO pour les sacrifices, 101. TéoLTÉco. Douzième mois de l'année aztèque, 39.

Pendant ce mois, consacré à fêter a Tarrivée des dieux o, on étendait des tapis devant les autels. Aussitôt que, par un subterfuge, l'empreinte d'un pied se dessinait sur le tapis placé devant l'image de Tezcatlipoca, les assistants poussaient des cris d'allégresse. Les autres dieux , absents pour on ne sait quelle cause, revenaient à leur tour; on leur sacrifiait alors des victimes.

TÉOPAN. Nom générique pour désigner les temples, 98.

TÉOPATLi. Sa composition et ses usages, 108.

Téopigtons. Dieux lares, 95.

Téopixqui. Nom désignant les simples prêtres, 107.

TÉOTEOÏNAN. Mère des dieux, 94; — victimes qu'on lui sacrifiait, 117.

TéoTETL. Matière dans laquelle était taillée l'idole qui représentait Tezcalli-

poca, 77.

TÉOTEDGTLi. Pontife suprême, 106;— son élection et ses insignes à Ténochtitlan, 106.

Téotihuacan. Ses ruines, 20; — ses temples et quels dieux on y adorait, 104. Les deux grandes pyramides de Tôotihuacan se dressent dans la vallée d'Anahuac, à 30 kilomètres nord-ouest de Mexico. Le terrain sur lequel elles reposent est un conglomérat de basalte {tettontlï) dont on a tiré les matériaux qui ont

servi à les édifier, ainsi que le démontrent les nombreuses grottes artificielles qui les entourent. La pyramide du soleil, qui est la plus importante, a 66 mètres de hauteur; celle de la lune n'a que 46 mètres, mais, grâce sans doute à la déclivité du terrain, cette différence, bien que considérable, est à peine sensible pour celui qui les regarde.

Si, du haut de la pyramide de la lune, on se tourne vers le sud, on aperçoit une rue rectiligne d'une longueur de 6 kilomètres, bordée d'une suite de pyramides minuscules. A 200 mètres du monument, cette voie s'élargit à droite et à gauche et forme les branches d'un immense T. D.e distance en distance, de nouveaux groupes de monticules s'étendent à perte de vue ; Torquémada, de son temps, évaluait leur nombre à vingt mille.

Un peu avant Télargissement de la voie, on trouve cinq tumulus de pierres formant un triangle parfait, lieu que les Indiens nomment la « Place des colonnes ». L'édifice que soutenaient ces bases n'existe pins, le marteau des maçons a même taillé leurs débris qui, façonnés, nivelés du côté où ils étaient couverts d'hiéroglyphes, ont servi à l'édification d'un pont.

Autour des deux pyramides se voient des ruines d'habitations, et les vestiges de palais destinés aux prêtres ou aux rois de l'ancienne cité.

Sont-ce là des ruines aztèques ou toltèques? Non, puisque les annales nahoas ne parlent pas de la construction de ces temples, et qu'ils semblent antérieurs à l'ère chrétienne, après laquelle seulement apparurent les Toltèques. l'éotiliuacan, comme tant d'autres villes mortes d'Amérique, est l'oeuvre d'un peuple inconnu.

TÉOTL. Dieu suprême qui n'était jamais représenté par des images, 73 ; — comment on le qualiflait, 73 ; — avait pour antagoniste Tlacatécololl, 73.

TÉOTLAHUiANi. Un des noms de Tezcatzoncatl, 92.

TÉOTZAPOTLAN (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, i 40.

TÉPANÈQUEs. Leur arrivée dans TAnabuac, 22 ; — soumettent les Aztèques, 42; * sont vaincus par Itzacoatl et Moteuczoma, 46.

Les Tépanèques sont souvent désignés sous le nom de Colhuas, avec lesquels, du reste, ils se confondirent peu à peu. Les Espagnols les nommaient « Indiens de Culhuacan, de Ténayuca ou d'Azcapotzalco ».

TÉPASTÉOHUATzm. Supérieur généra! des séminaires, HO. TÉPÉLBUiTL. Treizième mois de l'année aztèque, 36.

Pendant ce mois, les Aztèques fabriquaient des simulacres de montagne en papier et les déposaient ensuite sur les autels de Tlaloc.

TÉPÉYACAC (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, 440.

TÉPOKASTLÉ. Sa forme et son usage, 230.

Tépéxtlan ou TÉPOXOTLAN. Possédait une fabrique de papier, 239.

TÉQUÉCHMiécANiANi. Uu dcs noms de Tezcatzoncatl, 92.

Terre. Était divinisée, 88; — ses répartitions, 437; — majorats, 138; — division de celle qui appartenait aux villes, 138.

Terres chaudes. Leur situation, leurs productions et leur température, 2; — siège du vomito, 2; — leur aspect et leur faune, 8.

Terres froides. Leur situation et leur climat, 2.

Terres intérieures. Rappellent les plaines de la Gastille, 12.

Terres tempérées. Leur situation et leur climat, 2; — faune et flore, 10.

TÉTLAXONi. Son usage, i20.

Le tétlaxoni (?) — que Torqaémada écrit flextlaxoni^ bien que la consonne f n'existe pas dans Talphabet aztèque — se composait d'une baguette taillée en pointa, s'embottant dans une autre percée d'un trou. On imprimait à la première de ces baguettes un rapide mouvement de rotation en la roulant entre la paume des mains, frottées vigoureusement l'une contre l'autre, et, à la longue, des étincelles jaillissaient. Ce briquet primitif est figuré dans plusieurs manuscrits idéographiques.

TÉTZAHAUGiHUATL. Devaient dévorer les hommes à la fin du monde, 70.

TÉTZAHUiTL. Nom donné à Huitzilipochtli lors de sa naissance, 90.

TÉTZONTLI. Employé par les Aztèques dans leurs constructions, 252.

Texgogo (Ville de). Célèbre par ses temples, 104.

Texcoco, d'abord capitale des Ghichimèques, devint par la suite celle des Colhuas. Résidence des rois de cette nation, Texcoco ou Teztzuco ne le cédait en rien à Mexico au point de vue de la beauté, et elle lui était supérieure dans les arts de la civilisation. D'après lé Codex Ramirez, Texcoco devait son nom à une plante, le tetcutli, qui pullulait sur les bords du lac qui la baignait.

Texcoco ou Teztzuco (Lac de). Communiquait avec le lac de Chalco, 5 ; — les Ghichimèques s'établissent sur ses bords, 21 ; — les Aztèques fondent Ténochtitlan dans une de ses lies, 33.

Ce lac, aux eaux chargées de muriate et de carbonate de soude, était en .voie de dessèchement à l'arrivée des Espagnols. Depuis lors, de même que tous ceux avec lesquels il communique, mais d'une façon encore plus rapide, il continue à s'amoindrir. C'est qu'aucune source ne l'alimente, puis que ses rives ont été déboisées, laissant le soleil accomplir son œuvre d'évaporation. La profondeur moyenne du lac de Texcoco est de 1 mètre et demi ; ses rives sont des marais, où les canots viennent s'échouer.

Tezcaapan. Pourquoi les dévots s'y baignaient, 102. Tezgagalli. De quelles idoles on le peuplait, 103.

Tezgatlipoca. Avait la peau rouge, 69 ; » sa querelle avec Quétzacoatl, 71 ; — est transformé en tigre et triomphe à son tour de son rival, 71 ; — le plus puissant des dieux aztèques après Téotl, 75 ; — ses attributions et comment on le représentait, 75; — poussait, sous le nom de Nécoc-YaoH^ les hommes à s'entre-détruire, 75; — prière qu'on lui adressait, 77; — inventeur de la musique, 80; — son temple, 101 ; — ses prêtres, 124 ; — particularités de sa fête, 124.

Tezgatzongatl. Invente les boissons enivrantes, 92 ; — nombre de ses prêtres,

TÉzozoMOG. Roi des Tépanèques, 43 ; — rend les Aztèques ses tributaires et ses exigences amènent la création des chinampas, 43 ; — donne sa flUe en mariage à Huitzilihuill, 44.

TÉzozoMOG (Alvaro). Écrit en langue espagnole, 245.

Cet écrivain aztèque était fils, d'après SigQenza, de l'avant-demier empereur du Mexique, Cuitlahuatzin. Tézozomoc a écrit, vers 1598, la Cronica mexicana, publiée pour la première fois par lord Kingsborough. Tézozomoc n'a pas simplement copié, comme Duran et Acosta, le Codex Ramirez ; s'il s'en est inspiré, il Ta au moins considérablement augmenté.

Théâtre. Tout primitif, 228; — sa disposition^ 228; — description d'une représentation à Gholula, 228.

TiAGAPAN. Une des sœurs de Tiazoltéotl, 93.

TiMATu. Son usage et sa forme, 220.

Tisserands. Matière dont ils se servaient, 2i2; — étoffes quMls fabriquaient, 212.

TiTiTL. Dix-septième mois de Tannée aztèque, 39.

Ou célébrait pendant ce mois, dont le nom signifie aussi « gelée blanche ; la fèt6 de la déesse des matrones, Ilamateuctli. La victime principale, à l'heure des sacrifices, était une femme que Ton décapitait. Un prêtre prenait alors entre ses bras ce corps inanimé, et Tentralnait dans un3 danse funèbre.

Tuoc. Septième roi des Aztèques, 51 ; — son amour de la guerre, 51 ; — commence la construction du grand temple, 51.

Tlacaélel. Neveu dlzacoatl, 46; — seconde Moteuczoma Ilhuîcamîna, 49; — refuse la couronne, 50; — sa mort, 51.

L'existence de Tlacaélel, bien qu'elle ait pour garant Tautorité du Codex Ramirez, est mise en doute par plusieurs historiens. Personnification de la sagesse, de la science militaire, du courage et du patriotisme, Tlacaélel semble un composé d'Itzacoatl et de Moteuczoma Ilhuicamina. Nous n*osons pas, comme Torquémada, nier d'une façon absolue Tlacaélel ; mais une pareille figure, si elle avait réellement existé^ devrait occuper une gronde place dans toutes les histoires. Ce qui nous parait probable, c'est qu'à l'heure où les Aztèques luttèrent avec héroïsme pour secouer le joug des Tcpanèques, un de leurs généraux, portant ce nom, devint populaire par ses actions d'éclat. La légende aidant, ce chef apparut aux générations qui suivirent comme un Roland, sauf Ronce vaux. Quoi qu'il en soit, c'est à Tlacaélel que l'on fait souvent honneur de l'asservissement des Tépanëques, des Xochimilcos, des Cuitlaquès, des Chaiquès, des Tlahuicos, etc., en un mot, des victoires qui donnèrent les deux Océans pour bornes à l'empire aztèque.

TLAGAHuépAN-CuExcOTZiN, 92; — secondait Huitzilipochtli dans les choses de

la guerre, 92.

Tlacaltécatl. Ses attributions, 164.

Tlagatécolotl. Ennemi de Téotl et esprit du mal, 73. TLAGAxnpÉHUALizTLi. Deuxième mois de Tannée aztèque, 39.

C'était le premier jour de ce mois que les Mexicains célébraient la fête du dieu Xipé. Les victimes offertes à cette divinité étaient non seulement ccorchées, mais désossées. Tlacaxipëhuali signifie : désossement des victimes de Xipé.

Tlachquiauhgo. Est ramenée à Tobéissance par Moteuczoma-Xocoyotzin, 64.

TIachquiauhco, ville du Mixtécapan, avait pour gouverneur Malinol, feudataire du roi Dzavindanda, qu'il abandonna lors de sa lutte contre Moteuczoma I«r et Nézahualcoyotl. TIachquiauhco, s'étant révoltée contre Moteuczoma-Xocoyotzin, fut presque détruite; elle se nomme aujourd'hui Tlaxiaco,

Tlaco. Une des sœurs de Tlazoltéotl, 93.

Tlagoghagatl. Le plus important des chefs militaires, 176. Tlagoghtli. Façon dont les soldats s'en servaient, 181 ; — redouté des Espagnols, 181.

Tlagopan (Royaume de), 13.

Le royaume de Tlacopan, placô entre ceux de Mexico et de MécUuacan, se composait de quelque» villes peuplées de Tépanèques. Sa capitale, portant le même nom, était une des cités importantes de l'empire d'Anahuac.

Tlacuiloli ou Tlaciiloliztli. Peinlure ou manuscrit relatant un seul fait, 2i3. Tlaèlqdani. (Voir Tlazotéotl.)

Tlahuigos. Leur arrivée dans FAnabuacet lieu dans lequel ils s'établissent, 22. TLAHUiTOT.r.i. Gomment on le fabriquait, 179.

Tlaloc. Devient maître des eaux, 70; — ses ministres, 70 ; — son image principale, 84;— on lui sacrifiait des enfants, 83; — croix qui lui sert d'altribut, 86; ^ possédait une chapelle dans le grand temple de Mexico, 101. Tlalogaa. Lieu où se rendaient les âmes des victimes sacrifiées à Tlaloc, 75. Le Tlalocau — lieu terrestre — était un paradis où régnait une température agréable, où Ton vivait approvisionné de maïs, de piment, de calebasses, de tomates, etc. C'est là qu'habitaient les Tlaloques.

Les corps de ceux qui mouraient uoyés, foudroyés, ou d'une maladie de la peau, n'étaient pas brûlés : on .leur couvrait le visage de blettes, on leur peignait le front en bleu, et on les armait d'une baguette qui, dans le Tlalocan, devait se couvrir de feuilles.

Tlalocatécuhtli. Est créé par les dieux primitifs, 70.

Tlaloqcès. Ministres de Tlaloc, 70; — leurs attributions, 70 ; — singularités

de leurs fêtes, 87.

Tlai.xico. Temple de Mictlanteuclli, 101.

Toutes les cérémonies pratiquées dans le Tlalxico, dont les prêtres se peignaient en noir, se célébraient la nuit.

Tlamènes. Poids qu'ils portaient, 203.

Les tlamama — porteurs — étaient dressés dès l'enfance à ce dur métier. Les ballots dont ils se chargeaient, une fois placés sur leur dos, étaient maintenus par une sangle de cuir nommée mécapatl, qui venait s'appuyer sur leur front. Du reste, le tlamène moderne n'a rien modifié aux usages de ses ancêtres. De même qu'eux, il enveloppe les étoffes qu'il doit transporter d'une ville à une autre d'une natte en feuilles de palmier, et renferme les poteries dans des cages recouvertes de peaux ou emprisonnées dans un filet. Comme eux encore, il appuie le mécapatl sur son front, et, courbé sous le faix qui l'écrase, il court plutôt qu'il ne marche, faisant entendre, de loin eu loin, un léger sifflement.

Tlanépantla. Lieu où se voyait l'empreinte de la main de Quétzacoatl, 82.

Tlaolli. Ndm aztèque du maïs, 216.

Tlaotaki. Équivalent aztèque du mot cacique^ 136.

Tlapallan. Contrée cherchée en vain par Quétzacoatl, 82.

Tlapotlazénan. Présidait à Tart de guérir, 92 ; — avait découvert Viixitl, 92.

Tlatélolgo. Son nom moderne, 35.

Pris par Axayacatl et soumis à Mexico, Tlatélolco fut néanmoins toujours gouverné par un de ses nobles. Diaprés Torquémada, cette Tille se nomma d'abord Xatilolco — montagne de sable — en raison du terrain sur lequel elle fut fondée.

Tlatélolgos. Origine de leur nom, 31 ; — se séparent des Ténochcos et fondent la ville de Tlatélolco, 35.

Les Tlatélolcos se vantaient volontiers d'avoir adopté le gouvernement monarchique plusieurs années avant leurs frères rivaux, les Ténochcos. Leur premier souverain aurait été Quaquauhpitzahuac, fils de Tézomoctli, roi d'Azcapotzalco.

Tlatétécuin. Nom donné au dieu Ixtlilton, 93.

Ti^TLAUHQUiTEzcATLiPOCA. Naît avcc la peau rouge, 69.

Tlatonathiu. Soleil dont la création amena l'état actuel du globe, 72.

Tlaquimiloteuctli. Était l'économe des temples, 107.

Tlaxcalla (République de). S'allie à Cortez et lui fournit des soldats, 43.

Tlaxcalla (Ville de). Lieu de sa fondation, 23.

Tlaxcalla, capitale des Tlaxcaltèques , renfermait, d'après Torquémada, 120 000 habitants. Elle donna son nom à tout le pays qu'elle domina, selon la coutume des nations nahoas.

Tlaxcaltèques. Apparaissent dans TAnahuac et sont repoussés à cause de leur humeur querelleuse, 23; » s'établissent au pied du mont Matlacuyé et fondent Tlaxcalla, 23 ; — forme de leur gouvernement, 23 ; — ménagés par les rois aztèques, 64 ; — s'allient aux Espagnols, 65 ; — ce qu'ils croyaient de l'âme, 74.

Chacun des quatre nobles qui gouvernaient les Tlaxcaltèques avait un palais particulier et une liste civile. En cas de guerre, un de ces souverains in partibus prenait le commandement de l*armée et devenait, sous le nom de Maxicatzin, un véritable dictateur.

Tlaxoghimago. Neuvième mois de l'année aztèque, 39.

Pendant ce mois, on parait de fleurs Tid.ole qui, dans le temple, figurait Huitzilipochtli, ainsi que les statuettes de ce dieu que possédaient les particuliers. C'est aussi pendant ce a mois des fleurs » que l'on célébrait la fête de Xacateuctii, le dieu des marchands.

Tlazotéotl ou Tlazoltéotl. Ses attributions, 93 ; — ses prêtres pratiquaient la

confession auriculaire, 93 ; ~ ses sceurs, 93. Tlélatiloyan. Sa destination, 101.

Tlétatonathiu. Soleil dont l'extinction amène l'embrasement de la terre, 72. Tlexictli ou Tlexgitli. Foyer où l'on recueillait les braises dans la fête de

Huitzilipochtli, 427.

TocHTÉPEC (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, 140. Tochtli. Nom de lune des années du siècle aztèque, 36; — huitième jour des

mois aztèques, 39.

Tolotlan (Rio de). Côtoyé par les Nahoas dans leur émigration, 30.

La rivière de Tolotlan sort du lac Ghapalla et se jette dans Tocéan Pacifique. Elle porte aujourd*hui le nom de Rio de Santiago,

ToLLAN (Royaume de). Patrie primitive des Toltèques, 19.

On a cherché le royaume de Tollan dans la Nouvelle-Californie, parmi les ruines qui bordent le rio Colorado.

ToLLAN (Ville de). Sa fondation, 19; — considérée comme la plus ancienne ville de l'Anahuac, i9; — eut pour grand prêtre Quétzacoall, 80.

ToLLANTziNGO. Lieu où s'établissent d'abord les Toltèques, 49.

ToLOQDÉ. Jeu favori de Moteuczoma II, 233.

ToLTÈQUEs. Leur origine et leurs pérégrinations, 19; ~ fondent la ville de Tollan, 19; — forme de leur gouvernement, 19; — ont pour législateur Quétzacoatl, perfectionnent le calendrier Maya et civilisent leurs voisins, 19; * la famine et la peste les chassent de l'Anabuac vers le Yucatan et le Guatemala, 20; — monuments qu'on leur attribue, 20; •- se déformaient le crâne, 26.

La monarchie toltëque dura de 667 à 1031 de notre ère, et compte seulement huit rois. C'est qu'une loi voulait que chaque souverain régnât un siècle entier, c'est-à-dire cinquante-deux ans. Si ledit souverain atteignait ce terme sur le trône, il abandonnait aussitôt le pouvoir. Par contre, s'il mourait avant cette date, le royaume était régi en son nom par des nobles jusqu*à l'achèvement du siècle. C'est ce qui arriva à la mort de la reine Xiutzaltzin, fait qui nous apprend du même coup que, chez les Toltèques, les femmes pouvaient occuper le trône.

Le vêtement des Toltèques se composait d'une longue tunique blanche.

ToNACACiHDATL. La première déesse, d'après les Nahoas, 69. ToNAGATÉcuHTLi. Divinité nahoa, 69; — procrée quatre fils, 69; — habitait le

treizième ciel, 70.

ToNANTzw. Son temple et ses fêtes, 94.

ToxATiUH. Comment il fut créé, 79 ; — demeure immobile et prédit la mort

des demi-dieux, 79.

TopjLTziiî. Huitième roi des Toltèques, 20; — est vaincu par les Xalixenses, 20. TopiLTziN. Son office, son costume, ses aides et façon dont il. procédait aux

sacrifices, 115.

ToTONAQDEs. Avaient pour principale divinité Centéotl, 88.

De la vallée de Mexico, qu'ils occupaient paisiblement, les Totonaques furent repoussés par les Chichimèqnes et les Nahoas jusque sur les côtes de TAtluutique, dans le pays qu'ils nommèrent Chaichiucuécan et TonacapaUj lequel forme aujourd'hui l'État de Vera-Cruz. Soumis par les Aztèques, dont ils ne parlaient pas la langue, les Totonaques accueillirent les Espagnols comme des libérateurs, et ce fut à leur tête que le grand conquérant marcha contre Tlaxcalla. La capitale des Totonaques était Cempoalla, située sur le petit fleuve Chachaluca.

ToRQUÉMADA (JuAN de), 43, 77, 104, 105, 128, 209, 215, 228, 234, 248.

Sous le titre de : Vingt et un livres rituels et monarchies indiennes, le franciscain espagnol, don Juan de Torquémada, a écrit un immense ouvrage publié à Madrid en 1613. Bien que remplie d'une érudition souvent intempestive, l'œuvre de Torquémada est une des plus précieuses de celles que l'on possède sur les nations indiennes du centre de l'Amérique.

Tortillas. Façon de les fabriquer, 217.

ToxcAL. Cinquième mois de Tannée aztèque, 39; — guirlande de grains de maïs, 125.

Le mois Toxcal, dédié à Tezcatlipoca, tirait son uom des colliers de mais

grillé — syaibole de la sécheresse parmi les Aztèques — dont se paraieut les jeunes gens des deux sexes darant son cours.

TozoTONTLi. Troisième mois de Tannée aztèque, 39.

Consacré à Tlaloc, ce mois devait son nom au jeûne qu'observaient les prêtres du dieu pendant sa durée.

Tributs. Façon dont ils étaient perçus et villes qui les payaient, 139.

TuLAPAM. Patrie originaire des Mayas, io.

TuLARÉ (Lac). Parait être le lieu d'origine des Tollèques, 19.

TzATziTÉPETL. Montagne du haut de laquelle Quélzacoatl faisait proclamer les

lois qu'il édictait, 81.

TzoMPANGO. Point de station des Nahoas, 32.

Les Aztèques séjournèrent sur ce point sept années environ.

TzoMPATLi, 102; —ses dimensions et ses formes, 103.

L'xiTL. Substance résineuse, 92.

LxMAL. Ses ruines, i6.

Vaxmers. Leur habileté et leurs travaux, 212.

Vent du kord. Chasse le vomito, 2 ; — ses effets dans la Terre tempérée, 2.

Le vent du nord — norté des Mexicains— soulève les eaux du golfe du Mexique et jette les navires à la côte ; le vent du sud, qui le précède invariablement, dessèche l'atmosphère et asphyxie parfois les bestiaux.

Vénus (Planète). Son temple et sa colonne à Mexico, 101. Vera-Cruz. Siège du vomito negro^ 2.

Vera-Cruz, fondée sur la plage de Chalchincuécau, près do Cuuipoalla, capitale des Totonaques, fut ensuite édifiée, par ordre du vice-roi Monterey, à Tendroit où Cortez débarqua au Mexique, le 21 avril 1519.

VÊTEMENTS. Leur nature chez les deux sexes, 219.

Victimes. Combien on en sacrifiait chaque année, 118.

Vol. Sévèrement châtié, 169.

VoLADOR. Comment on l'établissait, 233; — était un divertissement religieux,

Voleurs. Peines qu'ils encouraient, 169.

Vomito negro. Autrefois inconnu, 2 ; — ne s'atlaque qu'aux personnes nées

en dehors des Terres chaudes; à quelle époque il sévit, 2. VoTAN. Civilise le Chiapau, 15; — son rôle dans le Cenlre-Amériquc, 13. Voûte. Était connue des Aztèques, 251.

Xacateoctli ou Yacateuctu. Fête que lui offraient les marchands, 92 ; —

comment ils l'adoraient dans leurs voyages, 202. Xalisco (Province de). Traversée par les tribus nahoas, 30.

Le royaume de Xalisco ~ sablonneux — bornait le Méchuacau et se trouvait eu contact avec les Chichimèques.

Xauxe.nses. Ruinent la monarchie tollèque, 20.

Les Xalixenses parlaient la langue aztèque; ils étaient renommés pour leur beaulé physique.

Xaotl. Est métamorphosé en tourterelle, 95.

Xapan. Est décapité par Xaotl, 95.

XiCALANQUEs. Prcmiors habitants de TAnahuac, 20. (Voir Olmèques.)

Les Xicalanques occupaient les environs de Puebla ; mais on retrouve leur nom sur plusieurs autres points du Mexique.

XiLOTÉPEC (Ville de). Tribut qu'elle payait à la couronne, i40. XiuTÉGUHTU. Dieu de Tannée, de la verdure et du feu, 87 ; — offrandes qu'on lui faisait, 87.

Xiuhtécutli se nommait aussi Huéhuitiotly dieu ancien.

XiPÉ TOTEC. Protecteur des orfèvres, 93; — sacrifices qu'on lui offrait, 93.

XoALTEucTLi. Souvcut confoudu avec Meztll et avec Xoalticitl, 88.

XoALTiGiTL. Protecteur du sommeil des enfants, 88.

XoGHiMiL. Amène à ses compatriotes un Colhua, 34.

XocHiMiLGO (Lac de). Peuple auquel il doit son nom, 22.

XocHiHiLCOs. Leur arrivée dans l'Anahuac, 22.

XoGHiPALLi. Servait à délayer les couleurs, 240.

XoGHiTL. Vingtième jour des mois aztèques, 39.

XoGOHUÉTzi. Dixième mois de Tannée aztèque, 39.

C'est pendant ce mois que Ton célébrait la fête de Xoateuctlii dieu du feu. Les victimes offertes à cette divinité étaient précipitées dans un brasier, puis retirées encore vivantes pour être soumises au sacrifice ordinaire.

XoGOMOGHo. Tribut qu'elle payait, 139.

XocoYOTziN (Déesse). Sœur de Tlazoltéotl, 93.

Ce nom, qui signifie « le jeune », fut donné à Moteuczoma II par opposition à celui de Huéhué^ le vieux, qui servait à désigner Moteuczoraa-Uhuicamina.

XoLOTL. Frère d'Achcautzin, amène les Chichimèques dans TAnahuar, 21 .

IxtlixochiU, dans son Histoire des Chichimèques, donne pour point de départ à Xolotl Chicomostoc. Ce lieu, oii séjournèrent les Aztèques durant leurs pérégrinations, signifie « sept grottes », ou plutôt sept familles. D après une légende, c'est de Chicomostoc que seraient sortis les six fils d'uu vieillard nommé Istac-Mixcoatl, lesquels^ s'avançant vers le sud, imposèrent leurs noms aux priucipales contrées du Mexique.

C'est également à Chicomostoc — n'y a-t-il pas eu plusieurs lieux de ce nom ? — que serait tombé le couteau de silex enfanté par Omécihuatl, lequel donna naissance à seize cents demi-dieux.

Xolotl. Permet aux Aztèques de séjourner sur son territoire, 32.

Ce Xolotl n'eut de commun que le nom et la nationalité avec le grand empereur qui amena les Chichimèques dans TAnahuac. Il a dû régir une simple tribu.

Xolotl. Fils d'Omécihuatl, 78; ~ descend aux enfers, fait naître un garçon et

uae fille pour repeupler la terre, puis lue ses frères et se lue lui-même, 78. D'après une légeade, Xoiotl et ses frères, avant d*expirer, firent don de lexm vêtements à leurs amis ou serviteurs. Ceux-ci, en souvenir de leurs maîtres, conservèrent avec soin ces reliques, et en parèrent des morceaux de bois auxquels ils donnèrent le nom générique à'HaquimiloUi. Chacun de ces fétiches, en outre, portait le nom du demi-dieu quMl représentait. Frai Andrès de Olmos raconte avoir vu une de ces idoles à Tlalmanalco.

Yacatécchtli. (Voir Xacateuctli,)

Yanueli ou Yanuali. Collier qui consacrait les enfants à Quétzacoall, ili.

D'après Torquémada, ce collier se suspendait uniquement au cou des enfants âgés de moins de deux ans.

Yayauhqui. Vient au monde avec une peau noire, 69.

YOPICO-TZOMPATU, 103.

YuGATAN. Peuplé par les Mayas^ 13; — ruines qui le couvrent, 15. YcCATÈQUE (Monarchie), 13.

Zambos. Présentés comme des Azlèques, 25.

Zapotèqce^ 24.

La Zapotèque fut réunie à Tempire aztèque par Axayacatl. C'est un pays montagneux et fertile, dont faisait partie l'isthme de Téhuantépec.

Zapotèques. Tribu des Mayas de Chiapas, 24.

Les Zapotèques se distinguaient et se distinguent encore de leurs voisins par leur langue, leurs mœurs et leur costume.

ZuMARRAGA. Premier évéque de Mexico, 85; — fait briser la statue principale de Tlaloc, 85 ; — ordonne la destrucUon de toutes les images des dieux aztèques.

Don Juan de Zumarraga, moine de l'ordre de Saint-Fi*ançois, était originaire de la Biscaye. Nommé évéque de Mexico en 1527, il mourut dans cette ville eu 1548, âgé de quatre-vingts ans. C'était un homme vertueux et énergique. Si, par zèle religieux, il fit une implacable guerre aux idoles et aux manuscrits idéographiques, par contre, il défendit les Indiens devant la cour de Madrid. Du reste, si les ' missionnaires ont anéanti de précieux documents, c'est aussi à eux que nous sommes redevables de ceux que nous possédons.

PAhlS. — TYPOGRAPHIE A. UKN.NLïLtt, KUE DAKCET, 7.

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