‹ Les Bactériémies et Septicémies Consécutives aux Chocs Médicamenteux: Étude Clinique et ExpérimentaleChapitre 23 sur 36 · PE QUE · texte numérisé non relu

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senter les premiers symptômes du choc 5 minutes à peine après l’injection de propidon dans le sac jugulaire. Cet état de choc, rapidement intense, a duré en outre, plus longtemps car, une heure après, l’animal continuait à frissonner, restait abattu et sa température était encore bien au-dessous du degré initial (39°2). La poussée thermique qui a suivi le choc s’est maintenue jusqu’au lendemain matin. Aucun germe n’a pourtant passé dans le sang, et par suite l’animal est revenu à son état normal.

Il est facile de comprendre, selon nous, pourquoi le choc a été aussi marqué. D’une part parce que nous avons utilisé le propidon plus concentré qu'habituellement. Nous avons fait centrifuger le contenu d’une ampoule de ce médicament, puis ayant rejeté les 4/5° ; de la partie liquide nous avons employé pour remplir le sac jugulaire l’émulsion dense des COTPps microbiens. D'autre part ce vaccin polymicrobien très concentré se trouve directement au contact des fibres sous-endothéliales, la double ligature du segment veineux favorisant l’abrasion de l’endothélium. Bref, il se comporte d’une façon analogue au courant faradique prolongé, que E. Rivalier, H. C. Pham et Ph. Decourt utilisèrent dans leurs expériences.

Quoique très démonstrative et vérifiée à plusieurs reprises, nous avons tenu à constituer les expériences de contrôle suivantes

B. — Pour préciser la part possible de l'intervention chirurgicale dans ce tableau de choc, nous avons pra-

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