‹ Les bains d'Europe (volume 2)Chapitre 105 sur 465 · DE PARIS A WEILBACH PAR MAYENCE · texte numérisé non relu

DE PARIS A WEILBACH PAR MAYENCE

De Paris à Mayence par Fcrbach et Ludwigshafên. 663 kil. Chemin de fer.

Trajet par trains express en 16 h. 25 m.; par trains omnibus, en 22 h. 15 m. — ire cl. 74 fr. 37 c. - 2e cl. 53 fr. 67 c.

De Mayenne à Francfort. 4 mil. 5/10.

— Chemin de fer. Trains express en 2 h. 15 m., et trains omnibus, en 3 h. 10 m. — li-<^ cl. 3 ^. 30 kr. — 2^ cl. 2 fl. 21 kr. - 3^ cl. 1 fl. 33 kr.

De Francfort à Hatfersheim. 2 mil.

Chemin de fer. Trajet en 31 min. pour kS, 30 et 18 kr.

De Hattursheim à Weilbach. 1/2 mil.

Lasource deiveîlbach (Nassau) est située à côté de la ligne du chemin de fer de Mayence à Francfort dans la vallée du Main : elle est renfermée dans un élégant pavillon, à peu de distance de l'établissement.

. LES EAUX. — Eau froide, carbonatée sodique, sulfureuse.

Connue depuis le siècle dernier, fréquentée depuis quelques années seulement.

Émergence : Du calcaire grossier alternant avec des argiles mêlées de lignite et de houille.

Une source désignée sous le nom complexe de Friedrich-Karl-Josephquelle.

Débit en 24 heures : 497 hectol. (Frésénius).

Densité : 1,001065.

Température : 13\7.

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, dégageant beaucoup de très-petites bulles de gaz; secouée dans une bouteille à demi pleine, elle dégage peu de gaz (acides carbonique et sulfhydrique) ; odeur trèssulfureuse, goût fade et très-sulfureux. Elle se conserve bien à l'abri du contact de l'air-, mais à l'air libre, et même dans une bouteille contenant un peu d'air, elle se trouble et se décompose. On remarque un sédiment blanchâtre dans le bassin qui la reçoit.

Emploi : Surtout en boisson, pure ou coupée avec du lait; bains, inhalations.

Situation : 12G met. au-dessus de la mer.

Climat : doux et sans variations brusques.

Saison : du 15 juin au 15 octobre.

Effets physiologiques : Au début du traitement et quand elle n'est pas dosée avec prudence, l'eau de Weilbach produit une surexcitation géné-

raie et de la fièvre; mais ces phénomènes sont purement nerveux, car. si les eaux sulfureuses en général activent puissamment la circulation, si elles tendent d'abord à congestionner la poitrine et la tête, celle de Weilbach, au contraire, agit par sédation, fait cesser l'état congestif et détermine bientôt une anémie relative. Elle active la sécrétion de la muqueuse bronchique; l'estomac la supporte facilement; elle cause d'abord de la constipation, puis agit comme légèrement laxative, et la couleur des selles indique une sécrétion biliaire plus abondante. L'amaigrissement survient bientôt, ainsi que laffaiblissement; le pouls diminue de force et de fréquence. Pour expliquer ces phénomènes, on a supposé à l'eau de Weilbach une action spécifique sur les globules sanguins.

Cette eau se transporte en grande quantité.

D'après les analyses de Kastner et de M. Frésénius, cette eau ne devrait sa sulfuration qu'à du gaz sulfhydrique libre, et se classerait parmi i les carbonatéesàbase de soude avec forte proportion de chlorure sodique. / Toutefois elle est à peu près aussi riche en bases terreuses qu'en bases alcalines.

Analy.«*e (Frésénius, 1856).

Eau, 1 kilogr.

Bicarbonate de soude 0 s»- , 406751

— de chaux 0 ,378884 ^

— de magnésie 0 ,359138 j

— de barvîe 0 ,0ûr239

— de strontiane 0 ,000l:iÛ

— de lithme 0 ,000844

Chlorure de sodium 0 ,271310

— de potassium 0 ,027759

Sulfate de potasse • 0 ,038847

Nitrate de soude faible trace

Phosphate de chaux 0 ,000348

— d'alumine 0 ,000133

Acide silicique 0 ,014549

lodure de sodium trace évidente

Bromure de sodium faible trace

Borate de soude trace évidente^

Oxyde de fer (carbonate?) très-faible trace

Oxyde de manganèse (carbonate?)., très-faible trace

Fluorure de calcium faible trace

Matières organiques 0 ,004844

Formiates, propionate de soude. . . . faible trace

Gaz acide carbonique libre 0''^ , 092

— — 1 2 combiné 0 ,182

— sulfhydrique 0 ,003

Carbonate d'ammoniaque 0 , 003

Bibliographie : Yrésémus ^ In Balneologische Zeitung, tome IV.— A. Rotureau, Des principales eaux minérales. Paris, 1858.

ALLEMAGNE

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