DE PARIS A WIESBADE PAR MÀYEXCE
De Paris à Mayence par Forbach et Ludwigshafen. 663 kil. Chemin de fer.
Trajet en 16 h. 25 m. par trains express ; en 22 h. 15 m. par trains omnibus. — fe cl. 74 f. 37 c. — 2« cl. 53 f. 67 C
De Mayence (Castel) à Wieshade.
I mil. 1/4. Chemin de fer. Trajet en 20 m. pour 36, 24, 18 et 12 kr. — 4o livres de bagage.
^viesbade, en ail. Wieshaden, la capitale du duché de Nassau, est une ville de 16 000 h., dont 4000 catholiques, située au pied des montagnes du Taunus, qui la mettent à l'abri des vents du N. et du N. E. Dépuis trente ans, elle a complètement changé d'aspect. Ses rues principales sont bordées d'élé- , gantes maisons neuves, peintes à l'huile et d'une irréprochable propreté. — Le nombre annuel des visiteurs (ce ne sont pas tous des baigneurs) atteint, dit-on, 30000.
HÔTELS. — Victoria et Taunus hôtel; Avec bains : des Quatre-Saisons (Vier Jahreszeiten) , de la Rose^ de VAigle (Adler), de Nassau (Nassauer Hof), de Cologne (Cœlnischer Hof), Schwarzer Bœr , Englischer Hof, Schùtzen Hof, Europseischer Hof, Rœmerhad, Spiegel, Engel, Pariser Hof^ Krone, etc. — Hôtels sans bains : Dûringer, Hollœndischer Hof, Grxinewald, Einhorn.
Les prix de ces hôtels sont à peu près les mêmes. — Les meilleures tables d'hôtes sont celles de la maison de Conversation au Cursaal, et de l'hôtel des Quatre Saisons.
N, B, On peut toujours dîner et
souper à la carte au Cursaal. — Un bain coûte de 48 kr. à 1 fl.
Droschken, 12 kr. la course.
iV. B. Les prix des voitures, des chevaux et des ânes pour les promenades, sont fixés par un tarif.
Casino. — Les étrangers peuvent y être admis sur la présentation d'un membre.
Le milieu du Cursaal est occupé parle Grand salon, qui, richement décoré, sert tantôt de salle de jeu (la roulette) , tantôt de salle à manger, tantôt de salle de bal. (Le mercredi, le prix d'entrée pour les cavaliers aux bals publics est de 1 fi.
21 kr. ; les réunions dansantes du lundi et du samedi sont plus agréables et mieux composées que les bals publics.) — A dr. , en entrant sur la place , sont le cabinet de lecture, des salles de bal et dessalons de jeu (le Trente et Quarante). A g.
on trouve des salles à manger et la restauration (table d'hôte et à la carte).— Quand le temps est beau, on peut se faire servir soit à dîner, soit des rafraîchissements devant la façade qui donne sur le jardin et près du Kiosque-Orchestre , où l'on fait de la musique (de 4 à 6 h.).
Ce jardin, conquis par l'art sur la nature malheureusement a.ssez chétive, est bien dessiné et remarquablement entretenu. — A dr., en regardant la pièce d'eau, peuplée de charmants canards et de carpes d'une étonnante voracité, on a élevé un joli kiosque, d'où l'on découvre une vue étendue ; sur la g.
on est dominé par le palais et les
jardins de la duchesse douairière de Nassau. Si l'on remonte le ruisseau qui alimente la pièce d'eau, on ne tarde pas à trouver la Dietcnmùhlc (15 min.), et 15 min. plus loin le château ruiné de Sonnenbevg.
Monuments. — Outre ceux dont nous venons de parler, on peut citer:
\ePaIaisduGrand-Duc(\H31-\S:^H)', — le Palais Ducal ou SchlœsscheUy qui contient, entre autres curiosités, une bibliothèque de 25 000 vol. ^ un musée d'antiquités romaines et du moyen Age, un cabinet d'histoire naturelle et une galerie de tableaux; — leMinisterium, ou palais du gouvernement; — Véglisecatholique ; — la nouvelle église réformée^ surmontée de cinq tours, etc.
Promen.\des. — Les enyirons de Wiesbade ne peuvent pas soutenir la comparaison avec ceux de Bade; toutefois ils offrent diverses promenades agréables. — En gravissant les hauteurs peu élevées du Taunus , on découvre des points de vue étendus. — Les promenades ou excursions les plus fréquentées, — elles se relient toutes par des sentiers —
sont : 1** la Dietenmiihle (15 min.), moulin très-fréquenté pendant la belle saison; — 2° le nouveau Geisberg (jardin-café restaurant, belle vue), et Vancien Geiaberg (15 min.); 3° le Mausolée (A5 min.), chapelle grecque que le duc de Nassau a fait élever en mémoire de la duchesse Elisabeth Michaelowna , morte en 1845, — 4** le Neroberg , colline où l'on voit encore les débris d'une ancienne construction romaine, qui, selon la tradition, aurait été un château de Néron; à mi-côte s'élève la belle chapelle gréco-russe, surmontée de cinq coupoles et admirablement décorée. On remarque à l'intérieur une statue couchée de la princesse Elisabeth Michaelowna (1845), sculptée par Hopfgarten; — 5" le couvent de Clarenthal et la Faisanderie (30 et 45 min.); — 6" la Platte (1 h. 30 min.), château de chasse d'où l'on jouit de la plus belle vue des environs. Il a été construit en 1824 par le duc Guillaume.
Wiesbade communique par diligences avecDillenburg, Ems, Limburg et Schwalbach.
LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique.
Connue dès Tépoque romaine.
Émergence : A la limite des terrains anciens du Taunus, là où commencent les terrains tertiaires du bassin de Mayence; les eaux soitent des schistes du Taunus, dans le voisinage de roches quartzeuses et de basaltes.
Vingt-trois sources sont exploitées; une seule, le Faulbrunnen, est froide; les autres sont thermales, elles portent le nom de l'établissement, c'est-à-dire de l'hôtel dont elles desservent les bains. Trois d'entre elles sont employées en boisson : Kochbriinnen, source bouillanle, c'est la plus importante; Àdlerbrunnen, source de l'Aigle; Schiitzenliofbrunnen, source de Schutzenhof. Les sources thermales sont réunies en un groupe et entourées d'une zone de sources froides, dont le Faulbrunnen occupe l'extrémité au sud-ouest.
Débit en 24 heures des onze sources les plus importantes: 2176 hectol.
Densité: Kochbrunnen, 1,0066G (Frésénius) ; Adler, 1,06250; Schutzenhof, 1,005125 (Kastner).