DE PAKIS A CRANSAC PAR BORDEAUX ET MONTAUBAN
De Paria à Bordeaux, 583 kil. Chemin (le fer d'Orléans. 4 conv. par jour. Trajet en 12 h. 46 m. par trains express ; en 15 h. 20 m. par trains omnibus. — 1>« cl. 64 fr. 75 c. — 2« cl. 48 fr. 55 c. — 3« cl. 35 fr. 60 c.
De Bordeaux à Montauban, 206 kil.
Chemin de fer du Midi. 3 conv. par jour. Trajet en 5 h. 15 m. par trains express; en 8 h. 14 m. par trains omnibus. l»-" cl. 23 fr. 05 c. — 2« cl. 17 fr. 30 c. 3^ cl. 12 fr. 70 c.
De Montauban à Cransac, 153 kil.
Chemin de fer d'Orléans (de Montauban à Saint-Christophe). 2 conv. par jour.
Trajet en 6 h. 56 m. — l»® cl. 18 fr. 70 c. ~ 2« cl. 14 fr. 05 c. — 3« cl. 10 fr. 30 c.
Crnnsae, v. de 942 hab. , est situé dans une jolie vallée où se trouvent de nombreuses usines , prés d'un affluent du Lot.
Ses eaux sont fréquentées tous les ans par 3500 personnes, et le village a peine à contenir les malades qui viennent s'y guérir. —
On peut louer quelques logements dans des maisons particulières ; mais les familles aisées se trouveront mieux à (3 kil.) Aubin j V.
de 8048 hab. , qui possède des mines de houille, des hauts fourneaux, les ruines d'un ancien château et une église du douzième siècle.
Le pic nommé le Montet, qui s'élève en face de Cransac, est un petit volcan curieux à visiter; des tourbillons de fumée s'en échappent sans interruption. On a creusé dans la montagne des excavations qui constituent des étuves d'un genre exceptionnel. Ce sont des cavernes ténébreuses ouvertes en pente douce et au bas desquelles on a pratiqué une niche avec un siège. Ces excavatioHs ont L5 à IG met. en tous sens. L'air qu'on y respire est extrêmement chaud et chargé de vapeurs sulfureuses.
Cransac communique par dili- I gences avec Tulle, Rodez, Auril- 1 lac, Villefranche, Cahors.
LES EAUX. — Eaux froides, sulfatées terreuses (chaux, alumine et magnésie), ferrugineuses, arsenicales.
Connues dès le commencement du dixième siècle.
ÉmcTfjPuce : Au pied ou à mi-côte d'une montagne formée de bancs de houille et d'un schiste pyriteux, mêlé de fer carbonate. Cette montagne, nommée le Montet, est en combustion depuis des siècles.
Cinq sources : Source haute ou forte Richard; source basse ou douce Richard; source basse Bezelgues ; plus deux autres sources dites sources i\ laver, parce qu'elles^ ne servent plus aujourd'hui qu'à laver les bouteilles. Il y a aussi, dans le voisinage, des sources dont les eaux jM-ises en l)oisson déterminent des effets toxiques.
Débit en 24 heures : source basse Richard et source haute, 24 heclol. chacune.
Température : 10 à 12".
Caractcres particuliers : Eaux limpides, incolores, inodores, d'une ! veur acide et styptique, laissant déposer des flocons ocracés, soupb haute Richard ; plutut amarescente que styptique et ne formant aucu| dépôt, source basse Richard ; cette dernière est celle dont on boit le plus
Seri'icr me'dicaf : Vn médecin inspecteur.
Emploi : Boisson; étuves dans la montagne en combustion.
Situation : Environ 300 mètres au-dessus de la mer.
Climat de montagnes.
Saison : De juin en octobre.
Effets physiologifiues : L'eau de la source douce ou basse Richard ( excitante de l'estomac, diurétique et laxative; à la dose de cinq à sii verres, elle purge fortement et cause quelquefois le vomissement, li source haute ou forte constipe au contraire, est d'une digestion plu» difficile et produit une excitation plus vive. Ces eaux sont éminemmen toniques et reconstituantes.
L'eau de Cransac s'exporte.
^^nalyse (Blondeau, août 1849).
s. HAUTE RICHARD. S. BASSE RICHARD.
Eau , 1 kilogr. Eau , 1 kilogr.
Sulfate de potasse 0 ^-^ ,012 0 ?" ,021
— de soude 0 ,006 0 ,011
— de chaux 0 .863 2 ,413
-- de magnésie 0 ,936 2 ,291
— d'alumine 2 ^325 2 ,079
— de peroxyde de fer 0 ^012
— de manganèse traces
Sulfure d'arsenic 0 ,00025 traces
Chlorhydrate d'ammoniaque 0 ,014 0 ,012
lodhydrate d'ammoniaque 0 ,011 0 ,009
Acide silicique 0 ,003 0 ,005
Une autre analyse, faite au mois d'avril suivant, donna à M. Blondeau? des résultats quantitatifs beaucoup plus faibles; doit-on en conclure que^ ces eaux, comme plusieurs autres, sont affaiblies à la suite de la saison/ des neiges et des pluies?
MM. 0. Henry et Rivot, ingénieur des mines, ont aussi donné des analyses de ces eaux.
BihJiofjraphie : 0. Henry et Poumarède, in Bulletin de l'académie royale de médecine, tomes V et VI.— Murât, Traité sur la nature.... des eaux mmérales et étuves de Cransac. Rodez, 1843. — Auzouy, Thèse . inaugurale. Paris, 1843. — Bras, Notice sur les eaux minérales de Cransac. Paris, 1846. — Ducoux. Notice sur les eaux minérales de Cransac. Paris, 18-47. — Gendrin, Lettre à M. le docteur Ducoux sur les propriétés des eaux minérales de Cransac. Paris, 1847. — P. Blondeau. Analyse des eaux minérales de Cransac et des efflorescences de la montagne brûlante. Rodez, 1850, in-8. — Auzouy, Aperçu médical et pittoresque sur