‹ Les bains d'Europe (volume 2)Chapitre 32 sur 465 · ALLEMAGNE. — AIX-LA-CHAPELLE ET BORCETTE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE. — AIX-LA-CHAPELLE ET BORCETTE

blissements et la buvette, TrinkqueUe^ appelée aussi source Élise. Chacune des autres sources alimente un ou plusieurs établissements.

De»5tïe.- Kaiserbrunnen, 1,00349; Corneliusbrunnen, 1,00305.

Température : Varie de 55% Kaiserbrunnen, à 45^5, Corneliusbrunnen (Rotureau).

Caractères 'particuliers : L'eau d'Aix est limpide, son odeur est trc'ssulfureuse, son goût sulfureux et salé; ces caractères sont plus prononcés dans les sources supérieures. Au contact de l'air, l'acide sulfhydrique se dégage rapidement, l'eau blanchit en se décomposant, perd une partie de ses caractères d'eau sulfureuse et n'a plus que la saveur d'un faible bouillon de poulet; mais quoique le sidfure de sodium se soit décomposé, cette eau blanchie et transformée, comme le dit M. Fjlhol, en lait de soufre, n'en a pas moins l'action spécifique des eaux sulfureuses.

Emploi: Boisson, source d'Élise, pure ou mêlée de lait, bains et douches d'eau et de vapeur, frictions, massage, bains de gaz, inhalation. Dans certains cas on fait usage pendant le traitement de l'eau de Borcette.

Situation: 173 met. au-dessus de la mer.

Climat: Moyenne annuelle, 9% 36; moyenne de l'été, 16% 88.

Effets physiologiques : Ces eaux agissent en général comme diaphorétiques et diurétiques, en même temps qu'elles déterminent la constipation; quand au contraire elles ont un effet laxatif, elle n'activent pas la sueur et la diurèse. On les boit d'abord avec répugnance, et cependant l'estomac les supporte bien. En bains d'eau ou de vapeur elles ne débilitent pas comme l'eau ordinaire, mais fortifient et rendent la peau moins impressionnable à l'air. Elles sont toniques, résolutives, et pourtant moins excitantes que la plupart des eaux sulfureuses. En général elles ne déterminent pas la poussée.

Très-riches en principes actifs, elles répondent à beaucoup d'indications thérapeutiques.

On obtient par l'évaporation, à Aix, un sel qui contient les principes minéralisateurs non gazeux des eaux.

Outre ses eaux sulfureuses, Aix-la-Chapelle possède des sources ferrugineuses non thermales.

ilnalyse (Liebig, 1851).

KAISERBRUNNEN.

Eau, 1 kilogr.

Sulfate de soude Os', 28270

— de potasse 0 ,15444

Chlorure de sodium 2 ,63939

Bromure de sodium 0 ,00359

lodure de sodium ... 0 ,00052

Sulfure de sodium 0 ,00949

Fluorure de calcium traces

Carbonate de soude 0 ,65039

— de magnésie 0 ,05145

— de chaux 0 ,15850

— de stronliane U ,00020

LES BAIXS D EUROPE.

Carbonate d'oxvde de fer 0='" ,00954

— de ifthine 0 ,00028

Silice 0 ,06610

Matières organiques animales 0 ,07617

, Gaz azote 0"S012

— acide carbonique 0 ,126

— oxygène 0 , 00 1

Bibliographie : Miiller, Aix-la-Chapelle et ses environs.... Aix-la-Chapelle, 185.Ï. — Wetzlar, Traité pratique des propriétés.... des eaux.... d'Aix-la-Chapelle; Bonn, 1856. — Strâter, De quelle manière prenait-on les bains du temps de Charles-Quint, à Aix-la-Chapelle? Aix-la-Chapelle, 1858.

BORGETTE. — LES EAUX. — Eaux thermales ou froides, chlorurées et sulfatées sodiques, chlorurées sodiques ou carbonatées sodiqiies et calcaires, ferrugineuses, gazeuses.

Connues beaucoup moins anciennement que les eaux d'Aix-la-Chapelle, et seulement dans les temps modernes.

Émergence : D'un terrain où dominent le calcaire de transition . les schistes argileux et le grès micacé. On y rencontre aussi du grauwacke, du muschelkalk et de la houille à pyrites. Non loin de là (40 à 50 kilom.) on trouve des produits volcaniques.

Douze sources divisées en supérieures, non sulfureuses, et inférieures, sulfureuses. Les principales sont parmi les supérieures : le Kochhrunnen, source bouillante, et une autre source qui alimente quatre établissements de bains; parmi les inférieures ou sulfureuses : la Trinkquelle , buvette. Il y a de plus deux sources ferrugineuses froides qui alimentent la fontaine de Guillaume, Wilhelmsbrunnen, et le bain de Jean, Johan-

nishad.

Densité : Sources sulfureuses, 1,003; sources non sulfureuses, 1,004: sources ferrugineuses, 1.003.

Température : Sources sulfureuses, de 43^75 à o7^5•. sources non sulfureuses, de 43^75 à 77^5; sources ferrugineuses, 16^25.

Caractères particuliers : L'eau des sources sulfureuses est limpide avec une odeur hépatique et un goût lixiviel, comme celles d'Aix-la-Chapelle. Les sources non sulfureuses donnent une eau limpide, inodore et salée, comme celles de Baden-Baden.

Emploi : Boisson, bains et douches d'eau, de vapeur, de gaz. inhalation.

Situation : 173 mètres au-dessus de la mer, à moins d'unkilom. d'Aixla-Chapelle.

Effets physîoJogicpies : Les eaux sulfureuses de Borcette agissent à peu près comme celles d'Aix-la-Chapelle : les eaux alcalines se rapprochent

* ALLEMAGNE. — ALEXISBAD. 5

beaucoup dans leurs eiïets de celles de AViesbaden et de Baden-Baden, elles sont de même excitantes, laxatives, diurétiques et diaphorétiques.

Analyse (Monlieim, 1829).

TRINKQUELLE.

Eau, 1 kilogr.

Chlorure de sodium 2^^ ,81562

Sulfure de sodium 0 ,08125

Carbonate de soude 0 ,33841

Sulfate de soude 0 ,33424

Phosphate de soude 0 ,018f)0

— de soude et de lithine 0 ,00006

Silice. 0 ,07200

Fluate de chaux 0 , 063 1 5

— de magnésie 0 ,01458

— de strontiane 0 ,00546

Matière animale 0 ,02710

Gaz acide carbonique 0^*" ,295

— — sulfhydrique.. 0 ,002

— azote 0 ,722

Le Kochbrunnen, source non sulfureuse, contient un peu moins (y^ environ) de chlorure de sodium, et trois fois plus de carbonate de soude

Bibliographie : Aix-la-Chapelle, Borcette et Spa, Manuel à l'usage des baigneurs; Leipzig, 1845.

ALEXISBAD (ANHALT-BERNBURG).

1023 kil. de Paris. — Trajet en 32 h. 30 m. et 37 h. 1/2 par les trains express; en 45 h. 15 m. par les trains omnibus.

DE PARIS A ALEXISBAD PAR COLOGNE, BRUNSWICK, HARZBURG, HALBER- STADT, QUEDLINBURG ET HARSGE- RODE.

De Paris à Cologne par Saint-Quentin, Namur et Liège, 507 kil. Chemin de fer du Nord. Trains express en 12 h.

45 m. Trains omnibus en i6 h. 55 et 23 h. — l'-e cl. 57 fr. 20 c. — 2e cl. 42 fr. 55 c. Point de 3^ classe à partir de la frontière belge.

A^. B. Les bagages passent en transit par la Belgique et ne sont pas visités par la douane ; ils doivent être remis au bureau destiné à les recevoir.

De Cologne à Brunswick, 51 mil. 4/10.

Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trains express en 9 h. 26 m. Trains omnibus en 11 h. 10 m. Trains de vitesse : !''« cl. 13 th.; 2« cl. 8 th. 20 sgr. Trains ordinaires : l'e cl. 10 th. 9 sgr.; 2« cl. 6 th. 26 sgr.; 3^ cl. ^ th. 26 sgr.

De Brunswick à Harzburg, 6 mil.

Chemin de fer de Brunswick. 4 conv.

par jour. Trajet en i h. 30 m. pour 31, 17, 13 et 8 sgr.

De Harzburg à Halberstadt, 6 mil.

Dilig. tous les jours en 5 h. 35 m. pour 1 th. 3 sgr. 1/4.

De Halberstadt à QuedUnhurg, 2 mil.

4 dilig. tous les jours, en 1 h. 1/2, pour 8 sgr.

De Quedlinhurg à Harzgerode, 2 mil.

3/4. Dilig. tous les jours.

De Harzgerode à Alexisbad ^ 30 m. de marche.

Alexisliad est un bain situé à 385 met. dans le Selkethal (duché d'Anhalt-Bernburg) , entre des collines boisées qui ont été agréablement transformées en jardins.

HÔTELS.— Traiteurhaus j Logirhaus.

L'établissement, fondé en 1811, est très-fréquenté.

Les environs offrent de nombreuses promenades : \eFriedrichsplatZy le Louisentempel. le Hahichtstein , les Schlotheiinsfelsen , le Caris platz . là Belle vue, leSchirm, etc.

LES EAUX. — Eau froide, sulfatée, calcaire et magnésienne, ferrugineuse.

Connue depuis 1766.

Émergence : D'un terrain où domine le grauwacke et, à sa limite, le terrain houiller; les montagnes environnantes sont riches en fer, cuivre, galène, spath-fluor, etc.

Trois sources : Selkebrunnen , source de la Selke: Àlexishrunnen^ source d' Alexis-, Ernabrunnen, source d'Erna : cette dernière est à un quart d'heure de distance.

Densité : Alexsbrunnen, 1,00095.

Température : AlexishTiinnen, 9^,0 ; Selkebrunnen, 7%6.

Caractères particuliers : Selkebrunnen, eau limpide, inodore, d'un goût fortement styptique; Alexisbrunnen, d'un goût plus agréable que la précédente, se prête mieux à l'usage interne, grâce à l'acide carbonique qu'elle contient; au contact de l'air dépose un précipité ocreux.

Emploi : Boisson, bains et douclies d'eau et de vapeur.

Etablissement hydrothérapique.

Effets physiologiques : Ces eaux et surtout celles de la Selkebrunnen sont très-excitantes et développent au plus haut degré les phénomènes qui résultent de l'usage des eaux ferrugineuses.

Analyse vTrommsdorf, 1829).

Sulfate de soude Os

— de chaux ... . 0

Chlorure de calcium 0

Carbonate d'oxyde de fer 0

— de chaux. . 0

— d'oxyde de manganèse 0

Silice \ 0

Extractif = 0

ALEXISBRUNNEN.

Eau, 1 kilogr.

0 ,4764 Gaz acide carbonique 0''S143

ALLEMAGNE. — AINTOGAST.

ALTWASSER (Voy. SALZBRUNN).

ANTOGAST (grand-duché de bade).

536 kil. de Paris. — Trajet en 16 h. 5 m. par trains express.; en 18 h. 55 m. par trains omnibus.

DE PARIS A A^sTOGAST, PAR STRAS- BOURG, APPE>;WEIER ET OPPENAU.

De Paris à Strasbourg, 502 kiL Chemin de fer. 5 conv. par jour. Trajet par trains express en Jl h. 1/2; par trains omnibus en i5 h. '20 m. — i>^ cL 56 fr. 20 c — 2« cL 42 fr. 15 c — 3*'cl. 30 fr.

De Strasbourg à Kehl, 6 kiL Route de terre. Omnibus, 1 fr. sans bagage ; avec bagage, jusqu'à 30 kiL, 1 fr. 50 c. ; excédant pour chaque malle, 50 c; le prix de la place n'est que de 75 c. quand on prend l'omnibus au bureau. Le chemin de fer de Strasbourg à Kehl sera inauguré en octobre 1 860.

De Kehl à Appeniceier, 1 mil. 7/10.

Chemin de fer. Trajet en 25 m. pour 30, iO et 12 kr.

De Aj'peniceier a Opvenau, 2 mil. 1/2.

Dilig. Trajet en 1 h. 30 m. pour 45 kr.

De Oppenau à Antogasf, 1 h. de marche environ au S. E.

Antogast, bain appartenant au grand-duché de Bade, est tellement

encaissé dans une vallée au pied de la Ttossbuhlschanze, qu'il ne voit le soleil que pendant l'été. Le nombre des baigneurs s'élève chaque année à 300 env.

Les propriétaires des bains ont fait construire deux hôtels pour loger les étrangers. Les cabinets de bains, situés au rez-de-chaussée de l'établissement, sont au nombre de seize.

Les promenades environnantes demandent des jarrets éprouvés et de bons poumons, mais elles offrent de beaux points de vue. On peut aller par le Breitenberg à Freiershach, b. situé au débouché de la jolie vallée du même nom, à Petersthal, v. de 1.500 hab. , ou à Griesbach (F. ce mot) : se rendre par la Rossbûhl aux ruines de l'abbaye et aux cascades d'Allerheiligen; faire l'ascension du Kniebis , etc.

LES EAUX. — Eau froide, carbonatée calcaire et sodique , ferrugineuse.

Connue dès le seizième siècle.

Trois sources : Urquelle^ source primitive, consacrée aux bains; Antonsquelle, source d'Antoine; Fetersquelle, source de Pierre. Ces sources ne présentent presque pas de différences entre elles.

Débit en 24 heures : source d'Antoine, 15 hectol. ; source de Pierre, 10 hectol.

Densité : 1,0034 à 1,0035.

Température : K/.

Caractères particuliers : Eau limpide, très-petillante, inodore, goût acidulé prononcé, un peu atramentaire. Exposée à l'air elle se trouble et dépose un précipité rougeâtre.

Emploi : Boisson, bains et douches.

Situation : 520 mètres au-dessus de la mer.

Climat : Doux.

Saison : De mai à octobre.

Effets physiologiques : Cette eau, analogue dans ses principes comme dans ses effets à celles de Vichy, est toutefois plus riche en fer et en carbonate calcaire. Elle agit sur le sang à la manière des alcalis et des ferrugineux; les traces d'arsenic et de manganèse qu'on y rencontre sont encore une indication importante. Elle est considérée en Allemagne comme une source ferrugineuse puissante.

Elle se transporte en grande quantité.

Analyse (Bunsen).

URQUELLE.

Eau, 1 kilogr.

Bicarbonate de chaux Os' ,9127

— de magnésie 0 ,5708

— de fer 0 ,0384

— de soude 0 .7985

Chlorure de sodium 0 ,0453

Sulfate de soude 0 ,7805

— dépotasse 0 ,0734

Alumine 0 ,0028

Silice 0 ,0427

Phosphate de soude 0 ,0013

Bicarbonate de manganèse et matières

organiques traces

Arsenic tr.-faib. traces

Gaz acide carbonique plus ou moins combiné Û'^',7 27

— — libre G ,990

L'eau des buvettes, sources Antoine et Pierre, contient moins de sels terreux ou alcalins et plus de fer (05'',0464).

Bibliographie : A. Robert, Notice sur les E. M. d'Antogast; Strasbourg, 1856. — Guide du médecin ou du touriste aux bains de la yallée du Rhin, etc.; Strasbourg et Paris, 1857.

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