AIX-LA-CHAPELLE ET BORCETTE (PRUSSE
436 kil. de Paris par St.-Quentin, Namur et Liège. — Chemin de fer du Nord. — Trajet en 10 h. 20 m. par les trains express.; en Ik h. 30 et 55 m. parles trains omnibus. - r^ d. 49 fr. 45 c. — 'i« cl. 37 fr. 15 c.
ALiL-la-chapelle, en allemand Aachen, ville de 50 000 hab. dont 600 protestants , appartient à la Prusse rhénane; elle est située au milieu d'un bassin riant et fertile, qu'environnent des hauteurs en partie boisées, en partie cultivées. Les trois ruisseaux qui l'arrosent : le Pau, laPaunelle etla Johannisbach, offrent de grands avantages aux manufactures pour le lavage des laines.
HÔTELS. —Nuellens, en face de la fontaine Élise (très-bon); Grand- Monarque, chez M. Dremel; des Quatre- Saisons, sur la place du Théâtre; du Dragon d'or; de Bellevue; de VEmpereur; de Paris (près du chemin de fer) ; de la Couronne.
Les prix de ces hôtels sont à peu près les mêmes.
Les eaux minérales d'Aix-la-Chapelle attirent à chaque saison 3500 baigneurs environ.
On compte dans la ville quatre
établissements : les bains de PEmpereur et de la reine de Hongrie, le Bain neuf et la fontaine Élise.
La fontaine Élise [Elisenbrunnen) est un beau bâtiment achevé en 1824. La façade, de style dorique, a 89 met. de long. — C'est là que tous les matins les baigneurs viennent boire trois ou quatre verres d'eau thermale, aux sons d'un orchestre qui joue de 6 à 8 h.
Monuments. — La Cathédrale ou Chapelle reçoit d'ordinaire la première visite des étrangers. Son abside est du quatorzième siècle et son portail du temps de Louis XV, avec des portes en iDronze du huitième siècle. Le romain, le roman, le gothique et le moderne se mêlent et se superposent sur la façade , et cette confusion nuit à l'ensemble architectural du monument, qui est octogone et entouré d'une galerie à deux étages éclairée par le haut.
Au centre de l'octogone, une pierre
avec cette inscription : Carolo magno, indique le lieu où fut enseveli Charlemagne. Les principales curiosités de la Chapelle , les grandes et les petites reliques, la chaire, le sarcophage et le trône de l'emi)ereur ne se voient pas sans le payement préalable d'une somme assez forte fixée par un tarif. Ces grandes reliques ne sont même montrées qu'aux têtes couronnées.
On paye, pour voir les petites reliques, 1 thaï, (de 1 à 3 personnes), et pour voir la chaire, le sarcophage et le trône, 15 sgr. (de 1 à 3 personnes). — Tout près de la chapelle s'élève VHôtel de l'iUe {Rathhaus) , édifice construit, comme la chapelle, avec cinq ou six autres édifices.
L'intérieur mérite d'être visité. On y remarque surtout la grande salle du couronnement, avec les statues des empereurs couronnés à Aix-la- Chapelle. Les fresques de Réthel, destinées à cette salle , ne sont pas encore achevées. — La nouvelle redoute, située dans la rue appelée Comphaushad , et construite en 1782, renferme, outre des salles de jeu, un restaurant, un cabinet de lecture, la bibliothèque delà ville, une grande et belle salle de bal et de concert. Derrière s'étend une promenade [Bend], où se trouve une
fontaine minérale et où l'on fait de la musique tous les jours de 3 h. à 4 h. 1/2. — Le théâtre date de 1825.
Les environs d'Aix-la-Chapelle offrent de nombreuses promenades. Les plus fréquentées par les étrangers sont, outre les boulevards, celles du Louisherg (67 met. de hauteur) transformé en jardin en 1807 (belle vue) et de Borcette (F. ci-dessous).
Aix-la-Chapelle communique, par chemins de fer, avec Cologne et Dusseldorf ; par diligences, avec Coblenz, Eupen, Jiilich, Luxemburg, Montjoie, Saint-Vith et Trêves.
Borcette, en allemand Burtscheid, est un bourg industriel de 5000 hab., situé au S. d'Aix-la-Chapelle, derrière le beau viaduc du chemin de fer de Cologne. 10 min.
suffisent pour s'y rendre. C'est une longue rue sur le penchant d'une colline très-rapide, où les maisons s'entassent et semblent se soutenir mutuellement jusqu'au bas d'un vallon qui court de l'E. à l'O., et qu'arrose le Warmebach.
HÔTELS. — Caiishad (le bain de Charles); Rosenhad (bain de la Rose); Sclncerthad (bain de l'Épée).
Aix-LA-CKAFELLE. — LES EAUX. — Eau thermale, sulfurée sodique, chlorurée, iodo-bromurée, ferrugineuse.
Connue dès l'époque romaine.
Émergence: D'un «terrain où dominent les calcaires de transition, les schistes argileux et le grès micacé. On y rencontre aussi du grauwacke, du muschelkalk et de la houille à pyrites; non loin de là (40 ou 50 kilomètres) on trouve des produits volcaniques.
Quatre sources principales, divisées en supérieures et inférieures d'après leur situation: Kaiserhrunnen , source de l'Empereur, Quirinushrunnen, source de Saint-Quirin, Corneïiushrunnen, source de Saint- Corneille, Rosenhrunnen , source de la Rose. Le Kaiserbrunnen, la plus abondante, la plus chaude et la plus minéralisée , alimente plusieurs éta-