DE PARIS A SCHLANGENBAD PAR MAYENCE ET BIEBERICH
De Paris à Mayence par Forbach et Ludwigshafen. 6(i3 kil. Chemin de fer.
. Trajet en 16 h. 25 m. par trains express ; en 22 h. 15 m. par trains omnibus. — f'^ cl. 74 fr. 37 c. — 2'-- cl. 53 fr. 67 c.
De Mayence à liiebericli, 1/2 mil. Bateau à vapeur. Trajet en l.> min. pour 5 et 3 sgr. - On peut aller aussi de Mayence (Castel) à Bieberich en chemin de fer. 3/4 mil., 5 conv. par jour. Trajet en 25 min. pour 18 kr., 8 kr. et 6 kr.
De Bieberich à Sclilangenbad. 1 mil.
3/4. — Voiture à 1 chev. pour 1 ou 2 personnes, 3 fl. — Voiture à 2 chev., 3 ou 4 personnes, 5 11. 15 kr.
(§clilaii^eiibacl (Nassau) est un V. de quelques maisons, situé au milieu des collines boisées du Taunus et fréffuenié chaque année par 200 ou 300 baigneurs. On l'appelle le bain des serpmts, parce qu'il possède des bains (had) et parce qu'on y trouve une grande quantité de serpents (sclilangc).
HÔTELS. — Victoria, Wiesbudener Hof, Uessischerllof^ Nassauer Hof.
Ce dernier hôtel appartient au duc de Nassau, et le prix de cha-
que chambre est marqué sur la porte.
Un bain coûte de 48 kr. à 1 fl.
11 y a deux établissements thermaux bâtis l'un au-dessus de l'autre et appelés supérieur et inférieur^ ou ancien et iiouveau. Ils renferment de larges et spacieuses baignoires, dont la plus grande, tout en marbre , est celle des électeurs.
Le séjour de Schlangenbad convient aux malades qui aiment une solitude calme. On n'y jouit pas de ( plaisirs bruyants et variés comme à Bade et à Wiesbade. Ni jeu.x. ni bals, ni concerts, ni toilette; — un peu de musique sur la terrasse qui i domine la vallée, un air excellent, trop vif peut-être pour les personnes dont la poitrine est délicate, et de jolies promenades sur des , hauteurs boisées , telles sont les seules distractions qu'on puisse s'y procurer. Pour ces promenades, on trouve toujours des ânes sur la place. — L'une des plus fréquentées est celle de Georgenborn, petit v.
situé à 1 h., et d'où l'un découvre
ALLEMAGNE. — SCHLANGENBAD. 111
une vue étendue sur le cours du Rhin de Worms à Bingen, et celui du Mein, de Francfort à Mayence.
On peut aller en 2 h. à Rauenthal.
Y. que ses vins ont rendu célèbre ; à Kiderich , qui possède une
église et une chapelle gothiques construites en 1740; et en 3 h. à Eberhachj ancienne abbaye fondée en 1131 par saint Bernard, devenue un asile d'aliénés et une maison de détention, etc.
LES EAUX. — Eau thermale, chlorurée sodique.
Con/îwe très-anciennement et décrite au dix-septième siècle.
Émergence : D'un terrain où domine le schiste argileux. Son nom, qui signifie Bain des serpents, lui vient, dit on, de la croyance populaire que des reptiles, communs dans le pays, lui transmettaient leur toucher onctueux.
Onze sources : Trois desservent V établissement supérieur ou ancien^ trois V établissement inférieur ou nouveau. Viennent ensuite : Rôhrenhrunnen , source du Tuyau; Ploch'schenquellej source de Ploch, découverte en \Ho6\Pferdbad, bain des Che\3iux-, S chachtbrunnen, source du Puits; Badwiese^ bain ou source de la Prairie. Ces sources diffèrent peu entre elles; les deux dernières ne sont pas utilisées.
Densité: 1,00050 à 1,00055; Badwiese, 1,0028 (Osann).
Température : 27%5, Rôhrenbrunnen; 3P,25, Schachtbrunnen ; 16%2o, Badwiese (Osann).
Caractères particuliers: Eau très-analogue à l'eau commune, limpide, paraissant bleuâtre dans les baignoires et les piscines par le reflet des murs peints en bleu clair; la même cause produit sans doute cette blancheur extraordinaire de la peau, qui disparaît quand on sort de l'établissement des bains ; inodore, d'un goût fade et un peu lixiviel: douce et onctueuse au toucher, suivant la plupart des auteurs allemands, . qui lui accordent des propriétés cosmétiques particuHères. M. Rotureau : conteste la réalité de presque toutes ces propriétés.
Emploi : Principalement en bains, rarement en boisson; c'est le [ Rôhrenbrunnen qui fournit à la buvette.
Cures de lait et de petit-lait de vache et de chèvre. — Cures de raisin.
Situation : 300 met. au-dessus de la mer.
Climat : doux , mais sujet à des variations de température assez ' brusques.
Saison : du 15 mai au 15 octobre.
I Effets physiologiques : On a exagéré les propriétés médicales de cette
eau comme ses caractères physiques : en somme, elle agit comme sé-
' datif du système nerveux, et notamment de l'hypéresthésie locale ou
générale qui survient à la peau chez certains malades. M. Rotureau ne
, l'a trouvée ni plus laxative ni plus diurétique que Teau ordinaire, et fait
: remarquer que les habitants du pays n'en emploient pas d'autre dans leurs
': usages domestiques. Observons toutefois qu'il en est de même pour l'eau
de r^éris, assez analogue à celle de Schlangenbad, et qui n'est pas
|du tout inoffensive chez les personnes étrangères au pays.
L'eau de Schlangenbad se transporte.
LES BATNS D EUROPE.
A.iialye»e (Frésenius, 1856).
ploch'schenquelle.
Eau, 1 kilogr.
Chlorure de sodium 0 s»" ,237757
— de potassium 0 ,005844
Carbonate de chaux 0 ,032667
— de soude 0 ,010290
— de magnésie 0 ,006215
Sulfate de potasse 0 ,011868
Phosphate de soude 0 ,000620
Gaz acide carbonique libre (Heliït) 0''S044
Bibliographie : Karmrôth , in Balneologische Zeitung , t. III A. Rotureau , Des principales eaux minérales.... Paris, 1858.