MANCHE. OCÉAN. MEDITERRANEE
Au large du Havre. Arcachon. Raded'Hyères.
Eau, 1 kilogr. Eau, l kilogr. Eau, 1 kilogr.
Chlorure de sodium.... 25*r, 704 27«r, 965 30«r, 850
— de potassium.. 0 496
Iodure et bromure indet.
Bromure de magnésium. 0, 030
— de sodium 0, 103 0, 580
Sulfate de chaux 1, 210 0, 225 1, 394
— de magnésie 2, 462 5, 575 2, 561
— de soude 0, 485
— de potasse 0, 094
Carbonate de chaux 0. 132 )„ „1C 0, H8
— de magnésie.. j
— et phosph. de magn. traces
Silicate de soude. 0, 017
Oxyde de fer et de manganèse traces
Mat. org. animalisée 0, 052
32sf, 657 38*r, 727 39^, 340
(Mialhe et Figuier). (Fauré). (Usiglio et Douny).
HYDROTHERAPIE
On désigne sous ce nom une méthode d'hygiène et de thérapeutique dans laquelle l'emploi raisonné de l'eau froide tient le premier rang. Depuis les temps anciens jusqu'à nous, bien des médecins ont préconisé l'eau froide et en ont fait la base plus ou moins exclusive d'un traitement. C'est d'Allemagne que nous est venue, en dernier lieu, l'hydrothérapie, appelée d'abord hydropathie ou hydrosudopathie, noms abandonnés à juste titre. Accueillie avec défiance, comme devait s'y attendre une compatriote de l'homœopathie, la méthode allemande, modifiée
INTRODUCTION. — ÎIYDROTIIKRAPIE \\\I
dans ses applications mais non dans ses moyens, est aujourd'hui considérée avec raison comme une des ressources les plus précieuses de l'art de guérir. L'histoire de son dernier avènement se résume en peu de mots : les paysans de la Silésio paraissent avoir fait de tout temps usage de l'eau comme d'une panacée; un cabaretier de ce pays, nommé Vincent Priessnitz, habitant le hameau de Gràfenberg, près de la petite ville de Freywaldau, reçut un coup de pied de cheval qui lui fractura deux côtes. Les chirurgiens du voisinage portèrent un pronostic fâcheux-, sans en tenir compte, Priessnitz résolut de se traiter à sa manière. Des compresses imbibées d'eau froide et quelques moyens analogues amenèrent une guérison qui fit grand bruit. On vint d'abord du voisinage, puis de contrées lointaines, demander des conseils médicaux au cabaretier ; dépourvu d'instruction, mais doué d'une intelligence remarquable, celui-ci se fit en quelques années une expérience médicale très suffisante et, ce qui est plus rare, une fortune considérable en mettant son remède en usage sur les hommes et les animaux.
L'hydrothérapie est depuis longtemps appliquée en France dans plusieurs établissements recommandables, et nos médecins la mettent chaque jour en usage comme un moyen précieux.
Les formes du traitement hydrothérapique varient beaucoup ; l'eau en fait constamment la base, mais les applications en sont nuancées de façons très diverses. Elles consistent principalement en bains, demi-bains, bains de siège, bains de pieds de plusieurs espèces, bains de l'occiput ou des parties latérales de la tête, lavements, douches variées comme force et comme direction ; ceinture humide, emmaillottement humide dans un drap mouillé, puis tordu, emmaillottement sec, l'un et l'autre amenant une transpiration dont on règle la durée et qu'on nomme sudation, frictions avec le drap mouillé, enfin le grand bain de piscine froide dans lequel le malade, suivant la prescription du médecin, se livre à des mouvements ou reçoit la vague qui vient le frapper.
Dans quelques établissements hydrothérapiques, on a substitué au maillot, comme moyen de provoquer la sueur, l'enve-
loppement hermétique dans des couvertures sous lesquelles une lampe à alcool développe une température qu'on peut régler. Ce moyen est moins pénible pour le malade, il amène la sueur plus vite -, peut-être est-il préférable dans certains cas, mais en général il ne peut remplacer le maillot.
En principe, l'eau employée doit être froide, mais on en élève la température jusqu'à vingt degrés et même plus dans quelques cas exceptionnels.
Le régime alimentaire imposé par Priessnitz à ses malades était des plus austères, et le vin en était exclu. Dans la plupart des établissements hydrothérapiques, on apporte quelque adoucissement à cet égard, comme pour la température de l'eau, quand des indications spéciales se présentent; mais, pour la plupart des malades, un régime sévère et l'abstinence du vin, du café et du thé, doivent faire partie essentielle du traitement.
A l'hydrothérapie se rattachent certains procédés balnéaires en usage, de temps immémorial, dans quelques pays du Nord. Tels sont les bains russes ou bains de vapeur suivis d'une affusion ou d'une douche froide, les douches en pluie ou douches écossaises, l'affusion ou la lotion froide après le bain entier ou le bain de pieds tiède, moyen excellent de prévenir le refroidissement qui se produit toujours quand on passe d'un bain tiède à l'air libre; enfin les lotions froides sur le tronc et les membres, faites au sortir du lit, tous les matins, à l'aide d'une grosse éponge ou d'une serviette mouillée, puis légèrement essorée. Ce dernier procédé est plus pénible à supporter, mais plus pratique. Ces lotions froides du matin sont pour tout le monde, et surtout pour les personnes d'une santé délicate, un des moyens hygiéniques les plus précieux. Elles ne doivent pas être adoptées sans l'avis d'un médecin qui en surveillera les premiers effets.
INTRODUCTION. — PETIT-r.AlT ET RAISIN. XXXItl