I RANI E. — RAUNERES-DE-LUCHON
leur succès dans les maladies qui se montrent après la rétrocession d'une dermatose, ou alternent avec elle.
Quoique l'on ait cité des exemples de caries, de nécroses et d'autres affections scmfuleuses graves, guéries par ces eaux, leur action est surtout sensible dans les manifestations superficielles du lymphatisme, conjonctivite-;, dermatoses, etc. Elles ont aussi d'excellents effets dans toutes les manifestations du rhumatisme, mais surtout à l'état chronique, car leur usage dans l'état aigu peut être suivi d'exacerhations fâcheuses et commande la plus grande prudence. C'est chez les rhumatisants à constitution lymphatique que Luchon réussit le mieux. On y traite avec succès les suites d'anciennes blessures, de fracture, de luxations, etc., ainsi que la cachexie résultant de l'intoxication métallique, et celle qu'on observe quelquefois à la suite des maladies longues. Le catarrhe des voies génito-urinaires chez les deux sexes, le catarrhe bronchique, l'angine glanduleuse, la laryngite et la bronchite chroniques, sont encore des indications à l'emploi de ces eaux, qu'on a même vantées contre les deux premiers degrés de la phthisie. C'est principalement par l'aspiration dans des salles appropriées que les eaux réussissent alors.
Les eaux de Luchon sont contre-indiquées : dans les maladies du cœur et des gros vaisseaux, sauf certains cas où ces affections, récentes, tiendraient du rhumatisme; dans les affections aiguës, le cancer, la goutte; enfin chez les personnes très-excitables, ou disposées aux congestions et aux hémorrbagies.
Les eaux de Luchon transportées se conservent bien. Celle de la source du Pré n° 1, la plus riche des eaux Pyrénéennes en sulfure sodique (O^OîSô par litre) est celle qui s'exporte le plus.
Nous donnons ici l'analyse des quatres sources les plus fortes en sulfure parmi les neuf dont M. Filhol a fait l'analyse.
Analyse (Filhol, 1839).