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FRANCE. — EAUX-BONNES

signes diagnostiques certains, mais que l'hérédité ou d'autres raisons donnent lieu d'ea soupçonner l'existence. A un degré plus avancé, quand l'exploration de la poitrine l'ait reconnaître la présence des tubercules, lorsque l'état catarrhal existe avec les autres symptômes généraux ou locaux, mais sens acuité, sans que le mal affecte une marche rapide et toujours dans les mêmes conditions de constitution, les Eaux- Bonnes ne manquent presque jamais d'amener rapidement un mieux sensible. La dysepsie disparaît, l'appétit et les forces se relèvent, le catarrhe, après un peu d'exacerbation, vient en quelques jours à résolution ainsi que les engorgements pulmonaires, et le tissu du poumon redevient perméable à l'air, partout où le tubercule n'existe pas. Tout semble réparé, et le malade peut en effet, avec une hygiène et des soins convenables, voir s'éloigner, pour un temps plus ou moin-; long, les accidents qui hâtaient la marche de son mal; il peut vivre encore des années et quelquefois jusqu'à la vieillesse. Quand au contraire la phlhisie se présente chez un sujet sanguin ou névropathique, lorsque sa marche est rapide et sa forme aiguë, lorsque l'éréthisme est accentué, que la congestion sanguine fait craindre l'hémoptysie ou l'a déjà causée, les Eaux-Bonnes ne peuvent qu'aggraver le mal. C'est par exception rare que les hémoptoïques ont à se louer de ces eaux ; elles doivent en général leur être interdites.

L'angine glanduleuse, l'engorgement des ganglions bronchiques, le catarrhe pulmonaire et la variété d'aslhme qu'il détermine quelquefois cèdent en général à l'usage des Eaux-Bonnes. Ces eaux agissent alors sur la diathèse strumeuse ou herpétique et sur un mal qui n'est plus seulement accessoire comme lorsqu'il s'ajoute à la pb.tb.isie. Sans doute, elles ne sont pas les seules qui donnent de bons résultats dans les affections de ce genre, mais nulle autre ne leur est préférable, quand on soupçonne ou qu'on a reconnu la présence des tubercules.

On a dans ces derniers temps conseillé les Eaux-Bonnes comme prophylactiques de la phlhisie. Il iaut distinguer ici, de même que pour la phthisie confirmée, les personnes à qui ces eaux peuvent convenir de celles chez qui elles concourraient activement au développement de la maladie. Étant données les conditions favorables, nul doute qu'on ne puisse obtenir un bon résultat des Eaux-Bonnes, comme aussi de la gymnastique, des bains de mer chez quelques sujets, des eaux chlorurées chez d'autres, des voyages à pied et de l'ensemble des moyens constituant une hygiène appropriée aux indications; mais nous pensons que parmi ces moyens les Eaux-Bonnes ne tiennent pas le premier rang.

Analyse (Filhol, 1861).

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