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DE PARIS A PIETRAPOLA. PAR MARSEILLE ET BASTIA

De Paris à Marseille par Lyon, 865 kir. — Chemin de fer de Lyon. 6 conv. par jour. Trains express en 15 h. 25 m. Trains omnibus en 23 h. ou 29 h. lre cl. 106 fr. 30 c; 2e Cl. 79 fr. 75 C.J 3a cl. 58 fr. 45 C.

De Marseille à Bastia, environ 220 kil. — Bateau à vapeur tous les dimanches à 9 h. du matin. Traversée en 20 h. 1" cl. 38 fr.; 2* cl. 26 fr.

De Bastia au Migliacciavo, par Aleria, 88 kil. Route de poste. Diligence 1 départ par jour. Trajet en 12 h. environ.

Du Migliacciaro à Pietrapola, 1 kil.

Route de voitures. Trajet en i h.

Pietrapola est unv.de 150 hab., encaissé au milieu de belles montagnes. Son nom paraît venir de pietra, pierre, et polla , source; l'eau minérale émerge en effet d'un rocher. Une route départementale qui s'embranche, au Migliacciaro,

les eaux. — Eau thermale sulfurée sodique.

Connue au quinzième siècle et même dès l'époque romaine.

Émergence : d'un terrain granitique.

Dix sources dont les principales sont : la Grande source, la Petite source, Pozzo spiritato, source de la Doccia (douche), source de la Leccia, source de VOcchiera.

Température .-Pozzo spiritato, 48"; Doccia, 57°; Grande source, 55°; Occhiera, 43°.

Caractères particuliers : Eaux limpides, goût salé, analogue à celui d'un bouillon faible, odeur sulfureuse; riches en barégine et formant dans les conduits et les réservoirs des dépôts gélatineux.

Service médical : Un médecin inspecteur.

Emploi : Boisson, bains de baignoires et de piscines, douches.

Climat : Tempéré au printemps et en automne, très-chaud en juillet et août.

Deux saisotis : du 1er mai au 30 juin, et du 1er septembre au 1er novembre.

Action physiologique et thérapeutique: Eaux sédatives du système nerveux, diurétiques, reconstituantes. Suivant M. le docteur Carlotti, ancien inspecteur à Pietrapola, elles sont indiquées dans le rhumatisme en général et surtout dans sa forme nerveuse; contre les névralgies et certaines névroses, spécialement contre l'état névropathique et l'hystérie, compliquée ou non de chlorose. Elles réussissent également dans les manifestations du lymphatisme et de la scrofule, accompagnées d'éréthisme, et dans les troubles nerveux survenant à l'époque de la puberté; dans certaines affections de la peau et dans celles des muqueuses, tenant à un vice herpétique : bronchites, laryngites, dyspepsies, etc.

Une des sources, non encore analysée, contient évidemment, dit M. Carloiti, des éléments ferrugineux.

L'analyse suivante a été faite il y a déjà longtemps, à Paris, sur de Peau transportée. L'importance de ces sources mériterait qu'une analyse en fut faite sur place et que la station thermale reçût plus de développement.

Analyse (0. Henry).

Eau, 1 kilogr.

Bicarbonates de chaux et de magnésie. Or, 200

Carbonate, silicate et sulfate de suude.. 0, 080

Sulfure de sodium 0, 021

Chlorure de sodium 0, 060

Sel de potasse tr. sens.

Acide silicique et glainne 0, 020

FRANCE. — PLOMBIERES.

PLOMBIERES (VOSGES).

'iO'-' kil. de Paris. Chemin de fer de l'Est. 4 conv. par jour. Trajet en 10 li. 3ti min. OU 12 h. i"> cl. 49 fr. 50 c.; 2" cl. 37 fr. 10 C; 3-1 cl. 27 fr. 20 c.

HE PARIS À PLOMWERES PAR TROYES, LANGRES, PORT-Il'ATELIER-AMANCE ET AILLEVILL1ERS.

Ploml»ItV«s, V. de 1725 hab., est située dans la vallée de l'Augronne « dans une fondrière , dit Montaigne, entre plusieurs collines hautes et coupées qui le serrent de tous côtés. Au fond de cette vallée naissent plusieurs fontaines tant froides naturelles que chaudes (Voyage en Allemagne et en Italie) ». Cette position au fond d'un ravin profond et étroit n'a laissé place que pour deux ou trois rues principales, de plain-pied; les autres, plus ou moins escarpées, sont tracées sur les deux versants de la vallée et principalement sur le versant nord.

Hôtels. — Grand-Hûtel, de la Tête d'Or, de VOv/rs, du Lion d'Or.

— Toutes les maisons de la ville reçoivent des baigneurs comme locataires en garni, mais on n'est pas nourri dans toutes. Il faut alors faire venir ses repas d'une pension ou d'un hôtel.

Casino ouvert du 1er juin au 15 septembre. Tous les soirs à 8 h. on y fait de la musique et on danse.

— Cabinet de lecture sous les Arcades.

En 1859, les sources de Plombières ont été l'objet de travaux de captage exécutés sous la direction de MM. Daubrée et Jutier, ingénieurs des mines. Les fouilles mirent à découvert, au milieu des substructions antiques, un robinet de bronze

] qui alimentait l'étuve romaine et portait encore la clef destinée à le faire mouvoir. « il nous fut possible, dit M. Lefort, de le faire tourner dans sa boîte et il s'en échappa aussitôt un volume d'eau, estimé à 21 litres par minute, à la température de 73°,9. »

Plombières a six établissements thermaux distincts :

I" Le Bain Romain, sur l'emplacement de l'ancienne piscine romaine. C'est un édifice demi-souterriin, surmonté d'une vitrine en forme de coupole, et dans le vestibule duquel s'ouvrent 24 cabinets de bains revêtus de marbre.

2° Le Bain des Dames, ainsi nommé de l'ancienne abbaye des dames de Remiremont dont il était la propriété. Il se compose d'un rez-de-chaussée et d'un premier étage. Le rez-de-chaussée, exclusivement consacré aux malades de l'hôpital, renferme deux piscines pouvant contenir chacune 16 personnes. Le premier étage a 14 cabinets de bains.

3° Le Bain Tempère : 4 piscines circulaires revêtues de marbre et plusieurs cabinets de bains.

4° Le Bain des Capucins, près du Bain tempéré dont il forme une dépendance; bassin carré divisé en deux compartiments.

5° Le Bain National, le plus considérable et le plus complet des établissements anciens de Plombières. Il renferme au rez-dechaussée 4 piscines, 15 cabinets de bains et une étuve commune que

sa haute température a fait nommer Yétuve cV Enfer. Au premier étage sont 25 cabinets de bains, et dans une aile en retour, appelée le bain des Princes, deux baignoires revêtues de marbre. Les salons de conversation, de lecture, de bal et de concert sont au premier étage du Bain Tempéré et du Bain National, qui communiquent entre eux par un pont couvert, en fer, jeté sur la rue de la Préfecture. Tous ces établissements sont pourvus d'appareils pour douches de tout genre, de chauffoirs, de vestiaires, etc.

6° Le Grand Bain ou les Thermes, élevé depuis 1857, en même temps que les deux splendides et vastes hôtels qui l'encadrent à dr.

et à g., est aujourd'hui le plus considérable de tous les établissements de Plombières. Cet édifice, d'aspect monumental, se compose d'un bâtiment principal flanqué de deux ailes dans le même alignement, mais un peu en retraite. Il a 55 met. de façade, 15 met. de profondeur et 11 met. de hauteur de voûtes; il contient 52 salles de bains, douches, étuves, inhalation, etc. Les deux hôtels (126 chambres, vastes salles à manger et salons) sont rattachés aux Thermes par des galeries couvertes. Une cour centrale est occupée par un parterre orné de corbeilles de fleurs.

L'hôpital a 25 lits pour militaires, et 55 lits pour malades civils, hommes et femmes. Il est de construction moderne et remplace celui qui, fondé au quatorzième siècle, avait été reconstruit par Stanislas.

Industrie. — On fait à Plombières des broderies d'un travail remarquable. On y fabrique aussi en grande quantité des objets en fer et acier poli : garnitures de cheminées, bracelets, etc.

Promenades. — Les promenades intérieures sont : Le Parc, charmant jardin anglais, situé à quelques pas des établissements et trèsheureusement dessiné; — la promenades des Dames, belle et large avenue formée d'arbres magnifiques qui offrent aux malades un abri contre la chaleur du jour.

Ou visite aussi : la Ferme Jacquot, jolie habitation rustique qui domine la ville du côté du S., et dont le jardin est ouvert à tout le monde ; — Bellevue, d'où l'on découvre un beau panorama ; — (2 kil.) la Fontaine Stanislas, dans un site ravissant. C'est un monument agreste élevé à la mémoire de l'ancien roi de Pologne. Ces excursions, dans le voisinage, se font généralement à pied. — Les Feuillées sont des abris rustiques établis à peu de distance l'un de l'autre, sous des ombrages dominant le Val-d'Ajol. On fait habituellement en voiture cette promenade et celles qui suivent : — la Vallée de la Semouze, où se trouvent des usines intéressantes, et Belle fontaine, dont l'église date des premières années du onzième siècle ; — le Val d'Ajol , vaste commune rurale dont Laitre est le village principal; — Hérival et ses ruines; — (1 h.) Bemiremont, ville pittoresque dont l'ancienne abbaye offre des restes intéressants, etc.

les eaux. — Eaux thermales ou froides, sulfatées sodiques avec fortes proportions d'acide silicique ; ou froide, ferrugineuse bicarbo-

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