FRANCE. — VICI1V
Monuments. — Les plus intèrcs- I après celle du parc. — Parmi les
sants sont : la tour de l'Horloge, excursions habituelles les bai-
qui faisait partie d'un ancien chà- I gneurs, nous citerons : ('i kil.
teau bâti par Louis II; une vieille maison, dite du bailliage, rue du Verrier; la fontaine des trois Cor'
nets (1653), sur la place de ce nom.
Promenades. — Le }>arc de Vichy est planté de beaux platanes et de tilleuls ; ses allées sont bien entretenues; on a creusé un bassin dans l'allée centrale. Vallée des Dames, également plantée de beaux arbres et d'un parcours de 3 kil., est la promenade la plus fréquentée
montagne Verte (restaurant et tour avec longue-vue); — (4 kil.) la. côte Saint-Amand (beau panorama, on découvre la chaîne des Monts-Dore) ;
— (3 kil.) Cusset {V. ce mot) ; (10 kil.) VArtloisière ; les Grivats :
cascade du Gour Saillant. — (13 kil.) le l'ont de Ris; — les châteaux de (6 kil.) Randan, de (K) kil.) Maumont, de (19 kil.) Busset, et (20 kil. , d'Ef/iat (1620);
— (20 kil.) Ckatèldon {V. ce mot).
les eaux. — Eaux thermales ou froides, bicarbonatées sodiques, gazeuses, ou bicarbonatées sodiques ferrugineuses, gazeuses.
Connues dès l'époque romaine, fréquentées surtout depuis le dixseptième siècle.
Émergence : Du calcaire d'eau douce qui forme le fond de la vallée de l'Allier; elles proviennent des terrains primordiaux (Annuaire).
Quinze source* principales : douze appartiennent à l'Etat, ce sont les sources de la Grande Grille, du Grand Puits Carré, du Petit Puits Carré ou Puits Chomcl, du Gros Boulet ou de VHÔpital, du Peti Boulet ou des Acacias, Lucas, des Célestins ou du Rocher, des Célestins dé la Grotte, Xouvelie des Célestins découverte en 1870, du Parton Brosson, d'Hauterive, de Mesdames. Trois sont des propriétés particuliètes: Source Lardy, source Saint-Yorrc, source Prunelle.
Débit en 24 heures : Puits carré, 2400 hectol.; source Lucas, 520 hectol ; Grande Grille, 960 hectol.; Hôpital, 530 hectol.; Lardy, 70 hectol.: Hauterive, 300 hectol.; Célestins (1870), 225 hectol.; Mesdames, 200 hectol.
Température : Puits Carré, 43°,6; Puits Chomel, 43»,6; Grande Grille, 42°,5; source Lucas, 28°, 5; Hôpital, 31», 7; Célestins du Rocher, 14»,3; Lardy, 23°,9; Brosson, 22°; Mesdames, 17°; Hauterive, 15°; Saint- Yorre, 10°,5.
Caractères particuliers : L'eau de Vichy est limpide dans le verre, quoiqu'elle ne paraisse pas telle dans le bassin de toutes les sources; incolore, exhalant à toutes les sources, dit M. Durand Fardel, une odeur légère d'hydrogène sulfuré, plus marquée dans les sources Lucas, Chomel et du Parc. Son goût est alcalin , peu agréable aux sources chaudes, point désagréable aux sources froides, légèrement ferrugineux à quelques sources. Des huiles de gaz font bouillonner la plupart des sources à leur émergence. Dans le bassin de la source de l'Hôpital il se produit des conferves désignées dans le pays sous le nom de limon, et qui nécessitent un nettoyage assez fréquent ; à d'autres sources on voit
se former des incrustations analogues à celles de Clermont et de Saint- Nectaire, et qui sont légèrement colorées par l'oxyde de fer (source Lardy).
Service médical : Un médecin inspecteur, un inspecteur adjoint; plusieurs médecins consultants.
Emploi : Boisson, bains, douches de tout genre avec l'eau minérale, douches écossaises; inhalation de gaz acide carbonique, de gaz oxygène, d'eaux pulvérisées; massage. On donne aussi des bains sulfureux, aromatiques, des bains et des douches de vapeur.
Situation : Environ à 250 mètres au-dessus de la mer.
Climat assez beau pendant l'été, ordinairement très-chaud pendant le mois de juillet et la première moitié d'août; ces chaleurs vives paraissent contrarier l'effet des eaux chez la plupart des malades, et c'est pourtant alors que l'affluence est le plus considérable à Vichy. Les mois d'avril, mai, juin et septembre sont les plus convenables pour le traitement.
Saison : Du 15 mars au l" octobre.
Action physiologique et thérapeutique: Le groupe des eaux de Vichy doit être divisé sous ce rapport en deux classes : la première comprenant les eaux bicarbonatées sodiques presque pures, la seconde, les bicarbonatées] sodiques ferrugineuses. Les premières sont antiplastiques, fluidifiantes, résolutives, mais leur usage amène presque toujours vers la fin du traitement une dépression des forces plus ou moins marquée. Cet effet dépressif, observé ou reconnu par la grande majorité des médecins, n'est pas admis toutefois par M. Durand-Fardel, dont nous devons consigner ici l'opinion comme des plus autorisées.
Toutes lei sources n'ont pas d'ailleurs des effets identiques. L'eau de l'hôpital, dit le savant inspecteur que nous venons de citer, est la moins excitante de toutes, ne cause pas de chaleur à l'estomac et ne porte pas à la tête, mais elle se digère quelquefois un peu difficilement. La Grande Grille, plus stimulante, se digère mieux et plus vite. L'eau des Célestins agit plus directement que les autres sur l'appareil urinaire qu'elle stimule assez vivement. Si la région lombaire est le siège de douleurs un peu vives, s'il existe quelque disposition à la néphrite ou de la sensibilité du col vésical, on doit craindre de voir cette eau amener des accidents quand elle est employée au début du traitement, tandis qu'elle est tolérée et très-utile lorsque telle ou telle autre source, suivant les indications, a été employée d'abord.
Toutes les sources de la première classe sont, à divers degrés, excitantes des appareils digestif et urinaire; au début du traitement et bues à dose modérée, elles constipent, ramènent l'appétit, favorisent l'assimilation, augmentent les forces et stimulent les organes génilaux; elles rendent l'urine alcaline, claire et en activent l'excrétion sans en augmenter beaucoup la quantité; elles disposent à la transpiration et à la congestion vers la tête. L'eau des Célestins, comme nous l'avons vu, est la plus excitante, et son action porte notamment sur les voies urinaires et le cerveau. Après deux ou trois semaines, l'embonpoint