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DE PARIS AUX BAINS DE LAVEY PAR LAUSANNE ET SAINT-MAURICE

De Pains à Lausanne par Pontarlier et Jougne, 527 kil. — Chemin de fer de Lyon. 2 conv. par jour. Train express en 13 h. 45 min. Trains omnibus en 18 h. 25 min. lrt cl. 65 fr. 20 c; V cl. 47 fr. 80 C. ; 3e cl. 34 fr.

De Lausanne à Saint- Maurice par Vevey, 53 kil. — Chemin de fer.

5 conv. par jour, en 1 h. 45 min.; 2 h.; 2 h. 10 min.; et 2 h. 30 min.; lre cl. 5 fr. 40 c; 2« cl. 3 fr. 80 c; 3e cl. 2 fr. 70 c.

De Saint-Maurice aux Bains de Lavey, env. 3 kil. — Route de voitures. Trajet en 25 min.

Les Bains de Lave} sont situés sur la rive dr. du Rhône à 3 kil.

env. du pont de Saint-Maurice. Une bonne route y conduit en 25 min.

Elle passe au-dessous du joli village de Lavey, presque caché dans les vergers et les bois, puis, longeant le cours du fleuve, vient aboutir à une place entourée de deux hôtels, d'une chapelle, d'un hospice et de la maison des bains.

Hôtel. — Des Bains. La source qui alimente les bains est à env.

600 met. plus loin dans le lit du Rhône. Un pêcheur l'avait découverte en 1813, mais il n'en révéla pas l'existence. Elle fut découverte de nouveau le 27 février 1831.

Comme elle appartenait à l'État, puisqu'elle jaillissait dans les eaux

xes eaux. — Eau thermale, sulfatée mixte. Connue depuis 1831.

Émergence : Dans le lit du Rhône, d'un banc de gneiss à verticales, orientées du N. E. au S. O.

du Rhône, le gouvernement Vaudois fit construire au milieu du fleuve un puits vertical, puis creuser le gneiss d'où l'eau chaude jaillissait en cinq filets. Ces filets furent réunis et bientôt l'eau s'éleva à une hauteur de 13 met., dans des conduits de mélèze qui la transportèrent sur le rivage.

L'Établissement thermal se compose de plusieurs bâtiments dont le principal contient des cabinets de bains avec appareils pour douches variées et pour la pulvérisation de l'eau minérale.

Excursions. — Nous citerons seulement les principales : (25 min.) Bex, bourg de 3860 hab., et ses salines qui produisent annuellement 40 000 quintaux de sel ; — (10 min.) Saint-Maurice, pet. V. de 1666 h., dont l'abbaye passe pour le plus ancien monastère des Alpes; — la Dent Valerette, dont l'ascension demande 4 h. — Un pont de bois jeté sur le Rhône met Lavey en communication avec la route de Martigny. — On passe devant (1 h.

50 min.) la cascade de Sallanche ou de Pissevache, haute de 64 met.

env. et formée par la Sallanche, avant d'atteindre (45 min.) Martigny-la-Ville, V. de 1400 hab., situé près du confluent de la Dranse et du Rhône, au-dessous de la tour ruinée du château de la Bâtie, construit en 1260 (belle vue).

couches

SUISSE. — LAVKY. 005

Une source formée de la réunion de plusieurs filets.

Débit en 24 heures : 987 hectol.

Densité : 1,00114.

Température : A l'émergence 46° en mai et juin, 44°,5 en juillet et août, 46°, 5 en septembre. Au fond du puits de captage la température est plus élevée de 5°. Rendue à l'établissement, l'eau n'a plus que 36°,3 de chaleur.

Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, à odeur hépatique assez forte, à saveur un peu lixivielle. On y voit souvent des flocons grisâtres qui tombent bientôt au fond du verre et sont analogues, suivant Meyer-Ahrens, à des conferves.

Emploi : Boisson, bains, douches. — On augmente l'activité de l'eau de Lavey en y mêlant une certaine quantité d'eau mère des salines de Bcx.

Situation de l'établissement : Au bord du Rhône, environ 375 met. au-dessus de la mer.

Climat : L'air est vif et salubre, les variations de température sont plus rares, moins brusques et moins considérables que dans les stations de montagne en général. La chaleur est assez forte dans la saison des eaux, mais elle n'est pas lourde et accablante.

Action physiologique et thérapeutique : En boisson et à la dose de 5 à 6 verres, l'eau de Lavey est diurétique, elle augmente l'appétit et détermine, dans les premiers jours, un peu de constipation. A dose plus forte, mais non exagérée, ces effets sont plus marqués et s'accompagnent d'un peu de pesanteur à l'épigastre, de quelques nausées passagères et d'une tendance à la transpiration.

On mélange souvent, comme nous venons de le dire, une certaine proportion d'eau mère de Bex à l'eau de Lavey, et l'on obtient alors un effet laxatif.

En bains d'une durée ordinaire, cette eau ne produit pas d'autres effets sensibles que celui des bains d'eau commune, mais les bains de deux à quatre heures, donnés en deux fois dans la journée, déterminent souvent la fièvre thermale et la poussée, qui se présente ordinairement sous forme d'exanthème rubéolique avec saillie à la peau.

Le lymphatisme et la scrofule sont l'indication principale des eaux de Lavey. Ces eaux donnent des résultats excellents chez les enfants rachitiques, dans les maladies des os et dans les dermatoses qui procèdent de la diathèse strumeuse. On les conseille aussi dans les affections atoniques du tube digestif, comme certaines diarrhées chroniques et la dyspepsie stomacale ou intestinale; dans le catarrhe des organes génito-urinaires; dans le rhumatisme chronique, surtout chez les sujets scrofuleux; dans l'anémie et dans les troubles fonctionnels auxquels l'anémie contribue toujours, comme les convalescences difficiles, l'affaiblissement général, etc.

Quoique l'eau de Lavey; sans mélange, ait une action favorable dans ces différentes affections, il est certain qu'elle agit bien mieux et plus sûrement lorsqu'elle est additionnée d'eau mère.

Analyse (Baup, 1833).

Eau, 1 kilogr.

Sulfate de soude 0«r, 7033

— de magnésie 0, 0068

— de chaux 0, 0907

— de strontiane 0, 0023

Chlorure de sodium 0, 3633

— de magnésium 0, 0045

— de calcium 0, 0015

— de potassium 0, 0034

— de lithium 0, 0056

Carbonate de magnésie 0, 0018

— de chaux 0, 0730

Silice 0, 0566

Bromure, iodure, fluorure de caKi .

' , v? . j , / traces ou cium , phosphate de chaux, f ...,

,',,., ■> - v quantités

oxydes de fer et de manganèse,! n . , ,

matière extracti ve )

Gaz acide sulfhydrique 3CC ,51

— — carbonique 4, 34

Bibliographie : Lebert, Monographie de l'eau minérale de Lavey et comptes rendus publiés en 1840, 41 et 42. — Cossy, Bulletin clinique de l'hôpital des Bains de Lavey (saison de 1847). — Rotureau, Des principales eaux minérales de l'Europe, 1864. — Meyer-Ahrens, Die Heilquellen und Kurorte der Schweiz; Zuricn, 1867.

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