PYRMONT
2000 hab. Ses eaux, très-fréquentées au moyen âge, sont un peu négligées aujourd'hui. Le nombre actuel des baigneurs s'élève à 12500.
Hôtels. — Grosses Bade tfotel, Kninr, Lippcscher Hof, Stadt Bremen. Table d'hôte tous les jours aux hôtels. — Nombreuses maisons garnies.
L'établissement contient 00 salles de bains dans le Stahlbadehaus et 40 dans le Salzbadchaus. — Le parc est vaste et bien entretenu , la musique joue le matin, l'aprèsmidi et, 4 l'ois par semaine, le soir.
La rue principale de Pyrmont, bordée des plus belles maisons et plantée d'un double rang de tilleuls, longue de 500 pas, large de 40, s'appelle la Grosse Alice ou Haupt Aller. Elle l'orme une agréa-
ble promenade. C'est là rjue les baigneurs écoutent la musique le malin , en buvant leurs verres d'eau. Par le mauvais temps, on se promène dans la Brunenhalle. — Il y a encore dans la ville les promenades de la Kloslerattee, [eparc et le jardin du château bâti en 1552, restauré en 1706.
Environs. — Les promenades plus éloignées sont: leKœnigsberg, le Friedensthal, Lcewenhausen, le Hornberg,le Mùhlenberg, leSchelr lenberg, le Ohrberg, le Bomberg (belle vue), les Ex ter steine, groupes de rochers aux formes étranges, le Uermannsberg, le parc de Sehieder, etc., etc. — La principale curiosité des environs est la Diïnsthcehle, cavité artificielle creusée dans un rocher d'où s'échappe un jet de gaz acide carbonique.
les eaux. — Eau froide, ferrugineuse bicarbonatée ou chlorurée sodique, gazeuse.
Connue dès le temps de Charlemagne.
Émergence : Du terrain secondaire présentant, comme couche inférieure, le grès rouge, et supérieurement, la marne, le calcaire coquillier, etc.
Sept sources : Le Stahlbrunnen, source d'acier, appelée aussi Trinki/uelle parce qu'elle dessert une buvette; Y Helenenquelle, source d'Hélène, le Sauerlingebrunnen, source acidulé; le Salabrunnen, source de sel (ces quatre sources sont employées en boisson) ; le Brodelbrunnen, source bouillonnante; la Badequelle, source des bains; la Bohrlochsoole , eau de saline obtenue par un forage et qui, de même que les deux précédentes, dessert les bains.
Débit en 24 heures : Stahlbrunnen, 100 hectol.; Brodelbrunnen, 1660 hectol.; Helenenquelle, 2304 hectol.
Densité: 1,00292 Stahlbrunnen, 1,00347 Brodelbrunnen, 1,00374 Helenenquelle, 1,002377 Salzbrunnen , 1,00617 Badequelle , 1,02819 Bohrlochsoole.
Température : 12° Stahlbrunnen et Helenenquelle; 12°,7 Brodelbrunnen, 10° Salzbrunnen et Badequelle, 15° Bohrlochsoole.
( aractères particuliers : Eau limpide, incolore, déposant une couche ocracée au fond et sur les parois de la fontaine, inodore, d'un goût ferrugineux assez fort .Stahlbrunnen); dégageant de grosses bulles de gaz dont l'explosion s'entend à quelque distance (Brodel); goût salin et
amer, surtout quand l'acide carbonique libre est tout à fait dégagé (sources chlorurées).
Emploi : Boisson, bains et douches. On ajoute dans certains cas, à l'usage de l'eau minérale celui du lait de chèvre, d'ànesse ou de vache.
Situation : 130 mètres au-dessus de la mer.
Climat inconstant, variations brusques dans la température.
Saison : du 15 mai au 13 octobre.
Action physiologique et thérapeutique : Les eaux dePyrmont appartiennent à deux classes distinctes : les unes, dont le Stahlbrunnen est le type, sont ferrugineuses et un peu arsenicales; les autres sont chlorurées sodiques. Ces eaux agissent, en vertu de leurs éléments, les premières comme toniques, reconstituantes et altérantes; les secondes comme déterminant la constipation à faible dose, laxatives à haute dose, reconstituantes par leur chlorure de soude; toutes sont excitantes par le fait du gaz qu'elles contiennent en grande quantité, et le Stahlbrunnen détermine chez ceux qui en font usage l'ivresse carbonique.
Le Stahlbrunnen et ses congénères conviennent dans les accidents variés qui tiennent de l'anémie, chez les personnes épuisées par une longue maladie, la spermatorrhée, les excès, etc. Les sources chlorurées réussissent dans les dyspepsies acides, l'atonie des organes digestifs, et dans les affections procédant du lymphaiisme et de la scrofule. On fait quelquefois usage en même temps des eaux ferrugineuses et des eaux chlorurées ; leurs propriétés se complètent mutuellement.
Le Stahlbrunnen, célèbre autrefois sous le nom de fons sacer, Hyligen Borns, a fait la réputation de Pyrmont et, quelle que soit d'ailleurs l'importance des eaux chlorurées de cette station, elles n'y occupent que le second rang.
L'eau de Pyrmont, Stahlbrunnen, se transporte; on embouteille aussi les eaux chlorurées pour l'usage des buveurs du Stahlbrunnen qui font usage des deux eaux.
Analyse (Fresenius, 1864; Wiggers, 1861).
STAHLBRUN. BADEQUELLE
(Chlorurée).
Eau 1 kilogr. Eau 1 kilogr.
Sulfate de chaux 0*% 761214 2ïr, 51396
— de baryte 0, 000285
— de strontiane 0, 003499
— dépotasse 0, 015825 0, 00142
— de soude 0, 040249
— de magnésie 0, 435166 0, 27440
Iodure de sodium 0, 000015
Bromure de sodium 0, 000086
Nitrate de soude 0, 000152
Chlorure de sodium 0, 152526 9, 15513
— de magnésium .... 0, 56434
PYSTJAN. 107
— de lithium 0»', 000954 ' Or, 00073
— d'ammonium 0, 002019
Phosphate d'alumine 0, 000080
— de chaux 0, 000053
Carhonate de chaux 0, G!)7902
Bicarbonate de magnésie 0, 053643 0, 02270
Carbonate d'oxyde de 1er
— — de manganèse.. 0, 004306 Bicarbonate d'oxyde de manganèse. 0, 01208 Acide silicique 0, OIIU.MO
Silice 0, 00515
Alumine traces sensibles.
Acide carbonique combiné avec les
carbonates en bicarbonates 1 407cc- 6
Acide carbonique libre 1271 O.j 640c-c-7
La Bohrlochsoole contient par kilogr., d'après M. Wiggers, 32«r,005 de chlorure de sodium, l*r,3365 de chlorure de magnésium , 5«r,4062 de sulfate de chaux et une proportion notable de brome.
Biblioi/raphie : Helfft-Thilenius, Handbuch der Balneotherapie, Berlin, 1874. — Seebohtn, Der Kurort Pyrmonl 1878.
PYSTJAN (HONGRIE).
1462 kil. de Paris. — Chemin de fer de l'Est et chemins de fer allemands. — Trains express en 42 h. lre cl. 172 fr. 15 c. et 7 fl. 49 kr. ; cl. mixte 138 fr. 80 c. et 3 fl. 23 kr. ; 2e cl. 126 fr. 10 c. et 3 fl. 23 kr.