DE TARIS A PYSTJAN PAR VIENNE ET PRESBOURG
De Paris à Vienne par Avriconrt, Strasbourg, Carlsruhe, Stuttgart, Munich et Salzbourg ou Simbach, 1382 jour. Train express du matin, par Salzbourg en 36 h. 35 m. Train poste du soir, sans changement de voitures et avec wagons-lits, en 33 h. 45 m.
lro cl. 172 fr. 15 c. ; cl. mixte (iro en Fiance, 2" en Allemagne) 138 fr. 80 c. ; 2" cl. 126 fr. lo c.
De Vienne à Pygljân par Presbourg et Tyrnau, 80 kil. — Chemin de fer.
1 conv. par jour. Trajet en 8 h. 32 m.
lre cl. 7 fl. 49 kr. ; 2" cl. 5 11. 62 kr. ; 3° cl. 3 fl. 74 kr.
Pystjân ou l'œateay ou
Pœstyén est situé dans la vallée de laWaag, sur la rive droite de cette rivière et à 15 m. du bourg de Grosspystjân, auquel la station thermale est reliée par une allée de tilleuls. Grosspystjân est une station du chemin de fer du Waagthal. Le bourg et les bains sont compris dans le comté de Neutra (Hongrie).
Hôtel. — On trouve à Pystjân un hôtel avec 42 chambres et un
restaurant; un café dont dépend le salon des baigneurs (Cursalon), où l'on danse le dimanche; la maison du Parc (Parkhaus) avec 20 chambres pour les étrangers. — Le village des bains compte 123 maisons disposant de 400 chambres pour les baigneurs; la plupart de ces logements sont confortables, les maisons sont bâties en bois, beaucoup d'entre elles ont un jardin et plusieurs un restaurant. Le prix d'une chambre varie, suivant la situation et l'aménagement, de 3 à 15 fl. par semaine.
Il y a de plus à Pystjân un établissement de bains militaire, un hôpital pour les pauvres du comté, une chapelle, une pharmacie, un bureau télégraphique et un théâtre d'été. Les bains sont répartis dans trois corps de bâtiments qui contiennent des piscines d'eau; des piscines de boue, des chambres de repos pour les baigneurs qui sortent
des piscines', des cabinets avec baignoires pour bains d'eau ou de boues, des appareils de douches chaudes ou froides. Les piscines reçoivent le jour par une coupole vitrée ; elles sont entourées de galeries.
Les baigneurs sont transportés des bains à leur logement dans des chaises bien closes.
Le nombre annuel des baigneurs varie de 8000 à 11000.
Promenades. — On visite dans les environs des ruines curieuses de châteaux et d'églises. A Gross Pystjân, dans le jardin d'une maison de paysan, sont les restes d'une église de Templiers ; — près du village de Moravân. sur la rive g. de la Waag, on peut visiter les ruines assez remarquables d'un château détruit au xvnr3 s.
Les vallées des Carpathes inférieurs offrent de charmantes promenades.
les eaux. — Eau thermale, sulfurée calcique.
Connue dès le seizième siècle.
Émergence : Les montagnes environnantes contiennent du spath calcaire sur lequel repose par places un schiste micacé ; non loin de Pystjân on trouve des traces de terrain houiller et des pyrites.
Deux sources : Hauptquelle, source principale, ou Alter Brunnen, la vieille source; Neuer Brunnen, la nouvelle source, découverte en
Densité : 1,0112.
Température : 60°,5 (Ragsky).
Caractères particuliers : L'eau de Pystjân n'est pas toujours limpide dans le bassin même de la source, ce qui tient sans doute à l'action de l'air qui la fait blanchir ; quand on la puise de manière à ce qu'elle n'arrive pas trouble dans le vase, elle se conserve limpide à l'abri du contact de l'air et de la lumière. Quand elle s'est troublée, elle dépose un précipité qui devient noir. Elle ne dégage pas de bulles de gaz, son odeur est très-sulfureuse par les temps orageux; goût acre, sulfureux et salé.
Emploi; Bains, douches, bains de piscines, bains et applications iocales do boues.
Situation : 140 mètres au-dessus de la mer.
PYSTJÀN. 109
Climat de montagnes, très-variable.
Saison .• du I" mai au 30 septembre.
Action physiologique et thérapeutique : L'eau de Pystjàn est modérément excitante, comme les eaux sulfurées calciques en général, mais
sa haute thenmilité lui donne une action énergique sur l'économie. Elle réussit dans le rhumatisme musculaire et articulaire chronique et dans la goutte à son début. Les manifestations arthritiques cèdent ou s'amendent sous l'influence des bains, des douches et des applications de boue; l'herpès, l'eczéma, le lichen, le prurigo, l'acné, l'ecthyma, le porrigo guérissent ou s'adoucissent notablement , et sans la recrudescence ordinaire aux stations sulfureuses ; au contraire ces eaux ont, dit AI. Rotureau, un effet calmant prononcé sur les dermatoses. Elles réussissent encore contre les arthrites et les autres maladies des os qui tiennent de la scrofule, contre les accidents locaux suites de grands traumatismes, et passent pour guérir la fislule à l'anus qui souvent, il est vrai, se rattache à la diathèse scrofuleuse. Les paralysies d'origine apoplectique et déjà anciennes, celles qui succèdent à des fièvres graves ou à l'intoxication métallique sont traitées avec succès par ces eaux ainsi que le catarrhe chronique des voies aériennes.
Analyse (Ragsky, 185G).
HAUPTQL'ELLE.
Eau 1 kilogr.
Sulfate de potasse t8', 0280
— de soude 0, 3483
— de chaux 0, 5310
Chlorure de sodium 0, 0710
— de magnésium 0, 0950
Carbonate de magnésie 0, 0390
— chaux 0, 2030
Silice 0, 0.V20
Phosphate basique d'oxyde de 1er.. 0, 0013
ler, 3688
Gaz acide carbonique libre 284cc-61
— sulfhydrique 39, 91
Bibliographie: Lengyel de Przemysl, Die Heilquellen und Riider
Ungarn's.... Pestb, 1854. — Ragsky, Der Radeort Pistyan in Ungarn
Vienne, 1856. — A. Rotureau, Des principales eaux minérales.... Paris, 1858. — Wagner, Die, Heilquellen von Pystjân in Ungarn.... Vienne,
REINERZ (PRUSSE).
1615 kil. de Paris. —Chemin de fer du Nord, chemins de fer allemands et route de poste. Trajet en 38 h. 12 m. jusqu'à Nachod. ire cl. 134 fr. 25 c. 5 mk. et 15 fl. 08 kr. cl. mixte, lu fr. 3 mk. 80 pf. et il fl. 75 kr. (Plus le prix de Nachod à Reinerz, non-indiquê dans les guides allemands.)
DE PARIS À REINERZ PAR DRESDE, PRAGUE, CHOTZEN ET NACHOD.
De Paris à Dresde par Saint-Quentin, Erquelines, Namur, Liège, Cologne, Hanovre, Œbisfelde, Magdebourg, Cœthen, Halle et Leipzig, 1209 kil. — Chemin de fer. 3 conv. par jour. Train express en 28 h. ire cl. 134 fr. 25 c. ; cl. mixte (l"* en France, 2e en Allemagne) 111 fr. — TV. B. On peut aller à Dresde par Bleyberg, Arnsberg, Cassel et Nordhausen ou Eisenach, ou par Bleyberg, Kreiensen Magdebourg et Zerbst. La durée du trajet et les prix sont à peu près les mêmes. — Les voyageurs doivent faire visiter leurs bagages à Cologne sous peine de les voir retenir à la douane.
De Dresde à Chotzen par Prague, jour. Train rapide en 8 h. 37 m. 1" cl 5 mk. et 12 fl. 78 kr. ; 2e cl. 3 mk. 80 pf. et 9 fl. 58 kr. ; 3e' cl. 2 mk. 50 pf. et 6 fl. 38 kr.
De Chotzem à Nachod (il kil. — Chemin de fer. 3 conv. par jour. Trajet en
1 h. 35 m. 1" cl. 2 fl. 90 kr.; 2« cl.
2 cl. 2 fl. 17 kr. ; 3" cl. 1 fl. 45 kr.
De Nacliod à Reinerz 14 kil. — Route de poste.
Reinerz (Silésie Prussienne) est une ville industrielle de 3337 hab., située dans le comté de Glatz et dans la vallée de la Weistritz.
Hôtel. — Bxr.
Une allée d'arbres, longue d'environ 2 kil., relie les bains à la ville. Ces bains ont été visités en 1877 par 2400 personnes. On y fait des cures de lait et de petit-lait de vache, de chèvre et de brebis. — Le nouvel établissement contient 42 cabinets de bains.
Promenades. — Le Hulberg, le Hinlerberg, le Kreuzberg, le Sommerlelme, le Sehlemmerberg, le Ca- ]>clleitberg,a,\ec son ermitage fondé en 1704, la Hcuscheuer, singulier amas de rochers, offrent d'agréables promenades.
les eaux. — Eau froide, ferrugineuse bicarbonatée, gazeuse.
Connue comme agent thérapeutique depuis la fin du siècle dernier.
Émergence : D'un terrain où se rencontrent le schiste argileux, le micaschiste, le grès et le calcaire: on trouve aussi des basaltes à quelques distance.
Cinq sources principales : Kallc ou Altequelle, source froide ou ancienne; Laue ou Neuequclle, source tiède ou nouvelle; Ulrikenqùélle, source d'Ulrique; Grosse et Kleine Wiesenquelle, grande et petite source du pré.
Densité: Kaltequelle 1,00043, Lauequelle 1,00037, Ulrikenqùélle 1,018.
Température : Kaltequelle 9°, Lauequelle 1 7°, 1, Ulrikenqùélle 8°,75, sources du pré 12°,5 et 13°.
Caractères particuliers : Eau limpide, dégageant beaucoup de bulles de gaz ; goût très-piquant, un peu salé, astringent, surtout dans la
R1PP0LDSAU.
source ancienne. Le gaz acide carbonique dégagé par les sources forme une couche à leur surface.
Emploi : En boisson, pure ou coupée de lait, bains, douches, bains de boues.
Situation : 570 mètres au-dessus de la mer.
t'ii mut de montagnes.
Saison: du 1er mai au V octobre.
Actitm physiologique et thérapeutique': Esaix toniques, modérément excitantes, un peu laxatives et agissant spécifiquement comme ferrugineuses. Elles sont bien supportées par l'estomac. On les emploie contre la chlorose, l'anémie et les accidents si variés qui s'y rapportent. La Lauequelle, la plus riche en fer de ces sources, est donnée dans le catarrhe chronique des voies aériennes, des voies digestives et des organes sexuels.
Cette eau se transporte.
Analyse (1867).
LAUEQUELLE.
Eau 1 kilogr.
Carbonate de chaux If, 18080
— de soude 0, 78608
— de magnésie 0, 35657
— d'oxyde de fer 0, 05199
— — de manganèse. 0, 00 il 4
Chlorure de sodium 0, 01575
Sulfate de potasse 0, 08462
Silice 0, 06500
Acide carbonique libre et combiné (Duflos) 1356('c-
Bibliographie: Teller, Bad Reinerz Prague, 1869. — Drescher,
Reinerz und seine Indicatlonen, Glatz, 1870.
RIPP0LDSAU (BADE).
598 kil. de Paris. — Chemin de fer de l'Est, chemins de fer allemands et route de poste. — Trains express en 16 h. Trains omnibus en 21 h. 24 m. lrf- cl. 61 fr. 35 c. et 8 mk. 85 pf. ; cl. mixte 58 fr. 25 c. et 6 mk. 80 pf. ; 2" cl. 45 fr. 55 c. et 6 mk. 80 pf.