‹ Les bains d'EuropeChapitre 97 sur 580 · DE PARIS A SALZUNGEN PAR FRANCFORT · texte numérisé non relu

DE PARIS A SALZUNGEN PAR FRANCFORT

De Paris à Francfort par Pagny-sur- Moselle, Metz, Sarrbrûck, Creuznach et Mayence, 690 kil. — Chemin de fer.

3 conv. par jour. Train express, sans changement de voitures et avec wagons-lits, en 15 h. 40 m. Trains omnihus en 20 h. 10 m. 1" cl. 83 fr. 75 c. ; cl. mixte (1™ en France, 2° en Allemagne) 76 fr. 85 c. : 2' cl. 62 fr. 60 c.

De Francfort à Salzungen, par Bebra et Eisenach, 235 kil. — Chemin de fer. 4 conv. par jour. Trajet en 8 h. ou 10 h. 35 m. V" cl. 19 mk. 60 pf. ; 2e cl. 14 mk. 50 pf. ; 3° cl. 10 mk.

salzungen, y. de 4000 hab.,

station de chemin de fer, est situé au pied du Thùringer Wald, près d'un lac, dans la vallée de la Werra, à 7 kil. de Liebenstein et à 20 kil.

d'Eisenach.

Hôtels. — Curhaus, Sxehsischer Hof, Appold, Starke, Dcrgschlœschen, Krone. — Appartements meublés dans beaucoup de maisons particulières.

L'établissement, Curhaus, construit en 1831 a été agrandi récemment et contient 40 chambres. — Les environs offrent d'agréables promenades, sur le lac ou dans les vallées et sur les montagnes voisines.

les eaux — Eau froide, chlorurée sodique.

Connue comme saline depuis le huitième siècle, employée en bains depuis 1801 seulement.

Emergence : Des marnes salifères et des gypses stratifiés de la formations des grès bigarrés.

Quatre snurers : Slndl.brunncn, source de la Ville; Bernhardsbrunnen, source de Bernard; Trinkquelle, source de la Buvette; Bohrbrunnenj source obtenue par un forage artésien.

Température : 12° ,5.

Caractères particuliers : Eau laiteuse, opaline, à légère odeur hépatique (ûsann) ; limpide, pétillante et inodore (Helfft).

Emploi : Buisson, bains, douches, inhalation d'eau minérale pulvérisée.

Situation : 250 mètres au-dessus de la mer.

Saison : De mai à septembre inclusivement. i

Action physiologique et thérapeutique : L'eau de Salzurgen est purgative comme toutes ses congénères; elle est tonique, excitante, et, comme toutes les eaux de salines, produit des effets analogues à ceux de l'eau de mer, au point de vue thérapeutique. Les différentes manifestations du lymphatisme et de la scrofule sont l'indication principale de ces eaux.

Analyse.

BOHRBRUNNEN.

Eau 1 kilogr.

Chlorure de sodium 256*r, 5930

— de magnésium 2, 7927

— de calcium 0, 7281

Sulfate de chaux 3, 5441

— dépotasse 0, 8644

— de magnésie 0, 4695

Carbonate d'oxyde de fer 0, 0171

— de magnésie 0, 0357

— de chaux 0, 0694

Bromure de magnésium 0, 0341

Silice 0, 0075

Iodure de sodium . . . )

{ Alumine > traces.

Matière organique..)

Gaz acide carbonique (133co53).

265er, 1566

SCHLANGENBAD (NASSAU).

647 kil. de Paris. Chemin de fer de l'Est et chemins de fer allemands. 2 conv. par jour. Train express en 19 h. 10 m. lre cl. 81 fr. 75 c. cl. mixte (lre en France, Ie en Allemagne) 74 fr. 70 c; 2e cl. 61 fr.

DE--PARIS A SCHLANGENBAD PAR PAGNY- SUR-MOSELLE, METZ, SAARBRUCK, BINGENBRÙCK, RÙDESHEIM ET ELT- V1I.LE.

Schlangennad (Nassau), est un v. de 63 maisons situé au milieu des collines boisées du Taunus et fréquenté chaque année par 1600 à 2000 baigneurs. Son nom, bains des

serpents, vient d'un petit serpent inoffensif, le roluber flavescens, qu'on rencontre assez souvent dans les environs.

Hôtels. — Victoria, Plané, Nassauer Hof. — Le prix de chaque chambre est affiché à la porte.

Il y a trois établissements de bains, ie supérieur, le moyen et l'inférieur. Dans le premier se trouve la

SCHLANiil'.NHAI

baignoire en marbre de. l'Electeur.

Ofl a installé récemment plusieurs salons de conversation, de danse et de musique, où les baigneurs se réunissent dans la soirée.

Promenades. — Les hauteurs boisées des environs offrent de jolies promenades. Une des plus fréquentées est celle de Georgenborn, petit v. situé à 1 h., et d'où l'on découvre une vue étendue sur le cours du Rhin de Worms à Bingen, et

celui du Mein, de Francfort à Mayence. On peut aller en 1 h. à Rauenthal, v. que ses vins ont rendu célèbre ; à Kiderich, qui possède une église et une chapelle gothiques construites au xv° siècle; et en 3 h. à Eberbach, ancienne abbaye fondée en 1131 par saint Bernard, devenue une maison de détention, etc. — On loue à Schlangenbad des ânes pour ces promenades.

les eaux. — Eau thermale, chlorurée sodique.

Connue très anciennement et décrite au dix-septième siècle.

Émergence : D'un terrain où domine le schisle argileux.

Huit sources : La plupart portent le nom de l'établissement qu'elles desservent; les autres sont nommées: Rohrenbrunnen , source du Tuyau; Ploch'schenquelle , source de Ploch, découverte en 1856; Pferdbad , bain des Chevaux ; Schatchtbrunnen, source du Puits; Badwiese, bain ou source de la Prairie. Ces sources diffèrent peu entre elles.

Densité : de 1,00050 à 1,00855.

Température : elle varie suivant les sources de 26°,8 à 30°,6 (Helfft).

Caractères particuliers: Eau très-analogue à l'eau commune, limpide, paraissant bleuâtre dans les baignoires et les piscines par le reflet des murs peints en bleu clair (la même cause produit sans doute cette blancheur extraordinaire de la peau, qui disparaît quand on sort de l'établissement des bains); inodore, d'un goût fade et un peu lixiviel; douce et onctueuse au toucher, suivant la plupart des auteurs allemands, qui lui accordent des propriétés cosmétiques particulières. M. Rotureau conteste la réalité de presque toutes ces propriétés.

Emploi : Principalement en bains, rarement en boisson.

Cures de lait et de petit-lait de vache et de chèvre.

Situation : :>00 mètres au-dessus de la mer.

Climat doux, mais sujet à des variations de température assez brusques.

>mxon .- du 1" juin au 30 septembre.

Action physiologique et thérapeutique : On a exagéré les propriétés médicales de cette eau comme ses caractères physiques: en somme, elle agit comme sédatif du système nerveux, et notamment de l'hypéresthésie locale ou générale qui survient à la peau chez certains malades. M. Rotureau ne l'a trouvée ni plus laxative ni plus diurétique que l'eau ordinaire; il fait remarquer que les habitants du pays n'en emploient pas d'autre dans leurs usages domestiques, ce qui ne prouve pas qu'elle soit inoffensive pour les personnes étrangères au pays. L'hystérie est, au dire des médecins allemands, sa principale indica-

tion ; mais ce qui attire beaucoup de baigneurs à Schlangenbad, c'est que cette eau passe pour conserver cbez les femmes les apparences de la jeunesse.

L'eau de Schlangenbad se transporte.

Analyse (Fresenius, 1856).

ploch'schenquelle. £au 1 kilogr.

Chlorure de sodium O'1', 237757

— de potassium 0, 005844

Carbonate de chaux 0, 032667

— de soude 0, 010290

— de magnésie 0, 006215

Sulfate de potasse 0, 011868

Phosphate de soude 0, 000620

Silice 0, 032623

0er, 337884

Gaz acide carbonique libre (Helfft) 44' c

En 1877, le même chimiste a trouvé, en outre, dans 1 kilogr. d'eau de Schlangenbad, de la lithine, de la strontiane, de l'acide sulfhydrique et du brome. Cette dernière analyse lui a donné 0sr 144493 de soude et 0«r 168244 de chlore.

Bibliographie : Karmrôth , in Balneologische Zeitung , t. III. — A. Rotureau. Des principales eaux minérales Paris, 1858.

Page 1