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VILLE

ftchwalbach (Nassau), appelé aussi Langen Schivalbach à cause de sa longueur et pour le distinguer d'autres localités du même nom, a été élevé en 1819 au rang de ville. On y compte environ 3000 bab. ; mais, malgré son titre,

ce n'est qu'un village composé presque entièrement d'hôtels et de maisons garnies. Il est situé au fond d'un vallon supérieur du Taunus, dominé de toutes parts par des collines plus cultivées que pittoresques. Le climat y est assez rude au printemps et à l'automne, cependant la saison des bains commence au 15 mai et finit au 30 septembre. Les malades doivent se munir de vêtements chauds.

SCHWALB \i II.

Pendant l'été il y fait une chaleur accablante. Schwalbach reçoit chaque année environ 5000 baigneurs.

Hôtels — Allée Siinl, Curhaus; salons de conversation, de concert, salles de bal, cabinet de lecture, table d'hôte ; Russischer Hof; Métropole; Post; Herzogvon Nassau.

— Nombreuses maisons garnies.

Le prix des logements varie de î) à 50 mk par semaine.

Schwalbach a deux établissements principaux de bains ; ['établissement royal (kœnigliches Badehaus),qùi peut donner 600 bains par jour, a été construit en 1829 et depuis agrandi; sa colonnade couverte sert de promenade par le mauvais temps, et de galerie aux marchands ambulants. L'établissement dit Lindenbrunnen, construit par une société d'actionnaires, peut donner 150 bains par jour. D'autres petits établissements donnent ensemble environ 150 bains, ce qui porte à 900 le nombre de bains qui

p< uvenl être pris dans une journée. — Le Curgarten, embelli dans ces dernières années, forme une promenade agréable; enlin une nouvelle trinkhalle a été construite.

Il s'expédie, chaque année, en Allemagne et à l'étranger, 1 5(10.000 cruchons des eaux de Schwalbach.

I'homenadks. — Les collines qui dominent Schwalbach sont sillonnées de chemins conduisant à leurs points culminants, d'où l'on découvre des vues plus ou moins étendues. La promenade la plus fréquentée est celle qui porte un pavillon de bois rustique, à '20 min.

environ du côté de la route de Wiesbade. — On va aussi visiter la forge appelée Eisenkammer Adolph'seck (30 min.), château bâti, dit-on, par le comte Adolphe de Nassau ; et le château de Hohenstein (1 h. 30 min.), ancienne forteresse féodale construite au sommet d'un rocher.

les eaux. — Eau froide, ferrugineuse bicarbonatée, gazeuse.

Connue des Romains, devenue célèbre, dans les temps modernes, au seizième siècle.

Émergence : Du schiste argileux.

Sources nombreuses. Les principales sont le Stahlbrunnen, s. ferrugineuse; le Weinbrunnen, s. du vin ; le Paulinenbrunnen, s. de Pauline; le Rosenbrunnen, s. des Roses; le Lindenbrunnen, s. des Tilleuls; la Adelheidsquelle, s. d'Adélaïde, nouvellement captée; la Reservoirquelte et la Leitgrabenquelle. s. du Réservoir et du Ravin, découvertes en 1873; le Brodeldbrunnen, s. bouillonnante. Les deux premières sont employées seulement en boisson ; la source de Pauline est donnée en boisson et en bains; les autres en bains seulement.

Densité: Stahlbrunnen, 1,000638 ; Weinbrunnen, 1,001510: Paulinenbrunnen, 1,000684; Rosenbrunnen, 1 ,000768 (Fresenius).

Température : De 10" à 1 1", 2.

Caractères particuliers : Eau limpide, très-pétillante, d'un goût agréable, un peu piquant, acidulé et atramentaire ; déposant sur les punis des bassins une couche de rouille ; elle n'a ni odeur ni saveur sulfureuse. La source du Vin est ainsi nommée, dit-on, à cause de l'espace d'ivresse qu'elle détermine quand on boit son eau à doses répé-

tées. Ces caractères sont plus ou moins prononcés, suivant les sources. Le Brodelbrunnen diffère des autres en ce que son eau ne contient pas de fer.

Emploi : Surtout en boisson ; bains d'eau minérale pure ou additionnée de son, de drèche ou de plantes aromatiques.

Situation : 293 met. au-dessus de la mer.

Climat assez froid.

Saison : du 15 mai au 1er octobre.

Action physiologique et thérapeutique : Les différentes sources de Schwalbach, même celles qui sont presque également ferrugineuses, n'agissent pas de même sur l'économie: le Weinbrunnen est tonique et non irritant; le Stahlbrunnen est éminemment astringent; le Paulinenbrunnen est à la fois tonique et résolutif. Ces eaux ont en outre une qualité commune, c'est d'être reconstituantes et d'agir en dernière analyse comme les ferrugineux, elles sont très-actives. Leurs principales indications sont: la chlorose, l'anémie et tous les accidents qui s'y rattachent, ainsi que l'épuisement, suite d'excès, d'hémorrhagie, ou de maladie grave. On emploie souvent les eaux de Schwalbach, comme traitement complémentaire, après l'usage d'eaux sédatives de l'éréthisme nerveux.

L'eau de Schwalbach se transporte en grande quantité ; elle se conserve mieux que la plupart des eaux analogues.

Analyse (Fresenius, 1855).

WEINBRUNNEN.

Eau, I kilogr.

Bicarbonate de soude 0»r, 24534

Chlorure de sodium 0, 00863

Sulfate de soude 0, 00619

— dépotasse , 0, 00747

Bicarbonate de chaux 0, 57213

— de magnésie 0, 60511

— d'oxyde de fer o» 05780

— — de manganèse 0, 00908

Acide silicique 0, 04650

Phosphate de soude , traces

Borate de soude très-faib. trace.

Matières organiques très-faib. trace.

lsr, 55825

Gaz acide carbonique libre 1368e"

— — sulfhydrique 0, 00051

Bibliographie : A. Genth, Schwalbach im Sommer 1854, in Balneolo- ;ische Zeitung, t. 1. Cet article est suivi de la description, par M. Fre-

SCIIWAUIKIM.

senius, de l'appareil employé à Schwalbach pour l'embouteillage de l'eau. — A. Rotureau. Des principales eaux minérales... Paris, 1858»

SCHWALHEIM (HESSE-ÉLECTORALE).

7:il kll. de Paris. — Chemin de fer de l'Est, chemins de fer allemands et route de poste. — 3 conv. par jour. Trains express en 17 h. Trains omnibus en 21 h. 25 m. lr" cl. (jusqu'à Nauheim) 83 fr. 75 c. et 3 mit. 10 pf. ; cl. mixte 76 fr. 85 e. et 2 mk. 30 pf. ; '>'■ cl. 62 fr. 60 c. et 2 mk. 30 pf.

DE PARIS \ SCHWALHEIM PAR PAGNY- SUR-MOSELLE, METZ, FRANCFORT ET NAUHEIM.

De Paris à Francfort par Paj;ny-sur- Moselle, Metz, Saarbrûck, Creuznach et Mayence, 690 kil. — Chemin de fer.

3 conv. par jour. Trains express, sans changement de voitures et avec wagons-lits en 15 h. 40 m. Trains omnibus en 20 h. 1™ cl. 83 fr. 75 c. ; cl. mixte (lro en France, 2" en Allemagne) 76 fr. 85 c. ; 2° cl. 62 fr. 60 c.

De Francfort à Nauheim 37 kil. — Chemin de fer. 10 conv. par jour. Train express en 50 m. Trains omnibus en

1 h. 12 m. lro c!. :î mk. 10 pf. ; 2e cl-

2 mk. 30 pf. ; 3" cl. 1 mk. 60 pf.

De Nautiri, ii à Schwalheirn cnv. 4

kil. Honte de poste. Voitures particulières. Trajet en 35 m.

ftrliwalliclm. v. de la Hesse électorale, est situé dans la vallée de la Wetterau à 4 kil. de l'établissement thermal nouvellement restauré, et qui s'élève près de la source entre les villages de Schwalheirn et de Dorheim. Une buvette couverte et deux pavillons offrent un abri, pendant 1» mauvais temps, aux buveurs d"eau. Le parc forme une jolie promenade.

Il s'exporte tous les ans 200 000 cruchons de cette eau.

Schwalheirn est très-fréquenlé par les baigneurs de Nauheim.

les eaux. — Eau froide, chlorurée sodique, gazeuse.

Connue des Romains, recherchée en Allemagne comme moyen thérapeutique et surtout comme boisson de table.

Émergence : d'un terrain basaltique.

Une source.

Densité : 1,00235.

température : 10°.

Caractères particuliers : Eau limpide, dégageant beaucoup de bulles de gaz à la source, très-pétillante dans le verre, d'un goût trèsagréable, frais, acidulé, avec une légère pointe de sel; inodore, mais déterminant dans les fosses nasales le picotement du gaz acide carbonique : exposée à l'air, elle dépose un précipité ocreux.

Emploi : En boisson, à la source et surtout transportée.

Action physiologique et thérapeutique : Cette eau est apéritive diurétique, et réussit, comme celles du même genre, contre certaines dyspepsies et lorsque, dans l'atonie de l'appareil digestif, il faut exciter l'estomac. Très-communément employée en Allemagne comme eau de table elle ne l'emporte pas cependant, en cette qualité, sur nos eaux de Saint-Galmier, Condillac, etc.

Analyse (Liebig).

Eau, 1 kilogr.

Chlorure de sodium l*r, 4933

— de magnésium 0, 1353

Sulfate de soude 0, 0777

Carbonate de magnésie 0, 0523

— de chaux 0, 5391

— d'oxyde de fer 0, 0109

Silice 0, 0187

Gaz acide carbonique (1938"') 2, 8407

Bibliographie : F. Bodé, Nauheim et Schwalheim. Cassel, 1853. — A. Rotureau, Étude sur les eaux minérales de Nauheim et de Schwalheim. Paris, 1856. — Beneke, T'ber Nauheim's Soollhermen... 1859.

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