‹ Les baleiniers, voyage aux terres antipodiques;Chapitre 11 sur 22 · LÀ PÈCHE PAR ASSOCIATION · texte numérisé non relu

LÀ PÈCHE PAR ASSOCIATION

Les capitaines baleiniers ont calculé qu'ils recueilleraient plus rapidement leur cargaison d'huile en s'assocîant deux par deux. Le Neptune^ de Nantes, travaillera désormais avec le Grétry^ du Havre, et VAsia va courir les mêmes chaaees que le Cmsin^ capitaine Yasselin. Chaque associé, à tour de rôle, restera au mouillage, tandis que Tauti'e ira louvoyer dans la grande baie Pegaîe, et l'équipage du louvoyeur sera renforcé de douze hommes empnustés au stationuaire; puis, à la fin de la saison, on comptera les barils d'huile récoltés pour en foire le partage.

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Le sort décida que l'Asiu n'abandonnerait pas encore le havre d'Oéteta, et le Neptune alla s'embosser à l'entrée de la baie d'Oéteta, tandis que le Grétry suivit au large notre confrère le Cousin.

Le lendemain de cette séparation, mon capitaine partit dès le point du jour, et alla rôder le long des rochers avec nos deux dernières pirogues, et, à mon réveil, je me trouvai seul officier à bord, n'ayant plus sous mes ordres que trois hommes : le cuisinier, le maître d'hôtel et le mousse. J'ai oublié de vous dire que quatre de nos hommes avaient déserté à Hobart- Tovm, et qu'un navire américain nous en avait enlevé quatre autres, ces jours derniers.

Le temps était incertain ; mais, quand même il eût été très-beau, je ne pouvais me permettre de partir pour la chasse dans une pareille circonstance.

Je résolus donc de remplir, à bord^ Yintérim de maître après Dieu, et j'armai cinq ou six lignes de fond pour pécher mon déjeuner et charmer mes ennuis.

Le poisson mordit avec tant de facilité, que je n'é-

prouvai plus bientôt aucun plaisir à cette espèce de pêche miraculeuse, et que, abandonnant les engins au mousse, je me mis, par désœuvrement, à interroger avec ma longue-vue les collines en amphithéâtre du pourtour de la baie.

Quelle prison que cette crique! quél« entonnoir ! une banderole de verdure remonte derrière le village jusqu'au sommet de la montagne; ce sont les seuls arbres que Ton découvre du mouillage; ils ombra-» gent le ruisseau de Taiguade dont j'ai si souvent suivi les bords pourtuer des koukoupcs^ grossescolombes qui viennent s'y abriter contre le soleil et le vent. Je marchais alors, sans prendre garde à mes pieds, et trébuchais sans cesse, au milieu des pierres du torrent, et mes yeux cherchaient, dans le dôme de feuillage, le plastron miroitant des colombes, comme l'astronome cherche les astres au firmament.

J'ai dressé une nomenclatu|*e de toutes les espèces de ramiers qui fréquentent les terres antipodiques ; mais à quoi bon vous en faire part? Elle n'est plus à la hauteur de la science, depuis que le prince de

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G&nino a remanié les classnficiations omitholo^ques.

AUez visiter la galerie des oiseaux, au Jardin des Plantes, et vous resterez ébahi devant les vitrines qui ^ contieimenft la merveilleuse encyclopédie des ramiers aux uniformes si variés, si simples et si splendides. Toutes les aq[>èces, tous les genres y ont pris place, depuis Vhumble pigeon fuyard, à la robe de bure, jusqu'à 4a colombe de la Nouvelle-Zélande, la colombe amarante, à pèlerine de velours brodée de plumes étsncelantes comme des pierreries.

Selon Thabitude, le roi vînt chercher à midi mesdames les épouses provisoires de nos matelots poiw les conduire à la pêche, sur la grève. Une pirogue, chargée de naturels que je n'avais pas encore vus à notre bord, accompagnait Sa Majesté.

Sa Majesté me présenta les nouveaux venus, habitants d'un petit village situé au nord de l'isthme sablonneux qui relie, comme je vous l'ai dit^ la péninsule à la grande terre.

Les Mandais, dignes imitateurs des naturels de la Grande-Bretagne, tiennent beaucoup aux ridicules

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fonnalités de la préseatation officielle, et je dos alors ajouter à mes ennuis l'ennui de ce cérânonial, que j'abrégeai autant que possible par une brusque distribution de pouiùo^ de biscuit et de pain.

Je fumais une longue pipe, une de ces pipes de terre à tuyau cintré et enduit de vernis rouge à son extrémité, une pipe américaine, et j'avais l'air de ne pas comprendre que mes visiteurs imploraient l'un après l'autre la faveur d'aspirer à ma pipe quelques bouffées de tabac.

Oter une pipe de ses lèvres, la porter à celles du Polynésien et la repr^dre ensuite, sans essuyor la salive, c'est le plus grand honneur qu'on puisse faire à un chef, à un rangafy^a.

Ainsi, l'on devient pour toujours tayo (ami) ; ainsi est ratifié le contrat de fraternité qu'on a dressé en se frottant le bout du nez l'un contre l'autre, et en fusionnant sa waidom (son âme), par le mélange de la respiration, bouche contre bouche.

Aux premiers temps de mon séjour, j'avais eu la faiblesse de me soumettre docilement à ces rites dé-

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goûtants; mais' je me révoltai bientôt et j'avi^ un moyen de ne plus prostituer mon souffle, mon nez et ma pipe, ma pipe surtout.

J'instituai alors un bureau de tabac, sur le râtelier du mât d'artimon. Je plaçai dans les trous de cabillots trois ou quatre Tîâlles pipes culottées, que je bourrais à l'avance, et, quand un sauvage me demandait à fum^, je lui indiquais, avec toute la gracieuseté dont je suis capable, la pipe providfflitieUe qui lui était destinée.

n paraît que mon expédient ne reçut pas l'approbation de tous les Mahouris, et je compris que ce n'était pas ma fumée de tabac seulement qu'ils ambitionnaient, mais, en même temps, Thonnear de presser entre leurs lèvres ce que je pressais entre les miennes.

Je tins bon. Je refusai net ma pipe à mes nouveaux visiteurs, et je renvoyai même un grand gaillard qui, plus que tous ses compagnons, insistait pour fumer avec ma pipe, et allongeait la main pour me la ravir... Ah! je fus beau de colère, et, en l'absaice de

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mon capitaine, de l'équipage et de Thy-ga-rit, qui sans doute serait intervenu pour me protéger, je résolus de me protéger moi-même. Je tirai de dessous ma vareuse un petit coup-de-poing, chargé de trois chevrotines, et menaçai de faire feu si quelqu'un portait la main sur moi.

Aujourd'hui, en colligeant mes souvenirs, je me demande si vraiment j'aurais osé décharger mon pistolet, à bout portant, sur un homme dont tout le crime consistait à vouloir goûter à ma pipe... Aujourd'hui, je me réponds à moi-même que, bien certainent, je l'eusse fait I

Et quelle folie! quel malheur ! quel attentat I La plupart des drames sanglants de TOcéanie n'ont pas eu de prologue plus sérieux, et il est douloureux de penser qu'une colère isolée a maintes fois provoqué de terribles représailles.

n ne faut cependant pas se laisser jamais intimi* der par les sauvages : il faut, au contrah^ les dominer par reneige. Us tiennent toujours en grande

estime quiconque se défend avec bravoure. Ds ne se II. 6

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croient pas humiliés s'ils ne peuvent vaincre une résistance héroïque.

C'est ce qui arriva quand je menaçai de casser la tète à mon convoiteur de pipe... Il s'esquiva et disparut derrière ses compagnons^ qui riaient de sa mé*saventure... Et moi, voyant les rieurs de mon côté, je me pris à rire encore plus fort qu'eux, enchanté que j'étais du dénoûment pacifique de cette petite aventure.

Un long séjour à la mer, toujours sur le m6me bâtiment' et toujours avec les mêmes physionomies, en voilà plus qu'il ne faut pour aigrir le caractère et rendre irascible une nature quelque placide qu'elle soit.

J'étais donc tombé sous la maligne influence d'un voyage monotone et interminable, et les relations quotidiennes avec mes compagnons de route m'étaient peu à peu devenues insupportables.

On croit dans le monde que rien n'est plus accidenté, plus varié, qu'un voyage de long cours! Hélas ! il y a presque toujours disette d'aventures, et

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Ton achève le tour du moude avec moins d'épisodes romanesques qu'il n'en peut survenir dans la circumnavigation du lac d'Ënghien ou de celui du boiâ de Boulogne.

J'eusse donc commis un crime par ennui pur et simple, si la Provid^ce ne m'eût désarmé en inspirant des sourires aux spectateurs, et en me faisant rire moi-môme.

La position eût pu devenir dangereuse ; nous n'étions plus que quatre hommes à bord contre des sauvages, au nombre d'une vingtaine, et tous étrangers à la tribu d'Oéteta. Avant que nos embai*cations ou nos amis du village accourussent à notre secours, ces bandits pouvaient nous assommer, piller l'Asia^ et s'enfuir impunément par delà l'isthme de sable.

Le sort en décida autrement.

La confiance s'établit entre nous, et, tandis que mes Mahouris bourdonnaient autour du mât d'artimon, je descendis précipitamment fermer à double tour la porte de la grande chambre, et remontai sur le pont avec la clef dans ma poche.

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Je cadenassai aussi furtivement Técoutille du grand panneau, et j 'envoyai le mousse en faire autant au logement des harponneurs et des matelots.

Je prenais toutes ces précautions, car j'avais la certitude que ces étrangers commettraient qudtiues vols, non pas d'objets apparents sur le pont, et faisant partie dugréement, mais de ces futilités si utiles aux matelots, des couteaux, des pipes, du tabac, d(» images, du papier, etc.

J'étais dans une si piauvaise disposition d'esprit, qu'il me semblait par instants que les Mahouris, rieurs d* abord, devenaient de plus en plus turbulents et tramaient quelque complot ; plein d'anxiété, j'étudiai leurs allures.

Enfin Thy-ga-rit Veconduisit les femmes à bord, et je respirai plus librement en apercevant, à la pointe du cap Cachalot, nos embarcations revenant de la

Le capitaine se railla de mes terreurs, distribua du biscuit aux Mahouris et les renvoya à terre.

Le soir, après souper, je voulus reprendre ma

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pipe, qu'au moment de descendre fermer la porte de la grande chambre j'aTais déposée dans mi coin de l'habitacle.

Pins de pipe I

En vain je fouillai les coins et recoins de l'arrière; j'éprouvai un regret que des fumeurs seuls con^nrcDdront ; il était évident qu'on me l'avait volée.

Mais où trouver le voleur ?

Pendant plus d'une s^naine, je ne traversai pas une seule fois le village sans étudier les groupes d'indigènes, afin de reconnaître à la bouche de l'un d'eux ma vieille pipe, que j'aimais tant, et en l'hoonear de laquelle j'avais même &it des vers...

Je portai plainte au roi, qui prooiit de punir le tangata tae bae (voleur), si on le découvrait* La punition devait consister tout simplement à lui bris^ le crâne d'un coup de r»ieré. Puis la tète, desséchée, préparée selon les procédés habituds, me serait donnée, et je remporterais enFrance, pour iaire voir aux gens de mon pays conmient le roi Thy-ga-rit punit les voleurs. — J'étais si furieux d'avoir p^du ma pipe,

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que, vraiment, je cras que j'eusse permis qu'on infligeât un pardi châtiment à mon yoleur. •— Pardonnez-moi, mon Dieu ! on devient cru^ malgré soi, &i vivant au milieu des anthropophages.

Le iangata tae kae dissimula si bien son larcin, que les mois s'écoulèrent sans qu'on le découvrît et que j'oubliai presque ma pipe en en culottant une nouvelle.

Mais il étaitécrit que je la retrouverais un jour, et, depuis, je l'ai religieusement conservée. Je ne m'en suis même plus servi, de peur de la casser, et elle fait partie maint^ant d'une panoplie de pipes collectionnées par mon frère.

Un soir que, revenu par terre de la forêt du port Olive, et descendant la montagne qui domine le village d'Oéteta, j'attendais, auprès de l'aiguade, qu'un canot vtnt me chercher, des Mahouris, qui causaient assis en rond sur un tei*tre voisin, m'appelèrent à eux, et je me rendis volontiers à lem* invitation. C'étaient déjeunes Bangatiras^ déjà presque entièrement tatoués. . . Mous avions vécu depuis cinq mois en très-

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bonne inteUigence. Tandis qu'ils me (riaisantaient sur ma chasse, qui n'avait pas été très-heureuse, qu'ils me demandaient si ma poudre était bonne, et si j'avais encore du biscuit dans ma carnassière, j'entrevis aux lèvres de l'un deux une pipe qui ressemblait parfaitement à ma pipe volée, sauf le tuyau, long à la mienne, courte celle-ci. J'examinai donc furtivement l'objet, et plus je l'examinai, plus je me convainquis que c'était bien là ma pauvre vieille pipe. Mais comment rentrer en sa possession?

Si je la réclame, il n'avouera jamais qu'il a commis un larcin, et ne voudra pas la rendre.

Si je l'arrache, par surprise^ de ses lèvres, c'est une iosulte pour lui et pour ses compagnons, et gare à ma peau 1

Plus j'hésitais sur la marche à cuivre, plus je devenais c^*tain que ma pauvre pipe était bien là, devant mes yeux, là, souillée, polluée pai* la salive d'un horrible mangeur d'hommes.

Ah I si une mère brave tous les dangers pour re-< prendre l'enfant qu'on lui enlève, le fumeur, le

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vrai fumeur, le fumeur marin surtout ne connaît plus d'obstacles quand il s'agit de sauver ssi pipe.

Et, emporté par la passion, en proie à ime exaltation soudaine qui me fit oublier au milieu de qui j'étais, et quelles terribles conséquences pouvaient résulter de ma conduite, j'allongeai soudainement le bras vers le Mahouri voleur et lui arrachai ma pipe d'entre les dents, en criant en anglais :

— Thief! MefI (Voleur ! voleur I ) .

Le Mahouri, se dressant d'un bond, dégabiait le long couteau qu'il poitait en ceinture à l'instar des baleiniers, et se préparait à en larder ma poitrine. Mais, moi, galvanisé par l'instinct de la conservation, j'avais déjà sauté à dix pas du cercle des sauvages, et, ma pipe en sûreté dans ma carnassière, je me tenais sur la défensive, mais le fusil, seulement tenu dans la position du iùsil à baïonnette, en avant.

Ils savaient bien tous, ces gaillards, que le canon de droite était seul chargé de cendrée et de poudre

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d'un faible numéro, mais que le canon de gauche recelait trois chevrotines à Tusage des cochom sauvO' geots et des méchants.

Je n'avais plus à balancer. Si le Mahouri au couteau, soutenu par ses camarades, fondait sur moi, j'étais perdu et devais alors vendre ma vie aussi chèrement que possible. Mais, si ses camarades ne le soutenaient pas,> oh I alors quelle partie pour mci 1 . • • Mes mains ne tremblaient pas, mon œil y voyait clair, et la cible était grosse et proche.

Heureusement, le voleur fut abandonné à luimême. Je deineurai donc stupéfait, lorsque ses compagnons ne s'élancèrent pas avec lui vers moi, et se contentèrent de pousser des exclamations de surprise, nous laissant tous deux aux prises.

U était là, braudissant ^on couteau; mais j'étais là aussi, et je le tenais en joue.

Je ne sais si Thy-ga-rit nous aperçut de loin, ou s'il vint à pass^ par là, au hasard ; toujours est-il qu'il s'interposa entre nous deux, et que je lui remis l'objet de la dispute, en déclarant que, puisqu'on

m'avait \olé ma pipe, j'avais cru devoir ia reprendre partout où je la trouvais.

Sa Majesté considéra la pipe, la tourna et retourna entre ses doigts, interrogea le coupable, qui, sans doute, ne répondit pas d'une manière satisfaisante, puis prononça ainsi son jugement :

— Vous voyez, dit-il à ses sujets en mauvais anglais, afin que je pusse le comprendi^, vous voyez là, sur le tuyau^ ces petites lettres ; eh bien, ces lettres forment le nom du docteur ; cette pipe est à lui, et cet homme est un voleur.

Et il me rendit la pipe.

J'avouerai que jamais je ne me serais imaginé de dire à ces hommes, qui ne savent pas lire, que les lettres gravées sur le tuyau de la pipe, lettres qui formaient le nom du fabricant, contraient mon nom, mon titre de propriétaire.

Thy-ga-rit était doublement adroit en prononçant une telle sentence ; d'abord, il faisait preuve de bonne justice, et puis il montrait à ses sujets qu'il était bir plus savant qu'eux.

Ler> Mahourif^ applaudirent à ce jugement sans appel, et poursuivirent de leurs huées le voleur, qui disparut derrière les cases voisines.

Le lendemain, je rappelai au roi qu'il m'avait promis latôtade mon voleur; il me répondit sans sourciller qu'il allait s'occuper de^ cette affaire, et qu'avant vingt-quatre heures, je serais satisfait.

Le surlendemain, il vint à bord et m'expliqua avec beaucoup d'embarras que le Mef n'appartenait pas à sa tribu, et qu'il avait pris la iuite dès le soir même de la découverte du voL

J3 ne voulus pas dire à Thy-ga-rit que, si je lui avais rappelé sa promesse de punition, ce n'était que pour avoir l'occasion de faire grâce au coupable. — Non, il faut, avec ces gens-là, se montrer, en projets, aussi cruel, aussi barbare qu'eux-mêmes, afin de conserver plus d'influence sur eux, et pouvoir les adoucir ensuite au momoit décisif.

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