‹ Les ballons et leur emploi à la guerreChapitre 2 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Quelques accidents, et la desillusion fut complete. L'enthousiasme de la premiere heure etait alle jusqu'au delire ; le desenchantement fit tomber la decouverte dans un injuste discredit,

A part quelques audacieux dont les noms figurent, pour la plupart, au martyrologe de Faerostation, personne ne s'en occupa plus; on n'y vit plus qu'un frivole amusement ; et si les savants songerent aux ballons, ce ne fut que pourleur demander un moyen de transport vers ces regions inexplorees qu'ils brulaient de sonder (1).

Yoila pourquoi, depuis Fepoque ou Pilatre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'elevaient, les premiers, dans une Montgolfiere ; clepuis le jour ou le physicien Charles utilisait, pour remplacer l'air chaud, un gaz recemment decouvert, Thydrogene, et gonflait le premier reel aerostat, nous avons parcouru plus d'un siecle sans que les procedes des createurs de Faerostation se soient sensiblement perfectionnes.

Trois hommes, pourtant, tournaient vers le seduisant probleme de la direction des ballons leurs aptitudes diverses ; trois hommes celebres a des titres difFerents, le general Meusnier, Henry Giffard

(I) Principaux voyages scieatifiques de :

Robertson et Lhoest, en 1804, altitude 7,400 metres.

Gay-Lussac et Biot, 1804 — 6,500 —

Barral et Bixio, 1850 — 7,004 —

Glaisher et Goxwell, 1861-62 — 7 a 8,000 —

Id. 1863 — 6,800 — Sivel, Croce-Spinelli et

Tissandier, 1875 — (?)

et Dupuy de Lome, essayerent de degager les principes et firent meme les premieres experiences dont la discussion et la continuation devaient plus tard — tout recemment — conduire des officiers francais a la so]ution indeniable d'une des questions les plus ardues qui aient sollicite le genie de l'liomme.

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