POIDS
par cheval
et par heure (1)
reel.
en prenant l e poi de la pile Renai pour unite.
reel.
en prenant le poi de la pile Renai pour unite.
kil.
kil.
(1) II s'agit du travail reellement disponible sur l'arbre de la machine.
Je n'ai point mentionne jnsqu a present le gouvernail en soie, tendu a 1 arriere et qui permet de changer et dassurer la direction du ballon. Dans 1' ascension du 9 aout 1884, il a snffi de devier le gouvernail d'un angle de 11° pour faire executer a F aerostat un demi-tour de 150 metres de rayon.
Les experiences de Fannee 1885 sont particulierement remarquables, parce quapres avoir allege certaines parties de Faeronef pour lui permettre cl'enlever un troisieme aeronaute, on put executer des mesures precises de vitessc.
Ces mesures sur Faerostat en marche etaient indispensables, les inductions du calcul et les mesures au repos etant absolument insuffisantes. G'est ainsi qu'on a pu determiner dune facon precise la loi de resistance de lair dans le cas des ballons allonges.
Ce qui a fait l'insucces complet des tentatives qui ont precede celles de Chalais, c'est 1'insuffisance de la vitesse propre dont etaient susceptibles les aerostats en experience. Voyons, en effet, quelles sont les conditions de marche d'un vehicule aerien pour qu'il puisse se diriger dans Fespace et atteindre un point determine.
Si Fair etait completement caime, il est evident qu'un ballon marcherait nettement vers son but, si
petite que fut sa vitesse propre. L'ennemi qu'il doit vaincre dans la plupart des circonstanees est done le vent.
Le vent est la manifestation, pour un observateur
Fig. 1G. — Carte des principaux voyages aeriens du ballon
la France.
rive an sol, du mouvement relatif de l'atmosphere.
Pour un ballon plonge dans Fair et entraine avec lni, cette manifestation se traduit par le mouvement relatif de la terre qui fuit sous lui, avec une vitesse rectiligne egale et de sens contraire a la vitesse du vent.
Soit clone P' le point cle depart dun ballon dirigeable dans l'atmosphere supposee immobile; tous les points abordables an bout de Tunite de temps son i compris sur ime circonference dont P' est le centre et dont le rayon est egal a la vitesse propre de l'aerostat.
Or ce point da sol au-dessus cluquel se trouvait
le ballon au depart se sera cleplace dans le meme temps, dans le sens du mouvement relatif de la terre; il se trouvera en P, a une distance de P' representee par la vitesse cle ce mouvement, qui est aussi celle du vent.
Si cette vitesse est superieure a la vitesse propre du ballon, il y aura tout un secteur abordable pour
l'aerostat; ce sera l'espace limite par les deux tangen tes menees du point P au cercle dont nous venons de parler, et le ballon ne pourra atteindre aucun point situe en dehors de ce secteur.
11 en resulte que si l'on veut, un jour donne, que l'aerostat puisse aller dans toutes les directions et
Fig. 18.
atterrir en un point quelconque du sol — et non plus seulement dans un secteur determine — il faut et il suffit que sa vitesse soit plus grande que celle du vent ce jour -Id.
La figure ci-dessus indique comment, dans ce cas, le navire aerien devra s'orienter pour atteindre un point quelconque M (1).
(I) Les figures et les tableaux que nous donnons ici sout
Pour savoir si Faerostat peat aller ainsi clans toutes les directions a un moment don nr. il faut savoir si sa vitesse est superieure a celle du vent.
Le tableau suivant indique la probability pour que cette condition soit remplie.