OBSERVATIONS
D'apres la 3ecolonne, la probabilite d'avoir un vent inferiour i\40mpar second e ou 144 kilometres a I'heure est eg'ale a 1000 milliemes.
Cependant, exceptionnellement, on a observe des vents plus rapides. Sur 11,049 heures d'observations, on a constate une fois un vent de 162 kiloni.
a I'heure, denx fois un vent de 153 Idiom. , et nenf fois un vent de 144 kilom.
He so nt des ouragans du sud-ouest qui deracincnt les arbres et endommagent los toitures.
D'apres ce tableau, (lit le commandant Renard, un ballon dirigeable ayant une vitesse propre de 12m,50 par seconde, pourrait evoluer dans tous les sens 815 fois sur 1,000, et il pourrait remonter le
extraits dc la Conference da commandant Renard, publiee dans V&.lleuiie de VAeronautique, lrc ct ^ livraisons de 1888.
vent avec une vitesse cle 2m,50 par seconde, aa minimum 708 fois sur 1,000.
Cettc vitesse entretenue pendant clix heures fournira la solution pratique cle la question.
Le ballon la France, avec sa vitesse de 6m,50, ne pouvait remonter le vent que 700 fois environ sur 1,000 ; mais ila permis d'etablir nettement les bases du probleme, et Ton peut dire que le ballon filant 10 a 12 metres est immediatement realisable.
Bien cles gens ne voient dans le succes des experiences cle Meudon que l'emploi d'un moteur electrique. A ce compte, tout le merite revienclrait a M. Tissanclier qui, le premier, a eu l'idee de faire servir l'electricite a la locomotion aerienne.
En realite, le genre du moteur importe peu, en dehors de l'imperieuse necessite d'avoir nn moteur leger.
Le moteur electrique a cle precieux avantages : il est d'une concluite facile, d'une docilite complete ; mi aeronaute le mene en agissant sur un simple commutateur.
Mais'son adoption s'impose-t-elle?
Eviclemment non. Je dirai plus : quancl il s'agira cFobtenir cle gran cles forces, les piles occuperaient 'une telle place et seraient si longues a garnir qu'il y faudra a peu pres forcement renoncer.
On a cru faire un reproche fort grave aux expe-
riences du ballon la France en clisant qu il est parti par un temps calme.
Cette aeronef n'est revenue a son point de depart que parce que le vent avait une vitesse inferieure a la sienne.
Si les ballons de Giffard et de Tissandier etaient partis par un calme plat, ajoute-t-on, ils auraient, les premiers, parcouru une trajectoire fermee, et resolu le probleme.
On peut reponclre a cela que, si leurs premieres ascensions leur avaient montre quelques cbances de succes, ces ingenieux inventeurs auraient pu, avec les memes ballons, tenter une seconde fois Texperience, en choisissant mieux leur moment. Mais, en tout cas, on peut enoncer ce principe, que c'est aux inventeurs a se mettre dans les conditions necess aires au succes.
Les officiers de Ghalais ont refuse energiquement, dit-on, de partir alors que le temps n'etait pas favorable : ils ont eu grandement raison ; car, ay ant construit un ballon fdant 6m,20 a la seconde, il etait absurcle de songer a lutter contre un vent cle 10 metres. Proposerait-on de remonter un courant de 10 nceucls avec un bateau qui n'en filerait que 6?
Le ballon la France est un appareil de demonstration qui, en prouvant la possibilite de la direction, a fixe les bases du probleme. Des experiences faites, il resulte clairement qu'en accroissant convenablement la capacite d'un ballon semblable de formes a celui de Chalais, on pourra lui communiquer une vitesse determinee et suffisante pour