‹ Les ballons et leur emploi à la guerreChapitre 28 sur 29 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

deur de Teffort; et c'est ce qui limitera l'emploi de ce genre de locomotion et exclura sans doute les usages industriels.

Les aeroplanes auront plus d'avenir, le jour ou la decouverte d'un moteur leger les aura fait entrer dans la pratique.

Ges appareils sont, en effet, d'autant plus avail tageux qu'on les lance a plus grande vitesse. Ce sont de veritables projectiles ; on peut songer sans crainte a leur imprimer les vitesses de 150 a 200 kilometres a l'heure.

Dans ces conditions, Taeronaute serait evidemment force de s'enfermer hermetiquement dans le coffre de l'aeroplane, de facon a n'etre pas incommode par ces vertigineuses vitesses.

Je n'ose dire encore que les gros frets deserteronl nos flottes maritimes; mais quelles facilites de communication, quand ces courriers d'un genre nouveau pourront porter nos lettres de Paris a Marseille en cinq ou. six heures !

La malle des Indes gagnera la moitie du temps de son parcours; l'Ocean sera franchi d'une seule traite, en neuf ou dix heures, et Ton verra, malgre les Touaregs, la realisation du reve des promoteurs du Transaharien !

Yoila ce que Ton verra. Faut-il promettre ces merveilles pour demain? Vous me trouveriez trop optimiste. Mais la prodigieuse aptitude de ce siecle aux clecouvertes scientifiques et industrielles nous a habitues a de telles surprises, qu'apres 1'eclosion de cette admirable electricite qui vient d'accomplir

comme une revolution dans nos moeurs, nous ne

saurions nous etonner si quelque Edison ou quelque Renard annoncait, an cle ces jours, a 1'Institut qu'il vieni d'arriver a Tombouctou — en aeroplane.

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