AÉROSTAT DE L'ACADÉMIE DE DIJON
— GUTTON-MOR VEAUX.
Le travail de Guy ton est plus sérieux et plus probant; nous ne pouvons en donner qu'une incomplète analyse, car c'est un volume in-octavo rempli des plus curieux détails , orné de gravures et de cartes, et plein des pensées les plus sages et les plus sensées. Il est divisé en quatre parties, dont la première a pour objet l'enveloppe et la matière du ballon ; la seconde, l'examen des différents gaz, des procédés pour les obtenir, de leurs avantages comparés par rapport à leur légèreté et leur économie ; la troisième discute le moyen de diriger les machines aérostatiques, et conclut à l'emploi de pales ou rames et d'un gouvernail, le tout fixé, non pas à la nacelle, mais à un cercle solide qui entoure le ballon au niveau de son équateur.
La quatrième contient la description de l'aérostat et le journal des opérations. •
Nous allons dire en quelques mots quelle était la construction de cette machine.
Le ballon proprement dit avait vingt-sept pieds de diamètre vertical, et vingt-sept pieds quatre pouces de diamètre horizontal, fait en taffetas enduit d'un vernis composé avec de l'huile de lin, de la glu (produit de la seconde écorce du houx), et de la litharge, et pourvu d'une soupape.