‹ Les ballonsChapitre 36 sur 110 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

notre gondole toucha-t-elle l'extrémité des branches, qu'elle se releva avec force. Nous saisîmes ses branches pour nous ancrer, pour n'être pas jetés sur quelques arbres qui se trouvaient de distance en distance. Nous essayâmes de descendre en tirant les tiges de ce taillis, comme on marche sur mer à la toue. Il ne nous fut pas possible. Nous entendîmes du monde ; nous appelâmes pour nous aider à arriver à terre. C'étaient des habitants de Bfagny-Iès-Auxonne. L'un d'eux nous répondit qu'il viendrait volontiers si nous voulions ne lui point faire de mal. Nous le rassurâmes. Son exemple et nos invitations décidèrent enfin ses camarades, et nous touchâmes terre à six heures vingt-cinq minutes. Dans le nombre des habitants qui s'y rendirent, on a remarqué deux hommes et trois femmes qui se mirent à genoux devant notre ballon.

A peine eûmes -nous attaché notre aérostat, laissé quelqu'un à sa garde, expédié un courrier pour donner à Dijon de nos nouvelles, nous trouvâmes sur la route de Magny plusieurs personnes qui, nous ayant vus d'Auxonne, venaient à notre rencontre, et qui ont bien voulu signer avec nous ce procès-verbal, rédigé à la cure d'Athé, village voisin de Magny, le 25 février 4784.

Signé : de Morveau et Bertrand, commissaires.

Signé ensuite : Bidal, curé d'Athé; Buvée, lieutenant civil et criminel au bailliage d' Auxonne; le chevalier de Suremain , officier d'artillerie; denedx, officier d'artillerie ; Roussot, avocat au Parlement; de Belgrand, maître en chirurgie ; Radepont fils, orfèvre; Cornu, entrepreneur ; Lagrange, Bellident, Terrier, Lanaud, Rude, Bourotte, Roussel, Frantin, Demartinecourt et Mathey.

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