‹ Les Baluba (Congo Belge). Avec une préface de Cyr. van OverberghChapitre 55 sur 98 · Poterie · texte numérisé non relu

Poterie

Voir au n^ 23, Cuisine, la poterie a été en même temps décrite.

P. Colle.

Baluba. Congo, B, e, 55.

BALUBA

(Congo.)

B. — Vie Matérielle.

e) Moyens d'existence, Métiers, Occupations. 56. La Métallurgie dans l'Uruwa.

Une des rares industries que Ton rencontre dans rUruwa est celle de la métallurgie.

Malgré la pénurie de minerai, chaque village possède un ou plusieurs forgerons. La plupart extraient le fer de la limonite, roche brune qui borde la rivière Lukulu et qui émerge un peu partout sur les collines, mais le rendement en est très faible; d'autres préfèrent aller à deux ou trois journées de là et recueillir dans le lit rocailleux d'un affluent de gauche de la (Luvwa) Lualaba de petits rognons ferrugineux d'un rendement plus riche.

Bien simple est la méthode employée pour extraire le métal. Figurez-vous un bloc d'argile, mesurant un mètre d'élévation sur 80 centimètres environ de largeur. Au centre se trouve creusé un tuyau de 30 centimètres de diamètre, terminé au bas par une large ouverture servant à la fois de foyer et de réceptacle pour les scories. A la partie opposée et au-dessus du foyer on a pratiqué un conduit dans lequel se place un tube d'argile en forme d'entonnoir; c'est là que vient aboutir le soufflet. Oh! bien primitifs sont encore ces soufflets de forge, un vulgaire morceau de bois où se trouvent creusées deux cuvettes, recouvertes d'une peau de chèvre et terminées par deux tubes. La peau, alternativement soulevée et

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abaissée au moyen d'un roseau produit un continuel courant d'air.

Le minerai préalablement concassé en menus fragments, est précipité dans l'ouverture centrale. Pendant qu'un noir alimente le foyer avec du charbon de bois, un autre à l'arrière manœuvre le soufflet.

Le minerai, ainsi traité, contient encore bien des scories et ne peut être que d'une qualité inférieure; mais il suffit à nos Noirs pour façonner les objets à leur usage.

Pour travailler le fer, les forgerons se servent d'une pierre très dure en guise d'enclume et d'une autre plus petite en guise de marteau. Ces pierres n'éclatent pas sous l'action du feu. Néanmoins pour façonner les objets de petite dimension, tels que couteaux, flèches, épingles à cheveux, etc., ils emploient une petite enclume de fer et un marteau primitif. Les pinces et tenailles sont de vulgaires morceaux de bois.

Pour souder deux bouts de fer, nos forgerons les fixent avec une corde, autour de cela, ils mettent un bourrelet d'argile, et mettent au feu de forge ; au sortir, cela adhère un peu, puis achèvent l'adhérence avec le marteau.

Malgré des moyens si précaires le Noir se fabrique quantité d'objets qui ne sont pas toujours dénués de goût : haches, houes, fers de lances et de flèches, anneaux de bras et de jambes, perles pour colliers, épingles à cheveux, voire même des porte-flèches et des clochettes; tout se façonne de la même manière simple et primitive. Bien souvent, il orne son travail d'incrustations plus ou moins artistiques ou le recouvre de minces lamelles de cuivre.

Les Baluba travaillent donc aussi le cuivre. Des croisettes amenées en Uruwa y servirent jadis à nombre

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de transactions commerciales. Les forgerons réduisent ces croisettes en barres qu'ils allongent par « martellements » jusqu'à en faire un fil de 0,002 de diamètre. Ils l'enroulent pour en faire des bracelets de 1 jusqu'à 20 et 30 tours. Ils en font encore de gros anneaux pour les chevilles.

P. Colle.

Pour le« objets décrits, voir planche en annexe.

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(Congo.)

B. — Vie Matérielle.

e) Moyens d'existence, Métiers, Occupations.

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