‹ Les Baluba (Congo Belge) (volume 2)Chapitre 52 sur 59 · Peau · texte numérisé non relu

Peau

La peau est d'un noir bronze. Les nuances sont multiples.

La couleur la plus belle est la butoka, la teinte des Arabes, le bronzé pâle : une belle femme, selon l'impression des indigènes, a ce teint là.

Les endroits de la peau protégés contre les rayons du soleil, les aisselles par exemple, sont naturellement les plus clairs. A l'intérieur de la main et à la plante des pieds, la couleur de leur peau se rapproche de la nôtre.

Une personne qui porte habituellement un long pagne devient, au bout d'un certain temps, d'une teinte plus claire aux parties couvertes.

Les enfants naissent blancs, d'un blanc grisâtre, sale. Ils deviennent noirs après quelques jours, par exposition à la lumière.

Les Albinos sont rares. Je n'en ai vu que deux ou trois exemplaires. Ils sont en Uruwa, ce qu'ils sont ailleurs, couleur blanc-grisâtre, tâcheté, souvent couverts de croûtes. C'est vraiment pas joli. Ils sont peu résistants. Leurs concitoyens les méprisent et les redoutent, car à leurs yeux, les Albinos sont tous plus au moins lanceurs de maléfices et sorciers. Ces types là, pensent-ils, ont des relations avec les esprits, c'est connu.

P. Colle.

Baluba, Congo. G, a, 189.

(Congo.)

G. — Caractères anthropologiques

d) SOMATIQUES

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