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Tatouage

Les hommes ne sont pas tatoués; ou s'il le sont, c'est par agrément personnel, et selon le goût d'un chacun. On en voit dont les bras sont couverts de petites hachures; d'autres portent des marques sur le sternum ou sur le ventre. Ce qui se voit le plus, ce sont des points sur le bras gauche.

Les femmes ont un tatouage régulier qui semble être le même pour toutes, dans ses motifs principaux, et qui sont : sur les reins, deux doubles points gros comme des petits pois, sur le ventre des triangles disposés autour du nombril, et agrémentés de dessins secondaires variés.

Bien des femmes ont encore entre les seins, des tatouages en forme de Y ou de candélabre.

Le tatouage semble n'être qu'un complément de la beauté.

C'est vers l'âge de la puberté que les filles se font tatouer.

L'opérateur est le plus souvent une femme d'âge. Celle-ci fait de légères incisions dans lesquelles elle laisse tomber le jus d'une plante dont j'ignore le nom. Sous l'effet de ce remède, la chair se contracte, et laisse un petit bourrelet assez régulier, élevé de deux ou trois millimètres.

Baluba, Congo. B, c, 32.

Il existe une méthode plus simple, qui laisse sur la peau un dessin momentané. Il est propre aux jeunes personnes, aux petites filles surtout. Ce tatouage s'obtient en se frottant sur le front, les tempes ou les pommettes des joues, le jus corrosif d'une feuille; ce jus agit comme l'huile de croton; il enlève le pigment noir de l'épiderme aux endroits frottés, laissant une série de mouchetures et de lignes, blanches d'abord, mais qui ne tardent pas à devenir d'un beau noir, comme sous l'effet du nitrate d'argent. Ce tatouage s'efface après quelques semaines.

P. Colle.

BALUBA

(Congo.)

B. — Vie Matérielle.

c) Vêtements.

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