Chaussures
Les Baluba ne portent pas de chaussures. Mais il arrive qu'en voyage, lorsqu'ils doivent marcher sur un so! rocailleux ou couvert de gravier, « d'arachides (nyimu) », comme ils disent, ils fixent sous la plante du pied un bout de peau durcie de la forme d'une large semelle. Ils attachent ces sandales primitives avec des ficelles au gros orteil et à la cheville.
Nos noirs portent une chaussure naturelle. La peau de la plante du pied s'est durcie par l'usage, elle a acquis une épaisseur qui lui donne presque la résistance du cuir.
Lorsqu'une longue maladie les tient au lit, cette sandale naturelle finit par devenir moins adhérente, tellement qu'on croirait la voir se détacher bientôt.
Si un abcès ou un furoncle oblige d'entailler ce cuir humain, l'infirmier doit préalablement couper une bonne épaisseur de peau : tel le maréchal ferrant qui s'apprête à ferrer un cheval écorne le sabot.
P. Colle.
Baluba. Coiii^o, B, c, 36.
BALUBA
(Cong:o.)
B. - Vie Matérielle.
c) Vêtements.