Réparations et embellissements
Les réparations se font par les habitants de la case. Mais le toit est solide et les parois sont résistantes. Si la case est soigneusement construite la pluie ne parvient pas à la percer. Même mal construite ou délabrée, le vent ne peut la renverser.
Il n'y a guère de réparations les premières années.
Quant aux embellissements, peut-il en être question ? On ne sculpte pas les parois, ni les rondins, ni les perches. On ne peint ni Tintérieur — que la suie patine — ni l'extérieur, qui ne sont que des herbes pendantes.
Aucun décor, en somme.
On ne peut qualifier telle, la terre de l'intérieur battue à souhait et les pieds de la double étagère à provisions peints en rouge.
Il faut excepter de la règle générale quelques cabanes de notables et de chefs. Ceux-ci décorent, souvent avec goût, les parois de l'antichambre, au moyen de poudres rouge, blanche, jaune et noire. J'ai vu aussi quelques rondins sculptés, et des lattes destinées à cacher l'étagère des pots, qui étaient ornées de dessins coloriés sculptés en creux.
P. Colle.
Baluha, Congo B, d, 42.
B. — Vie Matérielle.
d) Habitation.
i| 43. Meubles et objets meublants.
A l'intérieur de la hutte, le plus souvent à droite de la porte en entrant, dans le coin, s'étale une natte
I d'un mètre cinquante de long sur 70 ou 80 centimètres de large, ou une peau de chèvre. Ces objets servent à
! la fois de lit, de fauteuil et de tapis.
A l'extrémité opposée, à gauche de la hutte, en I entrant, derrière les foyers, on place au besoin une ! autre natte : c'est le deuxième lit.
Ces nattes sont placées à terre. Elles y restent jour et nuit. Elles ne s'enroulent que pour le déménagement. Il n'y a donc pas de lit proprement dit.
11 n'y a pas de table; on ne peut appeler telle l'étagère dont il a été question au n^ 41.
Dans chaque maison bien tenue, il se trouve un petit I tabouret pour le père de famille, tabouret sculpté avec le plus grand soin. Ces tabourets représentent le plus souvent une femme accroupie sur un socle rond, tenant des deux mains sur la tête une sorte d'assiette plate sur \ laquelle on prend place. Quelques-uns représentent un ! animal portant sur le dos la même assiette.
On y trouve également des oreillers de bois, sculptés dans le genre des tabourets.
I A noter le porte-armes fourchu en bois à triple pointe, d'un cachet souvent esthétique, qui est fiché en
Baluba. Congo, B, d, 43.
terre à côté du lit conjugal, du côté de la paroi ou qui est piqué directement dans la paroi. Dans la partie fourchue se posent l'arc, les flèches, les lances ; c'est parfois d'une jolie fantaisie ornementale.
Porte-arc et flèches en bois.
Vu devant. Vu de côté.
Même instrument en fer battu par les forgerons Baluba.
Aux pieds du lit conjugal s'aligne un tablier de bois posté sur des rondins. C'est la place des pots de la hutte, ustensiles de cuisine et autres.
Du côté opposé, au pied du second lit — s'il y a lieu — la grande jarre à eau, à huile, etc.
P. Colle.
— lôg —
(Congo.)
B. — Vie Matérielle.
d) Habitation.