‹ Les BalubaChapitre 81 sur 90 · C. — Vie Familiale · texte numérisé non relu

C. — Vie Familiale

d) Famille.

93. — Situation des membres de la famille^ notamment de la femme.

La situation sociale de la femme ressort suffisamment de la description même de la famille. Elle occupe au village le rang que lui confère sa parenté; une femme issue d'un chef a naturellement plus à dire qu'une personne issue de parents sans considération. Somme toute, chez les Baluba-hemba, la femme occupe une place qu'on ne lui trouve pas dans nombre de peuplades et tribus africaines. Elle est relativement respectée tant au village que dans sa famille. Elle peut à l'occasion dire son mot, et ce mot plus d'une fois l'emporte sur celui de son mari. Dans sa maison, elle fait ce qu'elle veut; elle accepte librement le mariage, elle peut être cheffesse et masangune au village. Elle est admise à témoigner dans les palabres. Elle est souvent plus persuasive que l'homme; la jeune femme est plus intelligente que le jeune homme. Son conseil est écouté à peu près à l'égal de celui de l'homme. Dans les groupes, elle se place où bon lui semble (sauf honneurs dus). Elle boit même avec les hommes, les soirs de saoûlerie. Dans la secte des Buhabo, les sango-nkazi sont servies par des hommes.

11 y a beaucoup de femmes chefs de villages. Bref, elle est à peu près l'égale de l'homme dans le public comme dans le privé.

Je n'ai pas vu de femmes dans le conseil des chefs, à moins qu'elles ne fussent cheffesses ou masangune.

P. Colle.

Baluba. Congo, C, d, 93.

BALUBA

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