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INTRODUCTION

non encore étudiés qui nous ont aidés à établir une classification plus exacte, des groupes plus naturels, et, ce qui est plus important encore, à leur appliquer la culture qui leur était nécessaire.

Nous avons cru devoir étudier les Bambous à plusieurs points de vue et diviser ainsi ces études :

L Classification botanique.

Il — horticole.

ITT Caractères généraux.

IV Végétation souterraine.

" — aérienne. VI Mulüiplication.

VIT Culture.

VIT Distribution géographique. :

IX Propriétés el usages.

X Description des espèces.

XI Expériences sur lacroissance des tiges ou chaumes.

Nous allons traiter successivement tous ces chapitres. Nous y avons apporté tous nos soins, toute notre bonne volonté, tout notre désir d’être utiles ; c'élait notre seul moyen de remercier nos collègues de nous avoir procuré l’occasion de nous livrer avec ardeur à une étude aussi intéressante.

Nous devons signaler ici Pattention soutenue apportée par M. Dupart, l’habile Jardinier en chef du Jardin d’essai, à nos expériences de multiplication et de culture, rappeler aussi les artistes distingués qui ont bien voulu se charger de l’exécution dé nos planches : M. Courtin qui les a dessinées d’après nature avec une netteté et une vérité si bien reproduites par le burin de M. Bisson.

Paris, 10 avril 1877.

Les Bambous, Bambusa de Retz, font partie des Monocotylédonées, l’une des trois grandes divisions du règne végétal. Ils appartiennent à la famille des Graminées, celie qui comprend le blé, le seigle, l'orge, l’avoine, le riz, le maïs, la canne à sucre, etc. ; ce sont des herbes vivaces, des sortes de roseaux à tiges herbacées ou ligneuses, arborescentes, persistantes, droites et quelquefois sarmenteuses, mais toujours ramifiées. Les espèces en sont très-nombreuses; elles diffèrent entre elles par leurs caractères, leur végétation et surtout par leur taille, qui est très-variable : certaines espèces, en effet, n'ont que quelques centimètres de hauteur et des tiges à peine de la grosseur d’une plume ordinaire, tandis que d’autres acquièrent de très-grandes dimensions et qu’il n’est pas rare d’en rencontrer qui présentent des tiges dont la hauteur dépasse plus de 40 mètres, et dont la grosseur atteint 0",20 de diamètre. Ce sont des végétaux exotiques; on les rencontre dans presque toutes les parties du globe, excepté en Europe; nous verrons plus loin le rèle qu’ils jouent dans chacune d'elles, en étudiant leur distribution géographique.

Les Bambous semblent assez mal connus, ou plutôt mal déterminés dans nos cultures; cela s'explique facilement : ces plantes, même dans les contrées qu’elles habitent naturellement, fleurissent rarement ; certaines espèces ne le font qu’à des intervalles très-éloignés, c’est ce qui fait que, n'ayant eu, pour beaucoup d’espèces introduites dans nos Jardins, d’autres bases que l'aspect de leur forme et de leurs caractéres extérieurs pour fixer leur dénomination, on les à rapportées à un genre commun, le Bambou. Il est évident que cette manière de procéder a donné souvent naissance à des erreurs, à une nomenclature vicieuse et à une synonymie

qui en a rendu l'étude plus difficile, en transportant dans certains genres des espèces qui apparliennent réellement à d’autres.

Dans ces derniers temps, un botaniste anglais, le colonel Munro, a fait sur les Bambous un travail très-remarquable et assez étendu : « Monograph of Bambusaceæ ». Il a été publié dans les Transactions de la. Sociélé linnéenne de Londres en 1868 (vol. XXVI).

Cette monographie, qui comprend toutes les espèces connues jusqu’à celte époque, est écrite en anglais et en latin, ce qui en rend l’étude et la vulgarisation fort difficiles; une personne qui en ferait la traduction française rendrait un véritable service à ceux qui veulent étudier et cultiver ces plantes intéressantes.

C’est un travail bien difficile et bien aride qu'a entrepris là le colonel Munro ; aussi a-t-il dù, pour rendre les recherches plus faciles, former un groupe de ces plantes, qu’il a intitulé : les Bambusacées. Ge groupe a été divisé par sections, puis par senres et par espèces. Nous avons pensé qu'il serait intéressant de signaler ici cette classification, ainsi que le nom des espèces et leurssynonymes, leur station naturelle et la hauteur de leurs tiges, et qu'il serait utile d'appeler l’attention sur le nombre considérable des espèces signalées, par rapport à la petite quantité que nous possédons dans nos cultures et dans nos collections.

Les sections sont au nombre de trois et comprennent :

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